‹ Les bienheureuses Filles de la Charité d'Arras [microform]Chapitre 11 sur 58 · LES SŒURS A ARRAS EN I · texte numérisé non relu

LES SŒURS A ARRAS EN I

Origine de 4a Maison de Charité, ses œuvres en 1789. — Les sœurs au nombre de sept forment comme trois groupes distincts. — Caractère irréligieux de la Révolution. — Mesures prises contre les Communautés religieuses et contre l'Église catholique. — Les sœurs longtemps respectées sont poursuivies à cause du refus de serment

La Maison de Charité d^'^rras, fondée, en 1656^ par saint Vincent de Paul et Mademoiselle Legras, après des débuts humbles et difficiles, était allée en prospérant d'une manière continue jusqu'à la Révolution. Établie tout d'abord sur la paroisse Saint-Jean, dans une rue qui reçut des sœurs et porte encore aujourd'hui, après plus d'un siècle écoulé, le nom de la Charité, elle fut transportée en 1779, parM^ de Conzié évêque d'Arras, au centre même de la ville, dans la rue des Teinturiers.

En 1789, quand éclata la Révolution, le dispensaire, la visite. des pauvres à domicile, l'école gra-

tuite pour les jeunes filles, toutes les œuvres y étaient prospères : des bienfaiteurs nombreux et g^énéreux donnaient abondamment, la sympathie du peuple se soutenait, et les sœurs faisaient le bien sans craindre pour l'avenir.

« Il existe à Aaa-as, dit une note de 1790 conservée aux archives départementales du Pas-de-Calais, une maison habitée par sept religieuses, connues sous le nom de Sœurs de la Charité : quoique ce ne soit pas un hôpital, tous les revenus de cette maison étant employés au soulag-ement des pauvres malades, le corps m-unicipal a cru devoir la ranger dans la classe des hôpitaux. »

Les revenus provenant de loyers, de rentes et d'aumônes montaient à a 9.447 livres 10 sols 6 deniers ».

La dépense montait à i3. 137 livres. La note, que n® us citons^ donne les détails de cette dépense avec une simplicité chaTmante que nous nous reprocherions de ne pas reproduire : « les treize mille cent trente-sept livres sont : pour nourriture de sept religieuses, blanchissage des linges qui servent aux pauvres malades de la ville, apoticaire, \m à l'usage des malades, gages vdu médecin, boucher pour fournitures de viandes à l'usage des malades, pour toilles fournies aux pauvres malades, bois et charbons, chandelles et huilles à brûler, chalis qu'on délivre aux pauvres et autres dépenses de la maison ».

La note continue : « La dépense excède donc la recette de la somme de trois mille six cent cinquante-neuf (sic) livres, neuf sols, six deniers. Cet excédent provient des dons qui sont faits à cette maison ; ces ressources vont diminuer de la somme

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