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LES ANCIENNES BIBLIOTHÈQUES DE LTON

Bibliothèques monaatiqats.

Dès le moment où on eût trouvé le moyen d'exprimer les sons de la voix par des lettres bu des caractères, et celui de fixer des caractères sur des corps mobiles qu'on put conserver, telles que des tablettes enduites de cire, le papyrus, la peau des animaux, le vélin, le parchemin et les autres préparations susceptibles de recevoir récriture, il exista des livres, et par conséquent, il put exister des bibliothèques qui sont des collections de livres.

Je ne parlerai pas ici des différents peuples de TOrient, générateurs de la civilisation grecque et romaine (1), auxquels on doit reporter principalement l'origine des bibliothèques*

M. Ghampollion-Figeac, père, a^crit sur cette intéressante matière un traité très-remarquable dans lequel il a su

(1) Avec le déreloppement du christianisme, les grandes bibliothèçDes se formèrent, soit en Orient, soit en Occident. La plupart des églises principales en avaient une. Saint Jérôme cite avec éloge celle de Césarée (3< livre sur Tépître à Tite) Eusèbe (livre 3, chap. IV), celle de Jérusalem, Anastase {Vie de Gelasius), celle de Rome, saint Angustio, celle d'Hippone; mais suivant Eusôbe, presque toutes ces bibliothèques, avec les oratoires où elles étaient placées, furent brûlées par Dioclétien.

Dans le bas empire, on compta aussi un grand nombre de bibliothèques, mais tous ces établissements périrent sous le coup des invanoQs.

résumer tout ce qu'avaient dit sur ce «sujet Zuphten, en 1669, Legallais, en 1680, l'Encyclopédie, Bailly, en 1829, et Champollion fils .

Je ne remonterai qu'à Charlemagne, car c'est à ce grand prince que Lyon doit sa première bibliothèque, et je ne veux parler ici que des bibliothèques de Lyon. Au moment de Tarrivée de ce monarque à la couronne, Tassimilation des peuples conquis avec les conquérants du nord était un fait accompli. Le calme avait succédé aux orages et aux violences des invasions ; une nouvelle société s'était formée. Le catholicisme reprit sa marche civilisatrice, et les bibliothèques se relevèrent peu à peu dans toute la chrétienté. En Italie et à Rome, le pape Zacharie I*' seconda leur restauration et rétablit celle de Saint-Pierre ; en France et en Allemagne, Charlemagne qui avait compris quelle puissante alliance il trouverait dans les lettres et les sciences pour sa mission civilisatrice et T unification de son grand empire, réorganisa partout les écoles et les bibliothèques ; il en établit à Vlk-Barbe, à Lyon, à Aix-la-Chapelle et dans d'autres villes de sa monarchie ; mais le monastère de l'Ile-Barbe n'avait plus, au ix^ siècle, qu*une existence nominale ; c'était un amas de ruines, comme la plupart de nos églises. L'archevôque Leidrade occupait alors le siège primatial de Lyon ; homme d*une puissante énergie, doué d'une grande initiative et pénétré de la pensée de son souverain qui était aussi son ami, il releva la plupart des monastères saccagés et rendit aussi celui de TIle-Barbe aux sciences et aux lettres, comme à la vénération des populations (1 ). Les monastères, surtout

(4) Leidrade mandait à cet égard à Charlemagne, ce qai suit : « Nam habeo scholas cantorum ex quibus plerique ità sunt eruditi nt alios etiam erudirc possint. Praier hac verô habeo scholas lec-

en France, devinrent un asile où se conservèrent en partie les richesses scientifiques et littéraires du passé. Coupé, de rOifie, a môme eu le courage de proclamer, à la tribune de la Convention, a que les cloîtres avaient sauvé « de la destruction de Tempire et de la barbarie, ce qu'il « avait été possible de sauver des productions savantes « de l'antiquité. Ils y ont même ajouté celles des siècles < suivants, et ces temps n'ont pas été les moins féconds. » (22 janvier 4794.) Mais ces établissements qui marquèrent on moment de réveil pour les sciences et les lettres périrent aussi à leur tour, pendant les siècles de ténèbres qui suivirent l'époque de Charlemagne^ laquelle ne fut, pour ainsi dire, qu'un éclair au milieu d'une nuit profonde. Dans presque chaque maiso n religieuse, il se trouvait toujours des moines qui copiaient les auteurs anciens et

