‹ Les bijoux, anciens et modernesChapitre 214 sur 250 · I. Testament du roi Jean le Bon, publié par G. Bapsi · texte numérisé non relu

I. Testament du roi Jean le Bon, publié par G. Bapsi

ment dit, qui se serrait à la taille, et le baudrier qui y était attaché et servait à retenir Tépée ; presque toujours elles étaient " ornées de pièces de métal représentant des ornements et quelquefois des figures.

Le musée de Cluny conserve, sous le numéro 5098, une ceinture de femme en argent ciselé et doré. Cest un ouvrage allemand de la fin du xiv siècle; le fermoir en est enrichi de feuillages ciselés en haut relief et rehaussé de pierres précieuses. La bande de velours doublée d'un galon d'or est ornée de cinquante-sept rosaces. C'était alors la grande vogue des ceintures d'or ou dorées, dont l'usage avait été défendu aux femmes de la bourgeoisie et à plus forte raison aux femmes d'amour ou folles de leur corps. On en trouve, dans les inventaires d'alors, qui semblent avoir été d'une grande richesse. Dans celui de Charles V (1364- 1 3 80): « Une seinture longue, à femme, toute or à charnières garnye » ; dans les comptes des Joyaux achetés par Valentine de Milan, en 1392 : « Une ceinture d'or garnie de cent vingt perles et de treize balais ))•, dans les comptes pour ï'année 1397: « Une ceinture en or pesant deux marcs trois onces quatre esterlins, valant cent trente-six livres trois sous six deniers. )>

La statue funéraire de la duchesse de Bedford exposée dans la galerie des sculptures de la Renaissance au Louvre, sur laquelle nombre de bijoux sont représentés, nous montre, outre une bande de dix-huit plaques posées sur le surcot et descendant de l'ouverture du corsage, une grosse ceinture brodée de perles et de plaques en joaillerie, qui part de derrière, pend libre par devant et entoure la cotte hardie, en passant sous le surcot. Il faut aussi regarder, dans la même partie du musée, la statue en pied de Marguerite, duchesse de Brabant.

Au commencement du xv siècle, on augmente la richesse de cet accoutrement par deschaînesd'or qui battaient sur la poitrine, d'autres chaînes avec breloques au bout, qui pendaient à la ceinture. Enfin une écharpe était posée en bandoulière de l'épaule gauche sur le flanc droit. Cette écharpe consistait en une bandelette de brocart ou de velours, ornée de perles, brodée, dentelée ou frangée. D'autres n'étaient qu'un énorme chapelet de gros grains et de pièces dç bijouterie enfilées.

On pendait à la ceinture de menus objets coquets et quelquefois utiles; on les y attachait de différentes façons, avec des cordons, des chaînes ou des épingles. Le cordon du petit étui en est un exemple.

CEINTURES, BRELOQUIERS, CHATELAINES. 4+7

Il servait non seulement à attacher l'étui à la ceinture, mais encore à maintenir après Tétui le couvercle muni, à cet ctTet, de deux tubes qui lui permettaient de glisser sur le cordon. Cet étui est en argent niellé

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