ACTE PKEMIEU
trahira votre esprit (jmc1(|iic jour, et j'en serai fort aise...
MA DAM i; DKSrOliUMKL
La cliarité, c'est une prime d'assurance qu'on paie contre les risques de la vie future. Vous êtes trop homme d'affaires pour ne pas vous assurer.
MADAMIC l'AU.LENCOLli r
11 aurait été bien plus poli à nous, monsieur, de vous prii'r de nous raconter vos aventures.
VAI.K.XTIN SAI.VIAT
En effet. Mais ce sera poui- la procliaint; fois.
MADAM E PAILI.ENCOUliT
C'est cela. [Elles sortent toutes les trois. j
se KM-: X
VALEiSTlN SAf.YIA'l', l'AULlIv .
VALE.NTIX SALVIAT
Ces belles dames-là, qui prêchent si bien, oat-elles jamais donné dix sous à un pauvre ?
PAULIN K
Tu parles à tort et à travers, et tu es injuste. Toutes trois appartiennent aux principales œuvres de cliarité de la ville.
VALKNTIX SAI.VIAT
Allons donc ! Et elles ne m'ont offert ni une carte de membre honoraire, ni un billet de loterie! C'est invraisemblable !
PAULINE
Écoute-moi, sérieusement si lu le peux. Pendant la dernière épidémie de choléra, madame Le Catelier,
celle qui élail assise là, est allée elle-même porter des secours aux malades les plus indigents. Avant cpi'on n'eût trouvé le remède contre le croup, elle a pris chez elle un enfant pauvre que les parents orgueilleux ne voulaient pas mettre à l'hôpital, et qu'il fallait cependant éloigner de ses frères et de ses sœurs.
VALEXTIN SALVIAT
Mais elle s'en glorifie. Vanité...
PAULINE
J'étais seule à le savoir.
VALEXTIX SALVIAT
El comment le sais-tu ?
PAULINE
Cela n'a pas d'imporUuui;
VALENTIN SALVIAT
Elle coniptail l)ien que tu le répéterais.
Tu me forces à te dire des choses... Si je le sais... c'est ffue j'étais avec elle. Es-tu content ?
VALENTIN SALVIAT
Enii)rasse-moi ; je te demande pardon. Et l'autre dame ?...
PAULINE
Celle qui était ici?... C'est la veuve d'un grand enl repreneur; elle utilise au profit des œuvres ses qualités de cominerç^ante.
VALENTIN SALVIAT
El la petite bécasse?
PAULINE
Elle est fort riche, et très bonne, mais elle parle