PENDANT DE COLLIER GREC TROOVB A ATHÈNES
après le bord supérieur du vêtement et d*une épaule à l'autre, accrochée librement et sans qu'elle soit tendue. C'est là une disposition très
attrayante et qui vaut la peine qu'on l'étudié.
Tandis que nous sommes à Athènes, je veux parler du beau pendant de collier qui y a été trouvé et portant le numéro 28o3 au Cabinet des Antiques. C'est un petit personnage représentant la Victoire. Elle a les ailes éployées et tient une couronne de la main gauche, tandis que de la droite elle rejette en arrière la draperie dont elle est vêtue. L'ensemble de la composition est très élégant. L'exécution nous montre combien les Grecs entendaient la ciselure autrement que nous. L'artiste paraît s'être attaché surtout à donner à son œuvre une belle tournure. L'ampleur de son travail, exécuté sans préoccupations futiles, accuse l'entente des grandes lignes. C'est large et gras. Un ouvrier moderne pourra dire que l'objet n'est pas soigné dans le fini, et peut-être la plupart des amateurs qui vont l'admirer avec enthousiasme ne se contenteraient-ils pas pour leur usage d'une pièce moderne traitée de la sorte; il n'en reste pas moins acquis pour moi que cette façon de voire, de sentir et de faire est la bonne. Le corps de la Victoire est moulé; les autres parties de la pièce, qui sont les ailes et la draperie, sont mouvementées à la main et obtenues au repoussé.
Une tête de taureau, numéro 2809, dont toute l'ornementation est faite en granulé ; une autre plus petite, numéro 2880, repoussée en plein relief et placée au centre d'une rosace; une petite tête d'Apollon, numéro 2879, faite au repoussé et entourée d'un flamboiement de rayons, le tout en or pâle, orné d'un travail en cordelé très fin, semblent provenir de la même source et donnent une idée de la manière dont travaillaient les bijoutiers grecs.