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LES LÉSIONS DE LA QUEUE DE CHEVAL ET DU CONE TERMINAL

Notions d’anatomie et de physiologie normales

On sait que, chez l’adulte, l’extrémité inférieure de la moelle ■épinière s’arrête à la partie moyenne du corps de la 2e vertèbre lombaire, tandis que le fourreau dure-mérien, contenant les racines lombaires et sacrées, descend jusqu’au niveau de la 2e sacrée (fig. 9).

Sous le terme de racines de la queue de cheval, on entend le faisceau des racines rachidiennes compris entre un plan affleurant en haut l’extrémité inférieure de la moelle, et en bas, l’extrémité inférieure du cul-de-sac durai. C’est dire, qu’à partir de la 2e racine lombaire (inclusivement) toutes les racines lombo-sacrées en font partie intégrale. De la coalescence des racines postérieures et antérieures lombo-sacrées sont formés les nerfs radiculaires (Nageotte) entourés de leurs gaines méningées. Leur ensemble constitue les nerfs de la queue de cheval. Ainsi la queue de cheval contribue à l’innervation motrice de tous les muscles des membres inférieurs, y compris le psoasiliaque. Son territoire sensitif est un peu moins étendu.

Notons encore que, si le scrotum est innervé par la 3® racine sacrée, le testicule reçoit ses nerfs de beaucoup plus haut (2® lombaire) ce qui explique que sa sensibilité est conservée, même dans les lésions hautes de la queue de cheval. D’autre part, le crémaster reçoit également son innervation de la 2® lombaire, ce qui rend compte de la conservation du réflexe crémas-

térien contrastant avec l’anesthésie absolue de la région pérméoscrotale.

Le cône médullaire terminal correspond à • la partie la plus inférieure de la moelle (fig. 9) ; il comprend les 3®, 4® et 5« segments sacrés (centres génitaux, anaux et vésicaux) et le segment coccygien.

L’épicône (Minor) correspond à la partie immédiatement sus-jacente et comprend le 6® segment lombaire, le l®"" et le 2® segments sacrés.

Quoiqu’on ait tenté de dissocier les syndromes de la queue de cheval de ceux du cône et de l’épicône (Minor, Ra5rmond, Muller), il faut avouer qu’en pratique neurologique de guerre les lésions sont le plus souvent complexes, mixtes et que les signes traduisant l’atteinte de la partie tout inférieure de la moelle (cône et épicône) se confondent le plus souvent avec celle relevant de lésion de la queue de cheval proprement dite.

Nous étudierons donc d’abord en détail les syndromes cliniques de la queue de cheval ; une fois ceux-ci connus, nous verrons quels sont les signes qui permettent quelquefois de différencier ces syndromes d’avec ceux du cône ou de l’épicône.

CHAPITKE PREMIER

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