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CORDON DE PERLES

Au xvia^ siècle, la mode des aigrettes en pierreries s'accentua-, on les portait avec des rangs de diamants ou de perles posés dans les cheveux. Le recueil de Pouget fils en contient, parmi lesquelles il en est quatre qui sont particulièrement singulières, car elles sont elles-mêmes la représentation d'un chapeau orné d'une aigrette. Le passement du chapeau est en rubis, une des plumes en émeraudes, les pendants sont en topaze d'Orient. Quelques autres rubis sont parsemés dans la composition, tout le reste est couvert de brillants. Les autres aigrettes sont également agrémentées de pierres de couleur.

Nous trouvons dans le recueil de Duflos une aigrette fort élégante dont le principe rappelant, dans une certaine mesure, celle que les Turcs portaient sur le devant de leur turban, eut un grand ^ succès, si l'on en juge par la quantité de gravures du temps sur lesquelles on l'avait reproduite, entre autres, celle qui représente le portrait de la dauphinc Marie de Saxe. Mais déjà, à cette époque, on cessait d'employer en France les pierres de couleur. La mode en était passée. Duflos s'en plaint dans l'avant-propos de son recueil.

Nous retrouverons plus tard la reine Marie- Antoinette revêtue d'une robe de cour garnie de perles, et coiffée de perles, de fleurs, d'épingles en diamants et d'une aigrette. La comtesse d'Artois a dans les cheveux, sur sa coiffure entassée, renversée à quatre boucles, une aigrette en perles et en fleurs. Un grand cordon de perles part de ses cheveux relevés audessus du front et va se perdre dans le chignon sous l'aigrette.

Je dois à l'obligeance de M. Massin un dessin d'aigrette en joaillerie appartenant à cette époque, et qu'il a copié sur l'original. Ce type est excessivement rare et à peu près inconnu. Il n'est pas besoin de faire remarquer quel charme donne à cette pièce la belle ligne tranquille

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