‹ Les bienheureuses Filles de la Charité d'Arras [microform]Chapitre 13 sur 58 · LES SŒURS A ARRAS EN · texte numérisé non relu

LES SŒURS A ARRAS EN

Enfin les quatre bienheureuses sont fermetnent résolues de rester à leur poste jusqu'à la prison et jusqu'à la, mort.

N'y a-t-il pas dans ces faits un grand enseignement et ne peut-on pas voir dans les divers altrails inspirés aux trois groupes des Filles de saint Vincent de Paul d'Arras, un exemple frappant de la distribution gratuite des dons divins? A quatre d'entre elles Dieu donne la grâce du Martyre, la plus précieuse de toutes. Il la refuse à deux autres, bien généreuses pourtant et bien sympathiques, non qu'elles aient démérité en quelque chose, mais parce qu'il les réserve pour relever plus tard, au lendemain de la Révolution, la Maison de Charité et ses œuvres importantes. Si, sous Néron et sous Domitien, tous les chrétiens avaient été martyrs, comment l'Eglise aurait-elle réparé ses ruines et continué sa mission divine à travers le monde ? Il faut des martyrs pour montrer la force de la grâce et pour jeter de temps en temps au milieu du monde des semences de bbns chrétiens, mais il faut aussi des âmes vaillantes qui travaillent sans relâche à étendre plus loin le royaume de Jésus- Christ. Les sœurs Rose Micheau et Jeanne Fabre furent de ces dernières.

Quant à la jeune sœur Françoise Coutocheaux, n'esl-elle pas un triste exemple de la liberté que gardent toujours les meilleures âmes, même en communauté, de retourner en arrière si bon leur semble? De ces pauvres âmes on en rencontre malheureusement trop souvent!

La Révolution qui, dans le principe, avait fait concevoir de grandes espérances à tous, même au clergé séculier et régulier, devient tout à coup tyran-

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niqrtte et surtout irréligieasej «oub- iies m'enées; audacieuses d'une mim'orité ja-aséniste, protestaiïte, libérale. Elle dirigea ses premiers coups, d'une violence inouïe., comtire les ordres' Telîgi^us: et contre les communautés, puis 'elle attaqua .direetement l'Église elle-même. Le 2 aiovembre 1789, l'Assemblée nationale dite Constitua nte, à qui les députés ecclésiastiques a\^aient fait tant (de concessions, mit à la disposition de la nation et peu après confisqua -purement et simplement tous les biens' «cclësiastiques. Le 1 3 février 17190, elle refusa de reconnaître les vœux monastiques solennels, supprima en France les Ordres religieux «t les Congrégations de l'un et rautre sexe, et promit nne pension aux religieux et religieuses qui violeraient leurs vœnx et rentreraient 'dans le siècle. Le 3.4 juillet, eïle vota les dernières dispositions de la fameuse constitution hérétique dite Constitution civile du Clergé, et, le 27 novembre, en consomma l'iniquité, en imposant un serment o;dieux que ne pouvaient prêter les consciences catholiques ; bientôt elle se vit amener à chasser des églises et du territoire français la majorité du clergé attaché par-dessus tout à sa Foi et à l'Eglise romaine;

Le Souverain Pontife Pie ¥(1 condamiia> en mars 179 1., la Constitutaoïi civile du Clergé eom^^me hérétique, frappa de censures ses adhérents, et exhorta les fidèles .de France' à- supporter' courageusement la pearsécution : lui-même devait doïi'ner bientôt l'exemple 'd'une feirmetë héroïque-^et mourir, prisonnier de la Révolution, loin de Ko me et des États pontificaux.

IjSi Législative, seconde Aissem'b'lée nationale dela Révolution, se montra plias; hostile encore à

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