UN SOI
Un soir de drame, comme faux, Traversé d'orage splendide, brûlant Fun et Vautre au longflot De ce désir qui vous dévide Tout au long de son torrent chaud
Puisj au cœur de ce qu'il médite^ Plus fort que notre volonté, Sa flamme ardente^ d'un coup^ vite.
Immense ouragan qui palpite cA r autel de sa volupté,
D'or vivant sur sa prise, loin.
Rayonnant au noir de tes soies, Soleil de ta peau pâle, proie Unique, terme souverain De ton corps et du mien qui noient
Dans la méduse de la joie Ce dont, jusqu'alors, le jeu plein ^ Qui sur tout son frisson nous ploie, N'avait jamais encor si bien^ Dispensé le suprême bien,
Au moins pour moi^ quand je revois Lheure ailée que rien n évince Oii je retrouve sous mes doigts Tes longs bas sur tes jambes minces.