Tardieu. Question médico-légale de V identité, p
2. Magnan. Communication à la Société médico-psychologique , 28 février 1887. Archives de neurologie , t. XIII, n° 39. Mai 1887, p. 419.
SEXUALITÉ DES HERMAPHRODITES
gieuse, le destinait au noviciat. Son peu d’aptitude au travail, la lenteur de son intelligence et l’apparition d'un peu de barbe au menton en firent, peu à peu, la risée de ses camarades. Il quitta le couvent et rentra à la maison, auprès de sa mère, s’occupant du ménage, faisant la cuisine, cousant, tricotant. A la mort de son père, il s’éloigna de sa famille pour suivre, en qualité de domestique, un homme âgé de soixante-dix ans, qui l’emmena à la Martinique. A peine arrivé en Amérique, il devint l’objet des assiduités de son vieux patron; il lui céda; mais, comme aucun rapport sexuel ne pouvait s’effectuer, cet homme se livra sur lui à des actes contre nature, qui finissaient par l’onanisme buccal réciproque. Cependant, une négresse, domestique dans la même maison, s’étant aperçue de sa conformation, le prit pour un homme, en devint amoureuse et lui demanda à partager son lit. Une mulâtresse fit à son tour sa conquête ; mais, ni avec l’une ni avec l’autre de ces deux femmes il n’éprouva les sensations que lui procurait son vieux patron.
Cet individu revint en France, fît rétablir son véritable sexe, et s’engagea comme infirmier dans une communauté religieuse.
On cite aussi des exemples non moins nombreux d’hermaphrodites femmes, qui se livrèrent au tribadisme. J’en ai rapporté un cas dans la première partie de cette étude.
On m’a encore montré , aux fêtes aquatiques de l’Élysée- Montmartre, deux femmes à la voix grave, aux traits fortement accentués, qui se livrent aux plaisirs vénériens avec des hommes et des femmes, alternativement, et avec la plus vive ardeur (Voir les planches X et XI).