torum non solam (joi officionim lectionibns exercentor, sed etiam in divinorom librorum , meditatione spiritoalis intelligenliœ fractus coDseqmmtor ex qnibas nonnulli de libre Evangelioram sensnm spiritoilem etiam ex parte addipisci possunt. Plerique ver6 librum propbeUram secundom spiritualem intelligentiaro adepli sunt. Similiter libres Salomonis, vel libres psalmormn atque Job, in libris quoque conscribendis. > {"Lettre de Leidrade h CharîemagneJ

« Monasterimn regale insalœ Barbar» , istum in medio Araris flaviî, reeens videtnr esse fandatam jussu dominum Benedictum abbalem corn qao simnl et direxit sues codices. »

f Lettre de Leidrade h CharîemagneJ

D'après nne notice de Tabbé Roux insérée à la suite des Masures de Vile-Barbe^ du P. Le Laboureur, la bibliothèque du monastère de rUe-Barbe aurait été placée, en deniier lieu, dans le cbftteaa-fort de 11Ie*Barbe, appelé le Cbâtellard de l'Isle, et situé à la pointe nord de nie. Ce castel avait été affecté, en 1334, à la charge du cellerier qui fot dispensé de l'assistance au chœur, du dortoir et du réfectoire. Ce manoir, qui était comme la citadelle de rile* servait de retraite aux religieux en temps de guerre ; il sert aujourd'hui de caserne»

rédigeaient les chroniques, mais malgré le zèle des copistes le nombre des livres ne put pas augmenter beaucoup jusqu'à l'époque de la découverte de l'imprimerie. On regardait conmie une chose merveilleuse que la copie d'une bible eût été fiiite en cinq mois, par cinq religieux, et lorsqu'un monastère possédait 450 volumes ou manuscrits, il se glorifiait de sa bibliothèque. Sous les rois carlovingiens, les bibliothécaires, ou plutôt peut^tre les archivistes écrivaient, expédiaient et dataient les actes de l'autorité royale. Les mômes fonctions leur étaient confiées par les papes et leur charge tenait Tun des premiers rangs à la cour pontificale (1). Il en était de môme des bibliothécaires des archevôchés.

Enfin la plupart des bibliothèques recouvrèrent une vie nouveUe avec la renaissance des lettres, des sciences et des arts, dans le xv* et le xvi* siècle. Les grands travaux scientifiques aujourd'hui trop ignorés, de Dante , de Pétrarque et de Boccace vinrent rendre à la lumière un grand nombre d'ouvrages précieux de l'antiquité. Toutefois, il &ut le constater, par suite de Tignorancc de quelques copistes des temps antérieurs, qui grattèrent le velin des livres antiques pour y substituer des dissertations mystiques ou des antiphonaires, un grand nombre d'ouvrages de l'antiquité ont été perdus ou mutilés; cependant, proclamons-le très-haut , c'est à peu près aux ordres religieux seuls que nous devons la conservation de ce qui nous reste de l'antiquité et la réduction des chroniques des premiers siècles modernes et du moyen-âge. Quant à ces ouvrages grattés par les copistes, on leur a donné, on le sait, le nom de palimpsestes et sous l'écriture des moines

(1) ,V. Dallez, t. VI. p. 164.

OD a pu retrouver, il y a quelques années, à Rome, des monuments précieux du droit romain. C*est en Italie aussi que furent fondées les premières bibliothèques importantes. Vers 4 450, Nicolas V jeta les fondements de la bibliothèque du Vatican, et quoique ce riche dépôt eût été ruiné par les soldats du connétable de Bourbon, en 4527, elle fut rétablie par Sixte-Quint, Clément VII et Léon X.

