‹ Les bienheureuses Filles de la Charité d'Arras [microform]Chapitre 38 sur 58 · ACCOMPUSSEAIBNT'DB-EA PROPHÉTIE. 19'J · texte numérisé non relu

ACCOMPUSSEAIBNT'DB-EA PROPHÉTIE. 19'J

Il\rép*)Bfdit rqm'une^mesure^de ce genrerii*etaitpas aa-^dessuK des pouvoirs de 'la Go'mmune,vet len même temps il' rédigea' un^ arrêté pour presser les recher- <3hesi et autres- «perquisitions qui- entretenaient lai Tèrreur'daÉnS'la ivillé. Là guillëtine fut donc démontée le '26 inessidor- au matinj' pour un ou deux jours dansi'là pensée de Lebon et tle 'ses- partisans^ en réaKtéî pour 'toujours j La prophétie des sœurs «'accomplissait : contre 'toute Trais entblân ce, contre la ^volonté' bien' connue^ de leur bourreau, elles avaient'été^- à GiEimbraij'ileé dernières victimes du terrible'représentant'j- aucune -victime ne les avait ''■ «uivies^sur^'échafaud, et l'échafaùd ne detait pas étre«remontéi-

Lébony on n'en- saurait doùterj voulait reprendre sans itardeï'lels- exécutions' suspendues un moment; mais la chute de Robespierre- entraîna sa disgrâce. Il dut quitter les départements qu'il avait trop longtemps tyrannisés et ruinés. Bientôt de toutes parts, des plaintes amères et des accusations '^ précises s'élevèrent contre lui. Arrêté le i5 thermidor an II (2 août 1794)5 il traîna longtemps dans les prisons de Paris, de Meaux, d'Amiens, «ubit la longue agonie d'un procès de quatorze mois, €t, revêtu d'une chemise rouge, monta sur l'échafaud à Amiens, le 24 vendémiaire an IV (i 5 octobre 1795). Le peuple poursuivit son cadavre jusqu'au «imetière, et dans son indignation jeta sur la fosse du malheureux apostat impénitent, line quantité de pierres qui permirent dix ans plus tard de reconnaître son corps.

La justice de Dieu n'est-elle pas quelquefois terrible dès ici-bas ?

Les membres du tribunal révolutionnaire et les

autres complices de Lebon, pour avoir été traités moins rigoureusement, ne furent pas épargnés. Arrêtés dès le mois de thermidor an II (juillet ,1794)» par ordre du Comité de sûreté générale, ils languirent quelque temps dans les prisons de Paris,, où moururent Célestin Lefetz et Barbeaux. Rendus plus tard à la liberté par un gouvernement qui s'efiPorçait de jeter un long voile sur le passé, ils essayèrent de reprendre leur place au milieu de leurs concitoyens, mais le ressentiment, le mépris, les insultes de tous ne le permirent pas. Sous la pression populaire, les autorités durent en réincarcérer quelques-uns. D'autres, à Cambrai surtout, virent leurs habitations dévastées par la population ameutée, la plupart durent aller se cacher et mener une vie peu honorable, dans des milieux où ils n'étaient point connus.

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