EXPECTATION. — COMPTANT SUR LA RESSOURCE DE LA SYMPHYSÉOTOMIE
Cette série comprend : | 1° 15 cas dans lesquels la symphyséotomie a été prati-
quée sans combinaison avec l'accouchement provoqué et sans tentative préalable avec le forceps (n°5, 9, 19, 13, 14, 19, 16, 19, 20 de la statistique de Pinard), observations publiées ; 1 ischio-pubiotomie (publiée) et observations inédites rapportées plus loin (722, 863, 1071, 1203, 1322 de 1893).
2° 26 cas dans lesquels, bien qu'il y eût indication
classique, et possibilité de pratiquer l'accouchement prématuré provoqué, l'accouchement s’est terminé spontanément à la suite d’un travail spontané par l'expulsion d'un enfant vivant.
3° ? cas dans lesquels on a de parti pris, comme dans les précédents, renoncé à l’accouchement provoqué, se réservant d'intervenir au besoin par la symphyséotomie etqui se sont terminés l'un par l’expulsion spontanée d'un enfant mourant, l’autre par une basiotripsie, l'enfant étant mort d'une procidence du cordon méconnue.
En tout, 43 cas avec 3 enfants morts et | mère,
Causes de la mort pour les 3 enfants.
1. (13° symphyséotomie, 1" de Potocki). — Symphyséotomie incomplète et application oblique de forceps, d’où fracture du crâne.
2. (Observation 627 de 1893). — On n'a pas provoqué l'accouchement bien que le promonto-sous-pubien mesurât 98 et que, lors d’un accouchement antérieur, on eût dù pratiquer la basiotripsie (malgré, il est vrai, la provocation prématurée du travail). |
Le fœtus a succombé au cours du travail, alors que la
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dilatation était grande comme 5 fr., la poche des eaux intacte. La cause de la mort est un procubitus du cordon que trahissaient depuis longtemps les modifications des bruits du cœur, lorsqu'il fut reconnu par le toucher manuel trop tardivement pratiqué.
L'accouchement fut terminé par basiotripsie ; six applications de l'instrument furent nécessaires.
3. (Observation 128 de 1893). — On n’a pas provoqué l'accouchement, bien que le promonto-sous-pubien mesurât 105, qu’un premier enfant de 3,020 gr. fût mort vendant le travail et que l'accouchement provoqué lors d’une seconde grossesse eût donné une fille vivante de 2,240 gr., actuellement vivante.
Quoique cette fois l'enfant pesàt 3,300 gr. après avoir rendu son méconium, la tête, dont le bipariétal mesurait 91 millim., s’engagea spontanément après la rupture des membranes. ,
Bien que le liquide amniotique füt vert et épais, comme les battements du cœur étaient bons, on crut pouvoir ne pas prévenir M. Pinard et attendre l'expulsion spontanée qui eut lieu deux heures après la dilatation complète.
L'enfant, en état de mort apparente, succomba une demi-heure après l'accouchement.
Onesten droit de se demander s’il aurait saccombé au “cas où l’on eût fait, ? heures plus tôt, sur la tête engagée, une application de forceps basse que semblaient indiquer “les signes de souffrance du fœtus.
Pour tout lecteur impartial, ces trois cas de mort doivent être imputés à des causes indépendantes de la mé-
thode actuelle ; mais comme elles sont la conséquence de fautes commises dans son application, nous les portons à son passif. Les partisans de l'accouchement prématuré provoqué pourraient objecter en effet (au moins pour le premier et le troisième cas) que si l’on eût eu recours à l'accouchement provoqué on aurait eu des chances d’avoir les enfants vivants, — à condition que l'accouchement n'eût été provoqué ni trop tôt ni trop tard, et qu'il ne se fut pas produit de procidence.
La mort de la mère dans la 20° symphyséotomie est, sans discussion possible, à mettre au passif de la méthode.
De telle sorte que nous obtenons, en fin de compte, les chiffres suivants :
Mortalité maternelle totale.... 2,3 p. 100 Mortalité fœtale totale.…..... 7 p. 100
Résumé et conclusion.