La découverte de Timprimerie, dans le xv® siècle, avait donné une nouvelle impulsion aux travaux de l'esprit et facilita la multiplication des livres. Les établissements religieux, dont les richesses étaient considérables, eurent alors chacun une bibliothèque ; un moine était préposé à sa garde, c'est ce que voulait la règle de Tamat et celle de saint Benoît. On disait alors qu^un monastère sans bibliothèque était comme un camp sans fortification : « Clans- Irum sine armario, quasi campum sine armentario. » C'est sous l'influence de cet état de choses que les Bénédictins de Saint-Maur, les religieux de Citeaux, de Clervaux, de Saint-Germain-des-Prés et beaucoup d'autres de Tordre de Saint-Benoit accomplirent leurs admirables travaux scientifiques et littéraires que pas un siècle ne saura égaler désormais (4).

(1) D'après une description de Lyon, publiée par André Clapasson, né en 1730, mort en 1770, avocat, en 1761, Lyon possédait à ce moment les maisons religieuses suivantes :

Le monastère de Sainte-Elisabeth. — Sainte-Marie de Bellecour. —

Les Jésaites de Saint-Joseph. — Saint-Martin d'Ainay. - Les Céles-

tins. — Les Jacobins ou Dominicains. — Les pères de Saint-Antoine.

— Les Cordeliers. — Le collège de la Trinité. — Saint-Nizier. —

Saint-Pierre. — Les Feuillants. — Le séminaire Saint-Irénée. —

L'Oratoire. — Les Carmes. — Les Augastins. —r Les Carmélites. — Les

Chartreux- — Monastère Saint-Benoit, — Saint-Paul. — Les Carmes

déchaussés. — Les Récollcts. — Les Minimes, — Sainl-Just. — Les

Trinitaires. — Le Chapitre de Saint-Jean. — Picpus.

A Lyon, les ordres religieux obéireut au même semiineot ; je dirai plus loin ce que furent les bibliothèques de leurs monastères, aujourd'hui dispersées, maisdont il serait cependant bon de conuaitre les anciennes richesses. L'ordre Jes Augustins (I) se mit même s'i Lyon à la tète du mouvement intellectuel. Les premières presses qui parurent dans notre ville furent installées dans le voisinage de leur vaste monastère, et on doit à ces religieux plusieurs des livres qu'elles mirent & jour, Barthélémy Buyer, d'une ancienne famille lyonnaise, riche et honorée, connue dès 1290, éehevîn, fut l'organisateur de ces presses. Il établit l'imprimeur Guillaume Régis dans sa maisoo et subvint aux frais de Timprimeur avec les conseils et le concours éclairé des Augustins (2).

Je voudrais pouvoir dire aussi ce que les autres ordres religieux fireut h Lyon pour les lettres et les sciences, car on les a tant dénigrés qu'il serait temps qu'on réhabilitât leur mémoire vénérée; c'est ainsi, entrci autres choses, que M. Clerjon, dans son Histoire de Lyon.en parlant des Augustins a dit : ■ Qu'ils se firent une loi de se refuser au « travail et d'attendre leur subsistance de la peine des « autres, m Ne semblerait-il pas, a répondu à cela M. Victor de Laprade, qu'il n'y a pas d'autre occupation utile que le travail matériel? Si les Augustins ne travail-

(1' M. de Laprade cite eomnip anivrcs des PC. Augu-^lins de Lyon, la -J" édition ili- l'uiivrnp' iiUttulo : Rrrtrendiiimum Liitliani

(-2) Uepiiis la iteti.iissance jusqu'en 17^, ce tut aussi principale* ment dans les imninslùri's ou dnn» les l'Iablissfuionts consacr.'s n 1 t'Jiicalion âc kjeuiiossc [[lie su foriin'reiit cl se développèrent, en iT.iiice. h'i crandes collcctiiins do livres, Li liibliulhèque du roi prit tu rni''iiie leuips île vnsli's acrToissi'.iK'nl.".

laient pas de leurs mains, plusieurs productions remarquables attestent Tactivité de leur esprit ; de nombreux prédicateurs sortirent de leur cloître et les aumônes qu'ils recevaient n'étaient que le prix de l'instruction répandue dans le peuple. Mais au temps où écrivait Clerjon, il était de bonne mise et de bon goût d'insulter les ordres monastiques Et ces insulteurs s'appelaient les Libéraux!!!

