I. France, Mœurs et Costumes, t. XII
table, n'ont pas aux oreilles autre chose que des pendeloques-perles. La collection de portraits au crayon, par Daniel Dumonstier, qui est exposée au Louvre, est absolument affirmative sur ce point. Le collier de perles a eu ses chroniqueurs.
PBKDAIIT ALLEMAND.
M"® de Rohan, raconte Tallemant des Réaux, un soir qu'elle revenait d'un bal, rencontra des voleurs. Aussitôt elle mit la main à un collier de perles magnifiques qui ornaient son cou. Un de ces galants hommes, pour lui faire lâcher prise, la voulut prendre aux seins; mais il avait affaire à une maîtresse mouche : « Pour cela, lui dit-elle, vous ne l'emporterez pas; mais vous emporteriez mes perles. » — Durant cette contestation, il vint du monde et elle ne fut point volée.
Il faut dire encore que sous Louis XIV on se rendait visite avec
COLLIERS ET PENDANTS DE COU. 225
des perles au cou ; on les y gardait même en déshabillé, tout comme on se rappelle Tavoir vu faire aux dames romaines.
Mais revenons au commencement du xvri* siècle.
Bien que la tentative de Daniel Mignot n'ait pas été entièrement couronnée de succès, c'est cependant de cette époque que datent les premières pièces qui furent faites en joaillerie. Mais le travail en était