‹ Les blancs et les bleus: 1.[-3.] sérChapitre 21 sur 29 · LÀ CHARTREUSE DE SEILLO · texte numérisé non relu

LÀ CHARTREUSE DE SEILLO

Le voyageur reconnut que là statue qu'il cherchait était celle qui était placée dans une niche à droite de la grande porte. 11 força son cheval de s'approcher du mur, et, se haus* sant suj les étriers, il atteignit le piédestal de la statue. Un intervalle existait entre la base et les parois de la niche ; il y glissa la main, sentit un anneau, tira à lui et devina, plutôt qu'il n'entendit, la trépidation d'une sonnette. Trois fois il recomniença le même exercice. A la troisième fois, il écouta.

U lui sembla alors entendre s'approcher de la porte un pas inquiet

— Qui sonne? demanda une Toix.

— Celui qui vient de la part 4u prophète, répondit lo voyageur.

—De quel prophète?

— De eelni qui a laissé son manteau à son disciple.

— Gomment s'appeUait-il?

— Elisée.

— ^uel est le roi auquel les lils dlsraëi doivent obéiiY

-JéhuI

-^ Quelle est la maison qu'ils doivent exterminer ?

— Celle d'Achab.

— Êtes- vous prophète ou disciple ?

— Je suis disciple, mais je viens pour être reçu prophète.

— Alors, soyez le bienveaii dans la maison du SeigueurI Â peine ces paroles avaient-elles été dites, que les barres de

fer qui maintenaient la porte basculèrent sans bruit, que les verrous muets sortirent sans grincer de leurs tenons, et que la porte s'ouvrit silencieusement et comme par magie.

Le cavalier et le cheval disparurent sous la voûte. La porte se referma derrière eux. L'homme qui venait de l'ouvrir si lentement et de la refermer si vite> s'approcha du nouveau venu qui mettait pied à terre. Gelui-ci jeta sur lui un regard dé curiosité. II était vêtu de la longue robe blanche des chartreux, et avait la tête entièrement voilée par son capuchon. Il prit le cheval à la bride^ mais évidemment plutôt pour rendre service que par servilité. Et« en effet, pendant ce temps^ le voyageur détachait sa valise et tirait de ses fonteij les pistolets qu'il passait à sa ceinlurei près de ceux qui y étaient déjà.

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— I^e^ cppopagoons ser^ient-il^ al^isfents? dem^nds^-t-ll. — Ils sont ep fixp^ditiQfïj répondjjt }e frèrç.

— Les attend.e9-yp]i|9 cjçUq nui^?

— J,^ l^ espère cette jçit, pa|| ||^ m lep attupdf pd{:g W.e }a pu}t pjrppfiïfpe.

Le voyageur réfléchit nu instant. Getfq i|})Sgg<^ p^fdissa|{ le contifitiçr.

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