GRANDE FIBULE DU MUS^E DU LOUVRE
paraissent sortir quatre motifs offrant quelque analogie avec la corne d'abondance. L'extrémité recourbée de ces motifs aboutit à un cylindre transversal. Ce dernier se relie au fermoir par une pièce intermédiaire ornée de deux boucles, de quatre pointes latérales et d'une petite palmette. La décoration générale est faite de chevrons répétés. Ces chevrons sont formés par une double ligne de granulations microscopiques. Sur le fermoir long et droit, règne une inscription en langue étrusque faite également en granulé et dont le sens n'a pu être encore déterminé d'une façon précise, malgré les savantes recherches du marquis S. Campanari et celles de P. Secchi, le sens attribué par chacun des traducteurs ayant une signification différente. Elle a été trouvée à Chiu'si.
Le musée Kircher, à Rbme, possède une pièce qui diffère fort peu de celle-ci et qui a certainement la même origine; mais elle est dépourvue d'inscription. Elle a été trouvée dans une tombe, près l'église San-Rocco-di-Palestrina.
Une quatrième fibule, encore de la même famille, est conservée au British Muséum ; seulement celle-ci a seize centimètres de long. Elle est de plus ornée, dans toute sa longueur, d'une double file de lions, dont seize vont de la tête à la queue de l'objet, comme s'ils s'en
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retournaient et dont le reste, huit ou dix, semble monter à l'assaut de la partie élevée, qui est occupée par quatre sphinx accroupis, ailés et coiffés du klaft à bouts coquilles. L'aspect en est très pittoresque. Le dessous de fourreau ou fermoir est, dans toute sa longueur, couvert d'un décor en granulé divisé par panneaux, dont les uns sont revêtus de chevrons rapprochés, et les autres de grecques. Il en résulte une opposition du plus heureux effet. Les mêmes chevrons que nous avons remarqués à celle du Louvre, et qui font partie de la caractéristique des vieux bijoux étrusques, en couvrent toutes les autres surfaces. Les