‹ Les blessures de la moelle et de la queue de chevalChapitre 17 sur 63 · PL V · texte numérisé non relu

PL V

Masson eï C'®, Éditeuks

LES COMMOTIONS-SPINALES . 93

nlasma sombre envoient des expansions divergentes et ramifiées et cloisonnent grossièrement le champ du ramollissement^ Parfois, la nécrose est telle, qu’elle aboutit non seulement à la fonte et à la destruction des cellules et des fibres rierveuses, mais frappe aussi la charpente névroglique et deteri^e l’apparition de véritables cavités microscopiques II en était ai^i dans une observation de Claude et Lhermitte, où il existait une petite cavité dans la corne antérieure droite et une perte .<ie substance plus importante dans les <^°^dons postérmurs^ Autour de ces cavités microscopiques, la névroghe végété et abondamment, eUe forme une paroi ^bril aire partn Lièrement dense. L’aspect de ces fentes ou cavités est assez spécial pour évoquer immédiatement les images que certaines syringomyélies au début de leur développement.

Ces foyer? de nécrose ont été retrouvés par un certain nombre d’auteurs : Souques, Bisenbach, Henneberg, Borchardt, Aubrey Mussen, qui en ont fait une étude attentive.

III Lésions de s faisceaux spinaux . — En dehors des foyers limités de nécrose, qui peuvent ISHnorceler et engentor des dégénérations ascendantes et descendantes faisceaux blancs présentent ce que Claude et Lhei^tte ont appelé la dégénêration primaire aigue des fibres •

La dégénération primaire aiguë peut s’étendre à tous les faisceau!spinaux, au moins sur l’étendue de plusieurs se^j J. mais le plus souvent, eUe se limite au territoire marial de la moelle. Cette lésion n’était pas passée maperçue des histoloTtel et Schiefferdecker, Strumpell, Bruns, Sctoa^, Hartoann l’avaient déjà révélée mais en la confondant plus fu moins avec les dégénérations secondâmes. Oberstemer. puis A. Jakob s’efforcèrent de l’en différencier.

Grossièrement, si l’on peut dire, car il s agit ^ «ne lésion complètement invisible macroscopiquement, la

la dégénération secondaire est relativement aisée. Dans les

deux cas, on constate, à première vue, la désmtégration co plète des fibres myéhniques associée f 7““^

de la névroglie, mais dans le détail, ces deux lésions different

sensiblement. , pnmc-

La dégénération primaire aigue se présente av tères suivants : se jouant des frontières que 1 anatomie aw« aux faisceaux, elle ne se cantonne jamais dans des limites étroites, mais se perd insensiblement dans le tissu sam par e

Explication de

Planche VI

Les altérations tlbrlllalres et cellulaires de la commotion

Fig. 1. — Coupe longitudinale des faisceaux marginaux de la moelle. La lésion atteint ici le maximum d intensité. Les cylindraxes sont morcelés ou hypertrophiés. Renflements pyriformes et corpuscules hyalins très argentophiles. Distension des mailles de névroglie avec épaississement de son réseau. (Méthode de Biélschowsley.)

Fig. 2. — Cellules radiculaires antérieures. Chromatolyse nette d’un élément; hyperchromatose des autres cellules; tendance à la fusion des corps chromophiles; atrophie modérée, mais nette, des éléments cellulaires, (Méthode de Nissl.)

Page 1