‹ Les bijoux, anciens et modernesChapitre 196 sur 250 · IO · texte numérisé non relu

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LtS BIJOUX ANCIENS ET MODERNES.

Un portrait de Marie de Médicis nous la montre avec la petite couronne de chignon en pierreries. Cet ornement complète les magnificences de son ajustement, et, bien que royal, il est d'une suprême

DKS81N d'aigrette DE PET K US MARCHANT

élégance. Les metteurs en scène de nos grands théâtres n'ont pas manqué, chaque fois qu'ils l'ont pu, de l'introduire dans les costumes des reines et des duchesses, et l'on a pu juger de visu quelle] grâce et

quelle noblesse il ajoute au visage, et quelles lignes charmantes la coiffure ainsi complétée fournit de tous les côtés.

A partir du xvii" siècle, on voit fréquemment figurer les rangs de perles dans la coiffure des grandes dames, bien que la reine Anne d'Autriche jeune soit représentée avec un diadème prenant le contour du front et couché un peu en arrière de façon que les extrémités aillent se perdre derrière les oreilles. Ce diadème est fait d'une bande de pierres au-dessus de laquelle court un rang de grosses perles rondes qui se touchent. A gauche, un peu sur le devant, un plumet ou touffe plate de plumes, au centre duquel est une applique de joaillerie.

A la fin du règne de Louis XIII, les femmes portèrent sur le chignon un nœud de ruban qu'on appela culbute. Une mise tout à fait somptueuse comportait, au lieu de ce ruban, un bouquet de clinquant ou de pierreries, qui devait s'élever assez haut pour être aperçu par-

COURONNB DB 8 A I N T - FE K D I N A N D.

dessus le sommet de, la tête*. On trouve au Cabinet des Estampes, parmi les rares dessins qui ont été conservés de Petrus Marchant, une aigrette de joaillerie faite tout en brillants table et en roses, qui pourrait bien avoir eu cette destination. On remarquera le caractère particulier de cette composition dans laquelle la gousse de pois et la balle

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