LA PREMIÈRE CHAPELLE DES BOIS-FRANCS
Le Canadien qui a vu le jour sur les bords enchanteurs de notre grand fleuve, qui a appris sur les genoux de sa bonne mère à bégayer le doux nom de son Dieu, qui a vu s'écouler paisiblement les jours de son enfance à l'ombre tutélaire du clocher de sa paroisse, qui a contracté dès son bas âge l'habitude de se rendre tous les dimanches et toutes les fêtes au temple catholique pour y offrir l'encens, prier et adorer, ne peut se faire à l'idée de vivre sans édifice religieux pour rendre publiquement au Seigneur le culte qui lui est dû. Il lui faut un autel
pour offrir le saint sacrifice, un prêtre à ses côtés pour le consoler et le soutenir au milieu des difficultés sans nombre qu'il rencontre à chaque pas sur le chemin de la vie.
Vu leur nombre encore assez restreint et leurs modiques moyens, les colons de Blandford ne pouvaient prétendre avoir un prêtre résidant pour les desservir. Pour le moment, leur désir était d'avoir une mission de temps à autre, par monsieur le curé de Gentilly.
Ils avaient la promesse de M. l'abbé Michel Carrier, alors curé de cette paroisse, qu'il s'intéressait à leur malheureux sort Avec un intermédiaire comme M. le curé Carrier, qui, plus que tout autre, connaissait les besoins religieux de la nouvelle colonie, on était certain de réussir à obtenir ce que l'on désirait si ardemment.
Dans de semblables circonstances, les colons de Blandford s'assemblèrent, et il fut unanimement résolu de s'adresser à Monseigneur Signay, archevêque de Québec, pour lui demander la permission de construire une chapelle. Leur demande fut favorablement accueillie et cette permission leur fut accordée le 12 avril 1833. Aussitôt M. Charles Héon dressa lui-même le plan d'une chapelle.
Les colons, pleins de joie et de courage, en recevant cette autorisation, s'élancèrent hardiment dans la forêt, et en peu de temps ils transportèrent tout le bois nécessaire pour cette construction. La chapelle fut levée en
Les syndics élus pour construire la nouvelle chapelle furent Messieurs Alexis Leblanc, Charles Héon
PREMIERE EGLISE DES BOIS-FRANCS Bâtie en 1835. Incendiée le 31 août 1913.
Godefroy Leblanc, Pierre Bruneau et Joseph Gagnon père. Cette nomination porte la date du 8 décembre 1833.
Pour donner une idée du mouvement de la population de ces temps-là, disons qu'en Mars 1825 le canton de Blandfordne comptait que trois colons,fixés sur les bords de la rivière Bécancour, et que la requête en date du 6 mars 1833, demandant à Monseigneur de Québec la permission de construire une chapelle, était signée par les cultivateurs dont les noms suivent : Amable Ouellet Alexis Pépin, Antoine Marchand, Augustin Richard Zéphirin Marchand, Hilaire Marchand, Pien'e Richard père, Nicholas Gagnon, Charles Richard, Pierre Richard fils, Siméon Lafrance, Alexis Hamel, