‹ Les bienheureux martyrs de SalsetteChapitre 79 sur 88 · II. — LES PRODIGES · texte numérisé non relu

II. — LES PRODIGES

pardon. Adrien, comte de Conversano, et frère du Bienheureux Rodolphe, implorait souvent la grâce d'une bonne mort. — Un soir, quand ses serviteurs allaient se retirer, ils virent, près d'une image de Rodolphe, s'élever une petite flamme. Cette lueur, pendant sept mois, reparut chaque nuit. Adrien comprit que c'était l'appel de Dieu que son frère lui signifiait ainsi. Il se prépara tranquillement à y répondre et mourut saintement en 1607.

Tant de prodiges et de si répandus ne pouvaient manquer d'attirer aux martyrs un culte et des honneurs religieux ; il nous reste à résumer l'histoire de ce culte et à dire la suite de ces honneurs.

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Gl)apitre Troisième.

Le Culte et la Cause.

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CE n'est qu'en 1631 que le Pape Urbain VIII, par un décret célèbre, défendit à la dévotion populaire d'honorer publiquement des hommes que l'Eglise n'aurait pas officiellement béatifiés. Jusqu'à cette époque, c'est-à-dire pendant quarante-huit ans, les Martyrs de Salsette furent l'objet d'un semi-culte public et universel, non seulement toléré, mais ouvertement approuvé par des Souverains Pontifes, des Cardinaux et des Évêques. Aussi ce fut par un excès de délicatesse qu'en 1631, on fit tomber la cause de ces martyrs sous les décrets d'Urbain VIII. Pour leur assurer, dès lors, les honneurs des autels, il aurait suffi de prouver que le culte qu'on leur rendait remontait à plus de quarante ans : c'était facile à établir.

Déjà leurs funérailles à Rachol n'avaient été qu'une fête triomphale ; et tous comprenaient si bien qu'il serait injurieux de prier pour leurs âmes, que, loin de demander aux Pères de la Compagnie les suffrages accoutumés, le Père Valignani, après leur mort, enjoignit à chaque prêtre de célébrer une messe en actions de grâces. Depuis, l'anniversaire du 1 5 juillet fut toujours religieusement célébré à Goa, et, chaque année, on

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