‹ Les blessures des vaisseauxChapitre 25 sur 35 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

Les blessures des vaisseaux axillaires se voient dans les ambulances beaucoup plus fréquemment que les blessures de

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Tantôt il s’agit d’une plaie large et béante de l’épaule ou du creux axillaire, entièrement remplie de caillots et au fond e Mquen , t faite Phémostase spontanée. Tantôt même ïn peut voir, dans les grands écrasements du moignon de l’éoaule et dans les arrachements du membre supérieur, les vaisseaux axillaires en apparence largement béants dans la plaie et ne saignant pas. J ai eu plusieurs fois l’occasion de voir le bras ' presque comp Moment détaché du tronc avec la peau largemen ' dechiree vers l’aisselle, etdans la plaie les nis&aw S| rompus, étirés, complètement secs axiitaires- :

Le plu S souvent il s’agit de plaies étroites par balle ou éclat! dobus. Dans ce cas la blessure des vaisseaux peut s W : f pagner d une hémorragie interne, intra-pleurale ou d’une hémorragie interstitielle avec formation d’un hématome axü la^iexceptionneHement, i, n’ y aquepeu oupas d’écoulemeni

L’hémorragie interne se produit à la faveur d’une plaie tho-

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avait ouvert la plèvre et provoqué un hémothoraxv Je n’ai pour ma part rencontré qu’une fois cette complication sur 11 cas. L’hémat-ome axillaire est la manifestation habituelle des'blessures vasculaires de l’aisselle. Cet hématome atteint rapidement des dimensions considérables. Il soulève la paroi antérieure de l’aisselle qui bombe fortement en avant ; il remonte jusqu’au-dessous de la clavicule, descend sur la face interne du bras et le long de la paroi thoracique; il peut être énorme. Dans un cas que j’ai opéré, la tuméfaction diffuse occupait toute la partie gauche du thorax et gonflait le bras jusqu’au coude; l’ecchymose, énorme, couvrait la face interne du bras et de l’avant-bras, la face latérale du tronc jusqu’à la crête iliaque. L’hématome artériel s’accompagne d’un mouvement d’expansion très net ; les battements et le souffle y sont en général facilement perçus. L’hématome artério-veineux est beaucoup moins volumineux. Quant à la varice anévrismale, elle est infiniment plus rare à l’aisselle qu’au niveau du cou. Makins n’en a observé qu’un cas. Enfin, exceptionnellement, la plaie vasculaire ne se signale à l’ambulance par aucun épanche-, ment; à une époque où le débridement et l’exploration systématique des plaies n’étaient pas répandus, on a pu laisser passer ainsi des plaies des vaisseaux de l’aisselle, qui se sont manifestées a l’arrière par des hématomes diffus secondaires ou des hémorragies secondaires : tels les cas rapportés par Auvray, Le Jemtel, J.-L. Faure, etc.

Une complication très fréquente des plaies des vaisseaux de l’aisselle, c’est la blessure des nerfs du plexus brachial. Dans. 9 cas sur 14, Makins a constaté une^nonoplégie brachiale plus ou moins complète. 11 peut y avoir section complète ou incomplète d’une des branches du plexus, particulièrement du médian. J’en ai observé deux cas très nets que j’ai suturés.

Les indications thérapeutiques auxquelles donnent lieu lés blessures des vaisseaux axillaires sont celles de$ blessures vasculaires en général.

En présence d’une hémorragie artérielle, survenant par une plaie de l’aisselle, chez un blessé transporté au poste de secours ou à l’ambulance, on doit faire la compression de

i T premièVe côte à 1,aide d ’un ou deux

' Zl" ! S Cr6US sus - clav iculaire tout contre la | clavicule. Si le sang continue de couler, on devra faire un fort tamponnement dans la plaie, ou mieux l’occlusion provisoire de la plaie par une pince.

En présence d'une plaie de l’aisselle, avec hématome diffus ^

volumineux ou non, il faut immédiatement mettre à nu les vaisseaux, et faire l’hémostase directe..

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