TECHNOLOGIE DE LA BAGUE DU PREMIER TYPE
au centre de chaque spatule un trou correspondant à celui du scarabée, puis il goupillait ensemble le scarabée et Tanneau d'or à Taide d'un fil plus fin, dont il enroulait les deux bouts de chaque côté sur la partie fuselée de l'anneau, immédiatement au-dessous de la spatule. Et sans soudure aucune la bague était achevée et solide. Le scarabée roulant sur la goupille présentait alternativement ses deux faces en dehors, de façon à montrer son dos lorsqu'on le portait au doigt, et à offrir la partie plate intaillée d'hiéroglyphes, lorsqu'on en voulait faire usage comme cachet.
Le musée de l'Ermitage, à Saint-Pétersbourg, conserve une dizaine de bagues exécutées de cette manière. La pierre de l'une d'elles porte en intaille la figure d'un guerrier babylonien.
Dans ce bijou la simplicité du moyen est aussi remarquable que la beauté de la conception et la caractéristique de la forme. On sent qu'il est sorti du premier coup des mains de l'ouvrier qui l'a inventé, tel quel et parfait. Plus tard, lorsqu'on eut commencé à faire usage de la soudure, le scarabée a quelquefois été entouré d'une sertissure; les spatules ont reçu une lentille d'or pour les renforcer, sans que ces légères modifications lui aient enlevé son bel aspect primitif.
Le n® 494 (Musée égyptien du Louvre, salle historique H) et d'autres pièces encore, sans numéros (salle civile L) en offrent dififé-
BAGUES éCTPTIENKES DU PREMIER TYPE.
rentes variétés. Les scarabées sont faits en pierres dures, cornalines, jaspes ou onyx, quelquefois en pâtes de verre ou en terres ou même en schistes émaillés colorés. Ils présentent tous sur la face opposée à celle qui figure le scarabée des signes hiéroglyphiques intaillés ou moulés en creux suivant la matière. Ils sont tous perforés de part en part dans le sens de leur longueur.
Le contour général de la bague rappelle celui d'un étrier, car le
ANNEAUX ET BAGUES