‹ Les bienheureuses Filles de la Charité d'Arras [microform]Chapitre 40 sur 58 · IMPRESSION PRODUITE A CAMBRAI · texte numérisé non relu

IMPRESSION PRODUITE A CAMBRAI

«elles n'avaient aucune propriété réelle », ayani puisé « leur nécessaire dans les revenus de la maison et sur les dons faits par des citoyens charitables ». Ce sentiment de Mury fut partagé sans discussion par le District qui accorda tout à l'indigne directeur.

La Maison de Charité d'Arras fut donc autorisée à s'approprier tout ce qui avait appartenu aux Bienfaitrices des pauvres. C'est, à n'en pas douter, le meilleur usage qu'on pouvait faire de ces quelques biens, et la sœur Fontaine les aurait volontiers abandonnés pour cela; les sœurs ne s'étaient-elles pas vouées, pour la vie, au service des malheureux? Mais nous, c'est à un autre point de vue que nous nous plaçons pour apprécier la mesure dictée par sa haine, au District d'Arras. Cette mesure et les considérants qui l'appuient fournissent une dernière preuve et très forte, qu'on •regarda toujours les sœurs comme inébranlablement attachées à la vraie religion, opposées au serment et dès lors incapables, d'après le droit révolutionnaire, de toucher la moindre somme de l'État ou de la ville d'Arras. Le motif de leur condamnation à mort, noble entre tous, fut ainsi proclamé par les autorités publiques, même après leur généreux sacrifice.

Page 1