‹ Les bibliothèques, anciennes et modernes, de LyonChapitre 7 sur 22 · Le Ciceraniay Lyon, Ballanche, 1842, in · texte numérisé non relu

Le Ciceraniay Lyon, Ballanche, 1842, in

2. Biographie cieéronnienney Paris, Lefèbre, 1824, in-8, réimprimé avec des additions dans le tome I du Cicéron de J.-V. Le Clerc, Paris, 4827, gr. in-8.

3. Le Catalogue des livres doubles de la Bibliothèque de la ville de Lyon (avec le concours de MM. Janon, Chony, Coste, Duplessis, Grauthier, Hodieu, Rostaing).

* 4. Notice topographique snr ta ville de Lyon^ Lyon, Rusand, 4834, in-8, reproduite avec des additions dans le tome XXXVI du Dictionnaire de la conversation.

5. Le Nécrologue lyonnais, 4826-4835, Lyon, Rusand, 4846, in-8.

6. Le Catalogue des Lyonnais dignes de mémoire (4), LéonBoitel, 4839, in-8.

Outre ces ouvrages, qui ont été publiés successivement, M. Péricaud avait collaboré avec M. Bregbot du Lut à d'autres travaux demeurés manuscrits, et si la mort n*eût séparé ces amis, ils eussent certainement fait paraître encore ces travaux et peut-être entrepris d'autres; mais

(l)Le Catalogue des Lyonnais dignes de mémoire, rédigé par HM. Péricaud et Bréghot, est un répertoire qu'on lira avec intérêt et avec fruit, une sorte d'indicateur qui apprendra peu de choses, mais qui enseignera à quelles sources il faut puiser. C'est un livre indispensable à quiconque veut connaître Thistoire lyonnaise ; mais, quelle utilité que puisse avoir ce livre, nous ne saurions en approuver entièrement la forme. Toutefois, la critique ne s'adresse pas à H M. Péricaud et Bréghot du Lut, qui ont rédigé leurs notes sur un plan arrêté par d'autres, 11 eût été plus profitable peut-être, d'élaguer de ce catalogue une foule de noms, à bon droit inconnus, avec qui l'avenir n'aura jamais rien à démêler, parce qu'ils ont été complètement inutiles au passé. Gela eût permis de s'étendre davantage sur certains autres, de manière à n'être pas obligé de renvoyer à d'autres ouvrages ; c'eût été une biographie au lieu d'un catalogue.

M. Breghot du Lut succomba dixHsept ans ayant son beau-frère,

Parmi ces manuscrits» je citerai, entre autres, des notices et extraits des manuscrits de la Bibliothèque de la ville de Lyon (avec le concours de MM. Chelle et Morin).

M. Péricaud aimait les livres (4), en écrivain et non en

(1) Voici ce qu'écrivait sur If. Péricaud le Moniteur judiciaire de Lyon, 26 novembre 1861, 3* page :

L'érudition, qui est revenue en honneur parmi nous, produit de bons fruits. Les nombreux disciples des Bénédictins, des membres de ràcadémie des inscriptions et belles-lettres, et de la savante magistrature du siècle dernier, nous donnent chaque année d'excellents témoignages de la singulière estime rendue à la véritable érudition. Notre compatriote, M. Péncaud aine, s*est placé depuis longtemps parmi cette pléîade savante, dont les travaux projetant tant de lumière SOT notre histoire et nous la font mieux connaître. Arrivé à Fâge d'un repos bien mérité, après une longue et laborieuse existence» consacrée à l'étude des belles-lettres et à la réunion des matériaux relatif à l'histoire de Lyon, après avoir publié plusieurs ouvrages, qui suffiraient à établir dix réputations littéraires, M. Péricaud, dans sa verte ^ studieuse vieillesse, travaille, comme nous devrions tous travailler.

Bon exemple à signaler à ces critico-joumalistes d'occasion, dont tout le savoir se trouve dans l'Encyclopédie méthodique et le Dictionnaire de la conversation, et qui traitent des questions soit politiques, soit littéraires, soit historiques, sans en connaître le premier mot. Nais ces marmots de la plume continueront à cacher, sous des fanfaronnades, pailletées d'adjectifs pompeux, leur impuissance et leur mépris pour le travail sérieux.

