‹ Les blancs et les bleus: 1.[-3.] sérChapitre 5 sur 29 · LES SLANGS £T L£S UIZV · texte numérisé non relu

LES SLANGS £T L£S UIZV

Et ce fut à lui qu'on riposta par le nom de Manou. %

Le gardien de la forte «'efàça p<Mir himT ^safir i&i^im pr&idoiit, qai, n'étani; plus jarrété laf ^mïl»^ cb&ij^]», alta droit à «D/e troisièooe porte tf^'û ouvrit il qui lai iom» /eptoée daas la «hambre où se tenueul jceiuL ii qui il lurait ^flSûl^i»

G*ét«oQt les présidents des sections à» la £uUei*iie6^Hoi]Ii6i« du Gontrat^odal, du Luxembeurg, ieUTW^ Vpimmmèffisâ» Brutus et du Temple, tfoi venaient mnmc^ qu'ils étaieet prêts à suivre la fortune de Iji secUon mère et 4£e miAtf§ en rébeUioD avec elle.

A peine le nouvel arrmui4 eftt-il ouvert la porte, qu'nn bomme de quarante-cinq ans k peu près, en i^o&tnmfi de gé^ néral, vint à lui et lui tendit ia main.

C'était le dtoyen Auguste Daniean^ qui venait d'être nommé général en isbef des sections. Il avail servi deA^ M Vendée contre les Vendéens; mais, soupçonné de cenniveoiC^ avec Georges iCadeudaL» il avaii.été rappelé^ avait ôeba^pép^r miracle k ia guillotine, grAee iMi d jtbermder, et venait de prendre place dans les rangs de la ^etut^rr^v/olution.

Les sections avaient d'abord Sûiiigé ànemoier leJeipepF^* sident de la section Le Peletier, fort recQg)W»ndé par l'agence royaliste de Lemaiatre, et que i*Qa ^ait Mt veojlr t^ais i>u quatre jours auparavant de Seasogioflu Nuis celiû-a« aywt appris que des ouvertures avaioit M fiàites h Oanican, et qu'on se ferait un ennemi de cet bonune psussant paroû les sections, si on lui enlevait le comiBaadenieiiitlN^oeais, déclara qu'il se contentait de la seconde idace et même de la trpi« sième, à la' condition jqu'on le mettrait h méoae de prendre une part aussi active que possible aueembat, q«i| un jour ou Fautce, oe |UMivait manquer d'avoir lieu*

LES fiLANGS ET t£S BLEUS 33

DanicaD, pour venir causer avec lui, avait quitté un homme de petite taille, à la figure bs^sse, à la bouche tordue, à rœil sinistre. C'étàîf f'f'êroïi.

Fréron, répudié par la Montagne qui l'avait abatfdotiné aux acres morsures de ïoïse Êayle ; Frérotî, fépublîeaift cfufagé d'abord, mais repoussé avec dégoût pai^ tes girOVifdiàg, qui l'abandonnèrent aux imprécîtîoiig foudroyante» dlsnard ; Fréron, qui, dépouillé dé son' faux patriotisme, Aemearé tout nu et tout couvert de la lèpre du crime, avait ett besoin de se retrancher derrière la baftûîère d'une fadtion, é! qui alors s'était donné au parti royaliste, tequel, comme iùtxê les partis perdus^ était peu dii&cilé ^r le chefs éH 6tfxx qu'S recrutait.

Nous avons vu beaucoup de réVôIttfion^, é( pts tin detrotis n'est capable d'expliquer certaines stnfipatfaies c{0i, âans les temps de troubles, poursuivent tels (m tel^ hoùimefif polîtiqaGSi comme aussi certaines alliances tellefàelbff Utogiqûes (^ueTon né parvient pas à les comprendre.

; Fréron n'était rien, ne s'était dîstiiîrgaé en ricnj 11 tfavait ni esprit, ni caractère, ni considération politique ; Comme joufiKilistef c'était un de ces joùrûaliers: littéraires" qui trav^âilent pour le pain quotidien, vendant au premier venu les débris de Thonneur et de la réputation {mterhels.

Envoyé comme représentant du peuple en province, il

était revenu de Marseille et de Toulon, couvert de stfiïf roya-

Uste, Ëh bien, expliquez cela.

Fréron se trouva tout i ccrtip k Itt Mte ff un parti ptrissant

de jeunesse, d'énergie, de vengeance, brûlant de ces passions

du temps qui, au milieu du silence des lois, mènent à tout|

cjLcepté à ce que TUonnéte homme vous donne la main«

36 LES BLANCS ET LES BLEtJS .

\ Fjcron venait de raconter avec beaucoup dVmpbase ce que faisaient ces jeunes gens qui, à cette heure, comme nous l'avons dit, échangeaient des coups de feu avec les soldats, de Menou.

Le jeune président, au contraire, raconta avec une extrême simplicité ce qui s'était passé à la Convention, et déclara qu'il n*y avait plus à reculer.

La guerre était ouverte entre les représentants et les sectionn aires.

La victoire resterait incontestablement, à cette heure, à ceux-là qui seraient le plus tôt prêts au combat.

Si pressante que fût la situation, Danican fit observer que Ton ne pouvait rien arrêter sans Lemaistre et la personne avec laquelle il était sorti.

A peine avait-il achevé, que le chef de Tagence royaliste rentra suivi d'un homme de vingt-quatre à vingt-cinq ans, à la figure ronde et franche, aux cheveux blonds et crépus, couvrant presque entièrement le front, aux yeux bleus à fleur de tête, au cou rentré dans les épaules, à la poitrine large, aux membres herculéens.

. Il était velu du costume des riches paysans du Morbihan.

Seulement, un galon d'or, large d'un doigt, bordait le collet et lès boutonnières de son habit, ainsi que les extrémités de son chapeau.

Le jeune président s'avança au-devant de lui.

Le chouan, de son côté, lui tendit la main.

Il était évident que les deux conspirateurs savaient devoir 66 rencontrer, et, sans se connaître, se devinaient.

i%% Biiirci IT ht» 911VU 87

Page 1