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2° les tableaux. publiés doivent être revisés en ce qui concerne les blés tunisiens.
Nous continuerons bien entendu à pratiquer très soigneusement l'essai PÉKAR ét les essais de tamisage (le refus au tamis 90 devra toujours être insignifiant), mais nous abandonnerons volontiers lé dosage des débris cellulosiques qui est long, peu certain, et même superflu quand on possède le pourcentage exact des matières minérales.
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s — 95 = CONCLUSIONS
L'objet de notre travail a été:
1° De montrer que les blés de la variété Florence-Aurore de la lignée 588 doivent à très juste titre être considérés comme des blés tendres de très haute valeur boulangère.
2° De faire ressortir de quelle manière la Tunisie est arrivée par une organisation rationnelle à se donner une place très honorable et enviée dans la production de ces blés.
3° De mettre en lumière le travail de sélection et d'appréciation des récoltes, grâce à quoi on a pu aboutir aux sous variétés de Khoudiat et d’Ariana 8 qui peuvent supporter la comparaison de qualité avec les meilleurs d’entre les blés du Manitoba.
4° De faire connaître quelques particularités où l’œuvre de l'homme est intervenue avec efficacité pour enrayer la menace des parasites : charbon et punaises
5° Enfin de présenter aux analystes des substances végétales une technique d'ensemble de dosage d'éléments qui se retrouvent d’une façon habituelle dans les résultats qui leur sont demandés, et qu'ils peuvent réaliser avec des moyens simples.
Nous pensons en particulier que le dosage de l'azote total des farines et des substances alimentaires en général peut être réalisé d'une manière systématique, grâce à la technique de destruction des matières organiques que nous avons décrite à l’aide du mélange catalyseur dont nous avons modifié la composition pour permettre le dosage de l’ammoniaque par la méthode au formol.
Nous serons particulièrement heureux si nous avons pu faire mesurer aux colons les résultats tangibles auxquels à force d'endurance ils sont parvenus en si peu d'années, et aider à maintenir leur confiance en ceux qui dans leurs laboratoires travaillent avec eux et les aident de leurs conseils judicieux.
Quant à nous notre satisfaction d'esprit a été d'apporter à leur œuvre cette modeste contribution, car habitué dès notre jeune âge à voir sur notre côte bretonne ces champs verdoyants qui descendent de nos vieilles montagnes usées pour aller se fondre dans le bleu
foncé de nos baies si pittoresques, plus tard adolescent à revenir aux mêmes lieux contempler cette moisson qui:
. Roule, ondule et déferle au vent frais qui la berce
(J. M. de Hérédia)
et enfin transporté en Tunisie, où sur les vastes étendues sans arbres et brûlées de soleil, les colons français ont fait lever d'autres moissons, nous ne pouvions apporter un hommage plus sincère à tous ceux qui à force de labeur et d'intelligence font produire au sol le pain qui nous nourrit, ) Vu:
Le Président de thèse