DESCRIPTION ANATOMIQUE
souvent plus ou moins obliquement, par une de ses faces, et la déchire comme ferait un gros projectile.
C’est pour les mêmes raisons qu’on voit peu de ■perforations artérielles. On en rencontre cependant sur les gros troncs.
Les ligures 5 et 6 montrent une perforation de l’artère iliaque primitive et une perforation de la carotide primitive par balles de fusil. Ces perforations sont d’autant plus petites que la vitesse de la balle est plus faible; elles paraissent toujours d’un diamètre inférieur à celui -de la balle. C’est que celle-ci refoule Tarière, la distend avant de la traverser, si bien que quand, la balle passée, le vaisseau revient sur luimême, les bords
de la plaie vasculaire reviennent eux aussi sur eux-mêmes et diminuent les dimensions de la plaie. La perforation siège parfois sur le milieu du vaisseau; parfois elle se rapproche beaucoup d’un des tords et équivaut presque à une plaie latérale (fig. 7 ).
$ur les veines , les balles de fusil produisent également des
Fig. 2. (schématique).
Deux plaies latérales d’une artère.
abdominale par balle de fusil.
Lésion de l’artère rénale.
(Pièce deLatarjet. Musée du Val-
6 ÊTTJBE ANATOMO-PHYSIOLOGIQUE
plaies latérales, des sections totales, des perforations. Moins
Fig. 4. — Section totale de la fémorale, par balle de fusil.. (Observation personnelle.)
élastique que l’artère, la veine se rompt peutêtre plus facilement ; contrairement à ce qu’auraient pu faire attendre les expériences anciennes, on voit souvent des ruptures complètes de la veine satellite accompagner les plaies latérales de l'artère. Les. extrémités des tronçons veineux sont nettes, à peine frangées ; leurs parois s’accolent, sans retroussis Latarjet, Musée du Val-de-Grâce.) de la tunique interne. Il
DESCRIPTION ANA r OMI QUE
existe aussi des plaies latérales et des perforations; ou peut voir, quand la balle passe entre l’artère et la, veine étroitement accolées, se produire une plaie latérale de l’artère j et une plaie latérale de la veine, se faisant face et s’accolant pour ainsi dire instantanément après le passage de la balle. | 1 C’est, en effet, très
souvent ensemble qu’on rencontre les plaies des veines et les plaies des artères.
Elles existent isolément sans doute. Plust; souvent elles sont as- 1 . sociées. On peut trou-J ver toutes les variétés!
combinées. Tantôt il
existe ujie perforation de l’artère et une perforation de la veine; tantôt une rupture complète des deux vaisseaux; tantôt une plaie latérale de chacun d’eux (fig. 8 et 9 ).
Un point très important, sur lequel je veux attirer immédiatement l’attention, c’est la multiplicité des vaisseaux atteints