‹ Les blessures des vaisseauxChapitre 8 sur 35 · ÉTUDE AN A T O MO-DH YS10WG1Q VE · texte numérisé non relu

ÉTUDE AN A T O MO-DH YS10WG1Q VE

par le même projectile. Non seulement l’artère et sa veine satellite sont blessées, mais, en même temps, telle collatérale artérielle, née au-dessous, est blessée sur un plan plus profond, telle branche de bifurcation est atteinte en arrière du tronc principal. J’ai vu l’artère vertébrale atteinte en même temps que la carotide primitive, la fémorale profonde en même temps que la fémorale superficielle. Quénu a vu le tronc des

Fig. 8. — Blessure des vaisseaux fémoraux au niveau - du canal crural par balle de shrapnel.

Artère et veine sont complètement déchirées. Sur l’artère, il ixiste une plaie latérale en amont de la

section totale. (Pièce de • < picsuc m vemepar eciais Latarjet, Musée du Val-de- d’obus. (PiècedeLatarjet, Grâce.) Musée du Val-de-Grâce.)

Fig. 9. — Déchirure latérale de l’artère iliaque externe, c perforations multi-

interosseuses coupé en même temps que Thumérale au pli dir coude. En opérant un hématome du triangle de Scarpa, P. Duval a trouvé, outre, une blessure de l’artère et de la veine fémorale superficielle, une déchirure des vaisseaux fémoraux profonds, etc. Cette multiplicité des lésions, qu’on voit aussi bien d’ailleurs avec les éclats d’obus qu’avec les balles, a une importance considérable au point de vue du I traitement. Disons tout de suite que c’est une des raisons pour I préférer toujours dans le traitement des plaies vasculaires la ligature dans la plaie à la ligature à distance, '

DESCRIPTION ANA TOMIQUE 9

(> i jes éclats (L'obus, de grenade , de torpillé produisent, eux aussi, des plaies vasculaires de types extrêmement variés.

J’ai vu de véritables piqûres produites par des éclats minuscules et acérés de grenade. Parfois l’éclat r este fi xé dans la paroi du vaisseau. La figure 10 représente un petit éclat de

grenade fixé dans la lumière de l’artère tibiale postérieure. Rien m'avait décelé l’existence d’une plaie artérielle. En débridant la plaie, je fus conduit sur la tibiale postérieure, dans la paroi de laquelle était fixé l’éclat. Parfois il s’agit de déchirures latérales, plus ou moins étendues et pouvant aller jusqu’à la rupture totale; parfois enfin, on trouve de véritables perforations. C’est là évidemment une lésion rare, puisqu il faut, pour qu’elle se produise, à la fois un très petit éclat, e

un gros tronc vasculaire. Je l’ai rencontrée (fig. 11) sur un bulbe carotidien, perforé de part en part par un éclat d’obus acéré, gros comme une lentille. L’éclat était resté accolé à la perforation postérieure du vaisseau, d’où je l’enlevai. Enfin, il s’agit parfois de déchirures complètes , de broiements. Produites

Fig. Il. — Perforation du bulbe carotidien par éclat d’obus. (Obervation personnelle.)

par de gros éclats ou par des projectiles secondaires, ces lésions se voient dans les grands traumatismes des membres, dans les arrachements, dans les broiements. A la surface du moignon, au fond de la vaste plaie nettoyée, on voit l’artère et la veine parfois béantes, le plus souvent effilochées et aplaties, ne saignant pas.

Telles sont, brièvement résumées, les lésions essentielles que présentent communément les vaisseaux. Gardons-nous de

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