Je voudrais pouvoir parler ici de la typographie lyonnaise qui a couvert la France de ses nombreux et admirables produits, mais son histoire est bien connue et dépasserait les bornes étroites dans lesquelles cette notice est limitée. Toutefois que quelques réflexions me soient permises, en pariant des bibliothèques. On a dit d'elles qu'elles sont, à la fois, les réservoirs de l'esprit des siècles, les dépôts des littératures anciennes et modernes, les archives du génie de l'homme et aussi celle de sa faiblesse, de sa folie et de ses longs égarements. Mais il faut reconnaître cependant qu'en définitive elles sont surtout la preuve et l'instrument de la civilisation, et que le nombre des bibliothèques publiques ou privées doit être regardé chez un peuple comme le meilleur thermomètre de l'état des connaissances et des progrès de l'esprit hnmain.

Comme nous l'avons vu plus haut, la bibliothèque de rile-Barbe paraît avoir été la plus ancienne de Lyon, d'après Le Laboureur et M. Delandine qui avaient pu la voir. Paradin ajoute que cette bibliothèque fut enrichie d un grand nombre de volumes magnifiquement reliés, et d'autres auteurs affirment que Charlemagne y plaça un manuscrit des œuvres de saint Denis, présent de l'empereur Nicéphore et une bible grecque et syriaque corrigée de la main même de ce souverain. Cette belle librairie s'accrut pendant sept siècles, mais en <562, les calvinis-

tes, après avoir saccagé les églises d'Ainay, de Saint- Jean, et de Saiiit-Just, dévastèrent ensuite le monastère de Tlle- Barbe. « Tous nos meilleurs titres furent alors brûlés »' dit Le Laboureur. La bibliothèque du monastère dut être bien considérable alors, puisque malgré les ravages des dévastateurs, Antoine d'Albou, encore abbé de l'Ile-Barbe put encore retirer des ruines de sa maison un assez grand nombre de manuscrits qu*il fit porter aux archives de Saint-Jean, entre autres les Commentaires de Rufin, prêtre d'Aquilée, sur les 75 Psaumes de David et les Œuvres d'Ausone (1).

M. Delandine cite ensuite : 4^ la, Bibliothèque du Chapitre de Saint- Jean et des Comtes de Lyon, dans laquelle se rencontraient, outre quelques grands corps d'ouvrages, les anciens manuscrits sauvés du sac de File-Barbe, lors de l'invasion du baron des Adrets (2) .

2® La Bibliothèque des Cordeliers dé Saint-Bonaventure, L'une des plus anciennes de Lyon ; elle faisait partie du grand monastère des Cordeliers, fondé par la maison de Grolée (3), et devenu célèbre par le séjour de saint Bonaventure qui y mourut pendant le second concile de Lyon.

(1) ÂlboD (Henri d'), archevêque de Lyon, né au château de Saint- Forgeux, en 1507, mort le 23 septembre 1574, gouverneur de Lyon, en 1558, après la mort du comte de Grignan, céda à Charles IX la justice temporelle de Lyon, qui y était exercée par les archevêques depuis 13i0, moyennant une indemnité qui se payait encore en 1789. (Lyonn. dign. de mém. 6/.

(2) Le baron des Adrets était alors à la tête des Calvinistes et le comte de Sault commandait à Lyon.

(3) Vers 1220, sous le règne de Philippe-Auguste, le sénéchal de Grclée donna aux Cordeliers le magnifique hôtel qu'il possédait sur les bords du Rhône, et leur éleva à ses frais une petite église située

Dans les derniers temps, le P. Dumas, Henri-Bonaventure, né à Lyon, le 34 décembre 1698, mort vers 1775, auteur, avec le P. Boule d'une histoire du patron de son couvent, fut son bibliothécaire, lenrichit avec goût, et se plut à en communiquer les trésors. L'église du monastère servit de sépulture à Symphorien Champier, né vers 1472, mort en 4539 et qui contribua, en grande partie, à la fondation du premier collège à Lyon. J'en parlerai plus loin.

