I. Daremberg et Saglio
Si4 LES BIJOUX ANCIENS ET MODERNES.
autant de fenêtres que vous voudrez ou que vous pourrez, de manière à laisser cinq pieds entre deux fenêtres. Divisez la moitié de Tédifice, pour le travail de la fusion, les ouvrages de cuivre, d'étain et de plomb, par un mur atteignant le sommet. Partagez ce qui restera en deux par un mur, afin de travailler, d'un côté Tor, et de l'autre l'argent. Que les fenêtres ne s'élèvent au-dessus du sol que d'un pied, qu'elles n'aient que trois pieds de hauteur sur deux de largeur. »
Au chapitre II, il traite du siège des ouvriers.
« Creusez devant la fenêtre, à un pied et demi du mur, en travers, un fossé de trois pieds de long, de deux de large. Vous le couvrirez de bois à la circonférence (c'est la banquette pour les ouvriers). Contre la fenêtre, au milieu, deux de ces bois s'élèveront du fossé à la hauteur d'un demi-pied. Là-dessus, transversalement au fossé, on établira une table arrondie de deux pieds de largeur sur trois de longueur, qui couvre les genoux de ceux qui seront assis dans le fossé, tellement uni que toutes les parcelles d'or et d'argent qui y tomberont puissent être soigneusement ramassées. »
Ce trou, dans lequel est installé l'ouvrier, était rendu nécesisaîre pour la conservation des déchets. En somme, quoique primitif, ce mode était assez ingénieux. Il a été remplacé depuis, d'une part, par des peaux, que les échancrures faites à l'établi ont permis de suspendre juste au-dessous du point précis où travaille l'ouvrier, et de l'autre, par des claies de bois dont on a couvert tout le sol de l'atelier. Ces claies forment une multitude de petites concavités dont le fond est le sol même de l'atelier, et rendent avec avantage les mêmes services que la grande concavité générale décrite par le moine, car elles empêchent les déchets d'or et d'argent d'adhérer aux chaussures des ouvriers. f>e plus, elles ont permis de disposer l'établi à la hauteur d'une table ordinaire, et par suite de ranger autour des sièges mobiles qui servent aux ouvriers.