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tion de livres d’une égale valeur en argent.
En reconnaissance, on appela la grande salle de lecture de son nom, Bates-Hall. T1 eut par la süite des imitateurs, et la bibliothèque qu'il avait dotée i e tarda point à s'enrichir rapidement.
Encore une fois, ces largesses ne sont point inusitées. Pour ne prendre qu’un seul Etat— celui du Massachusetts par exemple — pas moins de seize bibliothèques patronymiques ont été fondées en vingt ans, grâce à la munificence de ceux dont elles portent les noms.
C’est à peu près la même proportion dans tous les autres Etats de la confédération américaine.
Un publiciste québecois qui a fait son tour
“ d'Amérique et qui s’est intéressé tout spéciale-
lvilles et jusque dans les Areculés des Etats-Unis, l’on était toujours sûr … d'y trouver une bibliothèque, c’est-à-dire des “livres et un bon coin pour lire.
ment à ces questions, M. Nazaire LeVasseur, notait en 1886 ce fait : c’est que dans les villes de deuxième ordre comme dans les grandes bourgs les plus
Cette assertion est parfaitement exacte.
#Nul pays au monde plus que les Etats-Unis Une semble avoir fait et fait encore autant de “sacrifices pécuniaires pour la diffusion de
d'instruction populaire.
LÉ hiÔbi sd den :
Dans un grand nombre de villes même, $ l’on n’a pas attendu que la munificence des n donateurs cousus d’or et d'argent se mani- D festât pour se gratifier de bibliothèques populaires. De consentement unanime ou # |} presqu'unanime, on s’est taxé volontairement u ou bien l’on a demandé au corps municipal de prélever lui-même un impôt spécial pour & x, défrayer les dépenses encourues par des créa- M ., tions de ce genre. En certains Etats même, ea la législature, allant au-devant des vœux de M 23 la population, a reconnu et sanctionné offi- de ciellement le principe de la taxe pour la | formation et l'entretien des bibliothèques té populaires.
DS
Si nous nous en rapportons à une statistique publiée aux Etats-Unis en 1876, nous constatons par exemple, que dans trente-deux
villes de l’Iowa, de l’Tllinoïs et du Massa- # ., chusetts, les contribuables ont été unanimes à s’assujettir à un impôt pour avoir des vi bibliothèques. D de Dans une petite ville du Texas, à Galves- M 0] ton, ja municipalité vote trois mille piastres | par an pour le soutien c'e sa bibliothèque, qui Æ to comptait, en 1876, 10,000 volumes et 12,500 dis lecteurs assidus. N no:
Dans l'Illinois, la taxe municipale rappor- pre tait en 1876 aux 13 ‘free librairies ” de l'Etat ce
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$74,742, Dans une seule année 301,538 volumes de l’une de ces bibliothèques avaient passé par les mains du public.
Dans le Connecticut, il y a quatre bibliothèques auxquelles la ville donnait, en 1875, une subvention annuelle de $1,100.
Dans le Maine, huit ‘‘ Librairies ” ont reçu de la ville, en un an, $2,985. Ces établissements, quoique récemiment formés, disposaient déjà il y a une douzaine d’années, de
88.084 volumes, avec une circulation annuelle de 100,000 livres.
Dans le Vermont, la taxe municipale-affectée à l’entretien de ces établissements rapportait dans le principe $2,500 pour les quatre bibliothèques de l’Etat.
Dans le New Hampshire, treize ‘ town Librairies ” recevaient en 1875 des octrois municipaux au montant de $7,510.
Enfin, dans l'Etat du Massachusetts, cent vingt sept ‘ Free town Librairies ” retiraient de la cassette municipale, en 1875, la jolie somme de $273,861 pour leur soutien.
Si les chiffres ont leur éloquence, c'est surtout daris la matière qui nous occupe. Teï, ils disent hautement l'importance et le souci que nos voisins attachent à l'existence et à la prospérité des bibliothèques. Pour eux—et
ce devrait l'être également pour nous—la