CHAPITRE- IV
LES COMMOTIONS SPINALES
Ce chapitre, qui n’occupait jusqu’ici dans les traités classiques qu’une place rudimentaire, s’est eirrichi, au cours de cette guerre, de faits nombreux et nouveaux, dont la mise au point peut être tentée aujourd’hui. Ils méritent de nous arrêter longuement, en raison de l’importance doctrinale et pratique de la question.
L’ébranlement de la moelle épinière, qui constitue essentiellement la commotion spinale, peut être provoqué soit par xm choc porté directement sur le rachis, soit par im traumatisme dont l’action immédiate est limitée aux parties molles paravertébrales ou encore au thorax ou au squelette du bassin. Dans le premier cas, la commotion médullaire s’accompagne de contusion ou de fracture des apophyses ou des lames vertébrales; dans le second, le rachis est absolument intact, et seules les parties molles ou les pièces du squelette thoracique ou pelvien attestent la violence du traumatisme. C’est ce que nous appellerons la commotion médidlaire directe.
En dehors des causes traumatiques que nous venons de rappeler, il existe toute une catégorie de faits dans lesquels le choc gazeux des explosifs éclatant à proximité semble être à lui seul l’agent causal de la lésion médullaire. Nous verrons que si ces faits rares, mais indiscutables, prouvent que la déflagration des gaz peut provoquer des lésions organiques des’centres nerveux et notamment de la moelle, leur mécanisme pathogénique mérite d’être discuté.
Quoi qu’il en soit, c’est un deuxième groupe de lésions médullaires conunotionnelles : commotion médidlaire indirecte qui, nous le verrons, s’oppose plus en apparence qu’en réalité, à la commotion médullaire directe.
LES COMMOTIONS SPINALES