L’HÉMISECTION DE LA MOELLE
Syndrome de Brown-Sequard. — Parmi les lésions partielles ■de la moelle il en est une qu’il est essentiel de bien connaître parce que, en matière de traumatisme de guerre, elle se rencontre très souvent. Nous voulons parler de VMmisection tpinale dont l’expression clinique est, on le sait, le syndrome ■de Broim-Sequard.
Ainsi qu’on peut l’imaginer a priori, les éléments de ce s 3 mdrome, pour être de même nature, sont soitmis à de grandes variations. dans leur agencement, suivant la profondeur de la lésion médullaire et suivant son siège. Aussi devons-nous analyser différents tyqjes anatomo-cliniques que nous grouperons en deux grandes catégories en nous basant sur la profondeur d’une part, et sur la hauteur de l’hémiseotion d’autre
Mais avant d’entrer dans le détail des faits, nous croyons indispensable pour leur compréhension, de rappeler très rapidement les notions récentes d’anatomie et de physiologie grâce auxquelles s’éclaire ce S5mdrome, tout récemment encore si mystérieux.
Notions d’anatomie et de physiologie normale. •— Les recherches de Dejerine, Horsley, Head, Petren, entre autres, ont montré que la voie sensitive de la moelle ne se limitait pas aux cordons postérieurs et à la substance grise, mais que la sensibilité s’écoulait aussi en grande partie par le cordon antéro-latéral.
Toute racine postérieure qui pénètre dans la moelle se divise immédiatement en trois groupes de collatérales : les unes courtes, qui s’épuisent aussitôt dans la corne postérieure ; les autres moyennes, après un .trajet plus ou moins long dans le cordon postérieur abordent la substance grise à la base de la corne postérieure ; les dernières longues, montant jusqu’au bulbe et se terminant dans les noyaux de Goll, de Burdaoh et de v. Monakow.
Dans ces différentes régions, ces collatérales s’articulent avec le deuxième neurone de la voie sensitive.
Les collatérales courtes s’articulent au niveau de leur point de pénétration dans la substance grise avec un neurone dont le cylindraxe émerge dans le cordon latéral et se réunit avec ses congénères, pour former un faisceau situé en avant du Fc. pyramidal croisé et en dedans des faisceaux de Gowers et de Plechsig ; par elles s’écoulent vers le cerveau les sensations thermiques.
P yramîdal direct