I. Alegambe
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Général que le jour ne pouvait tarder où Dieu mettrait en évidence un homme rempli de dons si éminents.
Ce jour, en effet, approchait. — Sa première année d'enseignement avait épuisé Rodophe ; cependant, après deux mois de repos, il s'apprêtait à reprendre son cours, quand on apprit à Goa que, du fond de l'Indoustan, le Grand Mogol, Akbar, demandait des missionnaires. L'heure de l'apostolat sonnait enfin.
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Gtjapttre Troietème.
Akbar. La Mission de Mogolie.
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LA domination portugaise, en ce temps même de sa splendeur, ne s'exerçait que sur des points de la côte de Travancore et de Coromandel, c'est-à-dire sur une partie du Dekkan ; au nord de la péninsule indienne au contraire, de l'Himalaya aux monts Vindhyas et du Bramapoutre à l' Indus, s'étendait le vaste empire des Mogols. Baber (i), le sixième descendant du terrible khan des Tartares Tamerlan, était enfin parvenu à fonder cet empire. Après bien des revers, son fils Humayoum (2) l'avait définitivement soustrait aux incursions des Afghans ; et Akbar, petit-fils de Baber, portait alors la dynastie Mogole à son apogée de gloire et de prospérité.
Ses contemporains et ses sujets ont donné à Akbar le nom de Grand, et la prospérité a reconnu que ce nom était mérité. Malgré des guerres continuelles, nécessaires pour tenir en respect ses voisins du nord, les Afghans, et ceux du sud, les Mahrattes, Akbar, le Grand Mogol, trouvait encore en lui assez de force et de génie pour donner une organisation remarquable