3^ La Bibliothèque des Augustins. D'après une remarquable notice de M. V. de Laprade, insérée, en 4838, dans lAfon ancien et moderne^ la fondation de ce monastère remonterait à 4308, Il devint l'un des plus considérables de Lyon. En 4542, il s y tint un concile national sous la présidence du cardinal Sainte^Croix. L'archevêque François de Rohan (4 ) et le Chapitre de la cathédrale le comblèrent de leurs largesses, sur la demande d'un de ses religieux, Guichard de Lessart, né à Lyon, mort après 1546, évoque titulaire d'Hiéropolis, suffragant de l'archevêque François de Rohan. Ce religieux laissa lui-même la plus grande partie de ses biens à son monastère et fut inhumé dans la chapelle Saint-Jérôme. Les PP. Augustins ne pouvaient manquer d'avoir une belle bibliothèque, car ces religieux passent pour avoir présidé à la naissance de Timprîmerie à Lyon, et c'est chez eux que l'on rencontre les premiers essais de l'art dramatique dans notre ville. Les premières presses qui parurent à Lyon furent installées dans le voisinage de leur couvent et on doit à ces

dans la rue Bon-Rencontre. Les Grolée reposaient dans le cloitre de ce monastère. /Xyon anc. etmod, p. 464 A

fl) François de Rohan, mort en 1537, avait succédé à André d'Espinay et fut remplacé par Jean de Lorraine. fLyonn. dign. de «éM., p. 256/

religieux plusieurs des livres qu'elles mirent au jour. Barthélémy Buyer (\), d'une famille connue dansl'échevinage, dès 1290, avait établi dans sa maison, en 4473, Guillaume Régis (2) , élève d'Ulric Gering et de Martin Crants, qui, trois ans auparavant, avaient porté l'imprimerie à Paris (3) . Ce fat des presses de Guillaume Régis que sortirent les premiers produits de l'imprimerie lyonnaise. La première édition connue que nous leur devons est intitulée : Reverendismum Lotharii campendium (4). Les Âugustins, ajoute M. de Laprade, possédaient la plus belle collection de livres et de manuscrits pui fût à Lyon, après celle des PP. de TOratoire. On lisait, sur la porte de cette bibliothèque, l'inscription suivante qui avait pour auteur le P. Pierre Labbé, jésuite, né à Clermont en \ 594, mort à Lyon, en 1660, dans le collège de la Trinité :

(1) Buyer Barthélémy, citoyen de Lyon, échevin en 1483. fldemj

(2) Guiilaome Leroy, en latin Régis, fldemj

(3) 11 paraît constant aujourd'hui que Lyon a joui trois ans plus tôt des bienfaits de l'imprimerie, et d'après M. Pericaud la bibliothèque du Lycée ne posséderait d'autre livre sorti des presses de Barthélémy Buyer que le Nouveau-Testamenti imprimé sur deux colonnes, traduit par le frère JuUian (Macho), docteur en théologie, de Tordre de saint Augustin, demeurant au couvent de Lyon sur le Rosne.

(4) M. de Laprade cite aussi comms œuvres des PP. Augustins : i^ Un ouvrage contenant la plus ancienne exposition de la Bible,

en langue vulgaire, par le P. Julien Macho, docteur en théologie, traducteur d'ouvrages sacrés et profanes, du Miroir de la vie humaine, de Rodrigue, évêque de Zamora.

2^ Une traduction du Sainct voyage de Jérusalem, de Breydenbach, par Jean de Mersiu, docteur en théologie, prieur des Augustins.

3* Une traduMion du Propriétaire des choses, de Glanvilla, et du livre de Jacques de Therams, le procès de Bchal à rencontre de Jésus, par Pierre Farget, religieux Augustin.

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