PIBOLB DU BRITISH MUSEUM
Tablettes à mortaise.
lever et se baisser à volonté. Ces deux petites tablettes sont pourvues d'une sorte de mortaise, formée par trois charnons d'un côté et deux de l'autre, qui peuvent se goupiller ensemble. Les deux rangs de sphinx du milieu sont fixés sur ces tablettes, sans gêner en rien le mouvement de l'articulation.
La disposition de cette pièce est conforme, sauf les détails, à celles dont j'ai parlé plus haut et qui sont figurées sur les épaules des statues en terre cuite trouvées à Cœre. On remarquera qu'elle n'est pas munie de l'épingle. On n'en peut comprendre l'emploi qu'en admettant que la fibule était d'abord placée sur l'épaule, et qu'après avoir levé les deux petites trappes, on faisait passer, dans le centre, la partie du vêtement qui devait y être tenue, puis qu'on abaissait les trappes, pour les fixer ensemble à l'aide d'une goupille qui passait dans la moftaise.
Tout porte à croire que cette fibule est, comme structure, la plus
BROCHES ET FIBULES. lar
ancienne de toutes les fibules d'or. Nous y retrouvons, sur la tête des sphinx, le klaft terminé en volutes qui est figuré dans les poteries étrusques primitives, et Tétat de détérioration de l'objet m'a permis de constater que les trois supports en S ont été fabriqués creux et bourrés d'étain pour la consolidation, de la même manière que les bagues anciennes étrusques dont il a été question au chapitre premier de cette étude.
Nous trouvons ensuite la grande fibule conservée au musée du Louvre sous le n*> 282. Elle est en or et d'une longueur de dix à douze centimètres. La tête de l'épingle se termine par une boule d'où