‹ Les bienheureux martyrs de SalsetteChapitre 53 sur 88 · III. — LA SOLITUDE. — LA PERSÉCUTION · texte numérisé non relu

III. — LA SOLITUDE. — LA PERSÉCUTION

Otages, et nous nous sommes opposés à leur envoi. Nous avons même obtenu du vice-roi qu'il cessât d'en demander. Ce serait, en effet, une gloire pour nous de mourir pour la vérité. Aussi je crains beaucoup que, si vous me donnez une garde, ma gloire ne diminue ainsi que ma confiance, qui doit être placée uniquement en Dieu. »

« — Tu fais bien, répliqua Akbar ; mais je dois pourtant en agir ainsi pour remplir mon devoir, car ma parole répond de ton salut ; et puis, si tu meurs, je n'aurai plus personne qui m'apprenne le christianisme. »

Le doux et courageux apôtre insista encore, et Akbar consentit à le laisser à la seule garde de Dieu.

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Gï)apitre Quatrième.

Derniers efforts. — Retour à Goa.

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SES austérités et ses travaux minaient Rodolphe, d'autant plus que l'espoir qu'il poursuivait toujours, la conversion d'Akbar, lui échappait sans cesse. Assurément, ce prince avait compris tout ce qu'il était nécessaire de comprendre pour devenir chrétien, mais une grâce puissante lui eût été indispensable pour l'aider à vaincre ses passions, et il ne la demandait pas. Rodolphe essaya bien de lui faire pratiquer quelques jeûnes, afin que, fléchi par ces marques de bonne volonté, Dieu fortifiât son âme, mais Akbar ne consentait à jeûner que pour s'enivrer de vin de palme ou d'opium, et l'esprit de Dieu, qui cherche les cœurs droits, semblait fuir loin de lui.

Au contraire, la réputation de sainteté de Rodolphe se répandait dans l'Inde. Ses lettres allaient porter la ferveur dans les âmes, et le P. Recteur de Goa, le P. Nuiio Rodriguez, témoin de l'influence que l'apôtre de la Mogolie exerçait de loin sur les religieux de Goa, le signalait comme un des plus grands missionnaires de la Compagnie. Aussi, pour ne pas être plus longtemps privé d'un tel homme, le P. Provincial de Goa lui ordonna-t-il d'abandonner Fatehpour et de

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