Les Noieê et DoeumenU pour $ervir à ^histoire de Lyon, depuis son eriginejusqu*h nos jourSt qui avaient été publiés en fascicules annexés à l'Annuaire départemental (1838-46), s'arrêtaient à la mort de Louis XlIIy et l'on craignait que cette immense tâche ne fut pas continuée. Mais H. Péricaud se préparait à la continuation de ce précieux recueil. Le règne de Louis XIV, si fécond en événements, est l'objet du nouveau travail du savant commentateur, qui l'a poursuivi jus-

amateur ; il les achetait pour s'en servir et non pour les regarder, les habiller k neuf ou les gftter, en leur enlevant leur cachet et souvent leur mérite, à cause de leur ancienne reliure, comme le font malheureusement tant de collectionneurs peu intelligents. Il s* était fait une bibliothèque et non un cabinet ; ses livres étaient ses outils et il dédaignait d'avoir des outils avec de beaux manches ; on pourrait dire môme que ses livres étaient généralement en mauvais état. Le catalogue, qui en a été dressé^ comporte 1980 numéros, dont 149 pour la théologie,

29 pour la jurisprudence,

99 pour la philosophie,

1 0 pour la médecine,

39 pour les sciences et beaux-arts,

97 pour les belles-lettres, 1 56 pour les poètes latins,

24 pour les poètes grecs, 167 pour les poètes français. •

Cette dernière série était des plus riches en éditions anciennes et modernes. Il s'y rencontrait, entre autres,

qa*en Tannie 1061, danB les colonnes de la Franu liUéraire, et qui promet de Tachever bientôt. Cette partie, disposée comme la première, suivant Tordre chronologique, renferme les principaux événements qui se sont passés à Lyon : élection du consulat, oraisons doctorales, entrées des personnages célèbres, fêtes et cérémonies civiles ou religieuses, publications Uttéraires, procès curieux, extraits des correspondances entre les hommes de lettres et les savants (Patin, Spon, Falconnet, Brossette, Menestrier, etc.), anecdotes piquantes, bons mois, etc. M. Péricaud, en ajoutant k son œuvre une innombrable quantité de notes, de critiques et de commentaires, en a fait un monument curieux, que Ton pourrait nommer les archives littéraires, biographiques, bibliographiques et municipales de Lyon. — V. V.

Sftulflaye, Eglogue de la vie solitaire^ Lyon, Jean de Tournes, 4547; — La brave médecine de mflistre Grimache qui guarit de tous maulx et plusieurs aultres. Réimpression gothique.

La série des fictions en prose et romans était non moins riche. La collection eizévirienne comptait 55 volumes m-32y celle des œuvres de son ami, Gabriel Peignot, dont la plupart des ouvrages avec ex dono de l'auteur, 144 numéros ; rZTis/oîre, 497 numéros; V Histoire des provinces de France^ 38, du Lyonnais, 216, Bresse, Bugey, Bombes^ 35, Dauphiné, 31, Forez, 15; les œuvres de M. Alfred de Terrebasse, 1 7, la Biographie, 1 41 ; la Noblesse, les Mélanges étaient non moins riches.

Cette précieuse collection a dû être dispersée aussi, et s'estvenducien mars 1 868,àLjon, aux enchères publiques.

La Bibliothèque Costa

Ai-je besoin de consacrer quelques lignes à cette bibliothèque sans égale? Qui ne la connaît à Lyon et dans tout le monde lettré? Qui ne parle encore de cette splendide collection, les uns pour se rappeler Theureux souvenir de ravoir vue, de l'avoir compulsée, d'avoir admiré ses trésors inestimables, dont leur savant propriétaire faisait les honneurs à tout venant, et les autres, qui ne connaissent que son catalogue, pour déplorer sa dispersion ? Longtemps, on put croire que M. Coste la laisserait à sa ville natale ; il en avait exprimé Tintention à ses amis, comme aux hommes d^étude auxquels il ouvrait sa bibliothèque (1), mais les circonstances, peut-être même les évé-

(i) C'était son intention formelle, dont il aimait à s'entretenir

nements politiques de 1848, la modifièrent à son heure dernière. Ce fut une véritable stupé&ction dans le monde lettré et savant, quand on sut qu'une partie seulement nous restait, et encore à prix d'or, et que le surplus serait dispersé à Paris dans des enchères pubhques, comme sont jetées à tous les vents tant de rares collections formées en province, qu'on va vendre ensuite à Paris. La ville de Lyon, heureusement, sut se faire une bonne part. Elle consacra libéralement 40,000 fr., en 1855, à acquérir ce qui intéressait plus spécialement ses souvenirs et sa glorieuse histoire, et, ne pouvant faire davantage, elle a dû laisser partir tout ce que ses ressources, restreintes par la révolution, ne lui ont pas permis de retenir.

Voici les pièces ofBlcielles relatives à l'achat fait par la ville pour la partie essentiellement lyonnaise :

Page 1