‹ Les bijoux, anciens et modernesChapitre 83 sur 250 · COLLIER TROUVÉ A RHODES · texte numérisé non relu

COLLIER TROUVÉ A RHODES

ANNEAU BRIsé TROUVÉ A RHODES.

Manuel d'archéologie grecque, par M. Max. Collignon.

COLLIERS ET PENDANTS DE COU. 1^5

arrangement des éléments dont il est composé révèle un goût déco-

ratif très grand. La monotonie que l'égalité du ton de Tor donnerait

à ces plaques, si elles étaient recouvertes d'un travail uniforme, est très heureusement rompue par le bandeau ou la frise qui règne en haut et en bas de TArthémis persique. Cette habile disposition vaut qu'on la remarque. Les intervalles laissés vides, en haut des plaques, par les trois charnières ou bélières qui les couronnent, indiquent que la partie haute du collier manque. L'or de ce bijou est pâle, probablement natif, c'est-à-dire qu'il n'est pas le résultat d'un alliage. Il provient de la nécropole de Camiros. On peut faire remonter son origine dès avant le vm* siècle.

A Rhodes, nous trouvons aussi des colliers en pâte de verre. L'un est composé de grains de verre qui alternent coquettement avec des perles d'or plus petites, creuses, et dont le travail à jour est revêtu d'un strié ou guilloché d'un effet excessivement agréable; l'autre est entièrement en pâtes diaprées ; il offre cette singularité que quelques-unes de ces pâtes qui forment pendant représentent des têtes humaines. A côté de ce collier, il y a deux anneaux ovales en or massif, dont les extrémités, rejetées à droite et à gauche, ne se rejoignent pas, et qui semblent être deux anneaux brisés du temps. Je dois mentionner aussi des colliers composés de perles d'or de différentes formes, qui ont été trouvés dans les fouilles faites sur l'emplacement présumé de Troie ^, car ces bijoux démontrent que chaque contrée asiatique avait ses modes particulières.

Je voudrais, continuant l'exploration de ces régions, placer les

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