‹ Les bijoux, anciens et modernesChapitre 176 sur 250 · BROCHE EN CUIR ROULE · texte numérisé non relu

BROCHE EN CUIR ROULE

vement restreinte, et comme le goût public suivait néanmoins la direction que lui avait imprimée Técole romantique. Marchand, attentif à le satisfaire, se mit à dessiner des ornements en cuirs roulés qui eurent un très grand succès. Ces bijoux étaient faits d'une feuille d'or découpée qu'on emboutissait et qu'on bâtait ensuite tout autour. Les rouleaux qui tournaient en dessous étaient découpés dans la feuille

même et roulés à la main, ceux qui tournaient en dessus étaient façonnés à part et soudés ensuite à la place qu'ils devaient occuper; les feuilles d'ornement étaient soudées en épaisseur égalenient par dessus, ramolayées et ciselées ensuite. Tout le dessus de l'objet était couvert d'une gravure assez insignifiante, destinée à lui donner un aspect plus ouvragé; du reste, à quelques rares exceptions près, on n'en faisait pas d'autre alors. Les dessous étaient négligés. Vers l'année 1840, la fabrique parisienne ne fit pas autre chose que des motifs en cuir roulé dont les centres étaient ornés soit de pierreries, soit de camées.

Très peu de temps après, ce fut le tour des nœuds de ruban. Marchand tenait toujours la tête, car son bijou, bien que relativement

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