‹ Les bijoux, anciens et modernesChapitre 59 sur 250 · I. IlioSf par le D' Schliemann · texte numérisé non relu

I. IlioSf par le D' Schliemann

ANNEAUX ET PENDANTS

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BOUCLES d'oreilles (ORAKOB-ORÈCEJ. (£tRUSQ.UE).

derne, dont j'ignore le nom et la nationalité, et qui Ta reproduit. Les copies sont dans la vitrine à côté de Toriginal; elles paraissent ne lui céder en rien.

Le numéro 476 est de fabrication étrusque. Il y faut remarquer un effet de soutache, simulant la palme, qui, partant du centre en bas, vient embrasser chaque côté du croissant. Au-dessous, pend une fleurette supportant une aveline. Ces trois paires d'anneaux d'oreilles donnent une idée suffisante des variations qui ont été exécutées sur le thème primitif.

C'est encore une dérivation de Tanneau qui nous fournira le second type. La toute mignonnette amphore suspendue à un fil très mince, qui semble avoir appartenu à un enfant et qui a été trouvée à Sidon, nous reporte à l'heureuse époque où le champ des conceptions était assez inexploré pour qu'on pût se contenter du simple. C'est au même ordre d'idées qu'appartiennent :

Les anneaux d'oreilles trouvés en Grèce et faisant partie de la collection de Luynes, au Cabinet des Antiques, sous le numéro 474. L'anneau fait d'un fi! simple tenant en suspension un grain de grenat percé, retenu entre deux calottes d'or de forme conique, numéro 470, et un anneau auquel est emmaiilé un long pendant formé d'un grain d'or, d'une perle et d'une améthyste en forme de poire, percée de part en part, numéro 471. Ces deux derniers objets ont été trouvés en Syrie.

De grands anneaux d'argent d'une forme originale, numéros 146, 147, 148 et i54, au musée du Louvre, sont très intéressants à regarder et trouvent ici leur place, par analogie de forme. L'un, orné d'une cordelette roulée sur le devant, porte à sa base deux anneaux après lesquels étaient sans doute attachés des pendants; l'autre, en

boucles o^obeilles (sioon). (orèce).

BOUCLES d'oreilles

(strie).

forme de croissant, est orné de trois passants, dont deux sont en forme d'éperons, et le troisième siniule un sbcle.

ANNEAUX D'ORKILLES ROMAINS.

ANNEAU éa YPTIBN.

Je trouve dans la salle civile P, au Musée égyptien du Louvre, un petit anneau en or recouvert d'une fine cordelette et dont la partie renflée est terminée par une tête d'antilope, sous laquelle un anneau a probablement servi à suspendre une perle. Ce bijou mignon et fin, qui est en or très délicatement ciselé, se rapproche d'un autre en argent placé dans la salle civile S, et dans lequel est enfilé un petit personnage. Quel est l'usage de ces objets? Faut-il voir là des anneaux d'oreilles ou des anneaux de cheveux? Il est difficile de s'en expliquer l'emploi, aussi bien que des anneaux numéros 83 et 84 au Musée étrusque et de celui, numéro 2829, au Cabinet des Antiques. Ces quatre objets ont ensemble une grande analogie. Peut-être les deux pièces égyptiennes sontelles des amulettes; mais je ne puis voir dans les deux autres que des anneaux de cheveux, aussi bien que dans le type qui va suivre, qui semble avoir emprunté sa caractéristique à la corne d'abondance, et dans lequel on aura de la peine à découvrir un seul objet ayant pu être porté en boucle d'oreille. Elles sont cependant, dans le catalogue, désignées sous ce nom. Mais est-il besoin de faire remarquer que la plupart de ces bijoux se trouveraient à l'envers, si on mettait la partie la plus mince de l'anneau en haut, qu'ensuite cette partie est presque toujours faite de fils tordus qui déchireraient l'oreille, et terminée, la plupart du temps, par un crochet qui en empêcherait l'introduction ?

ANNEAU éCYPTiBK.

ANNEAU DB CHEVEUX

ANNEAUX ET PENDANTS

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ANNEAU DE CHEVEUX

Le musée de rErmitage à Saint-Pétersbourg possède une vingtaine de cette sorte d'anneaux plus ou moins grands, qui ont été trouvés par paires dans différents tombeaux. Ne pouvant s'expliquer l'usage de ce bijou, on a supposé qu'il se portait suspendu à un autre anneau passé dans le lobe de l'oreille. Mais cette supposition tombe d'ellemême, puisqu'on n'a jamais rencontré un seul de ces anneaux complémentaires, qui d'ailleurs, s'ils avaient été employés, auraient tenu l'objet suspendu à l'envers, la tête, c'est-à-dire la partie la plus lourde, en bas.

Le numéro 287 1 , au Cabinet des Antiques, présente, dans ses petites proportions, le résumé en quelque sorte de l'idée tout entière : une tête de lion, un astragale et la corne, faite de fils tordus, qui se contourne en anneau pour se terminer par un seul fil fin, voilà le motif. De la tête du lion à l'autre extrémité, le parcours est rapide, car l'objet est petit; cependant la tête est grosse et le fil est comme un cheveu. De cette décroissance habilement obtenue, naît le charme des proportions de l'objet, ainsi que tous ceux que nous allons examiner. Ce type paraît être originaire de la Syrie, car un grand nombre provient de cette contrée, et je ferai la remarque que les anneaux de cheveux furent d'abord portés par les vieux Asiatiques, qui, on peut le supposer, les ont fait connaître aux Étrusques.

La collection du duc de Luynes, au Cabinet des Antiques, renferme au milieu de plusieurs autres :

Une corne terminée par une tête de bacchante, numéro 481.

Une autre, par une tête de taureau, relié à la corne par des astragales d'un travail extrêmement fin, numéro 485.

Une troisième, ornée d'un petit génie suspendu, les reins cambrés, qu'on

reconnaîtra ne pouvoir être porté en boucle d'oreille qu'à l'envers, numéro 469.

Une autre paire, numéro 479. Une tête dé bacchante admirable-

ANNEAUX RAPPORTés DE SYRIE.

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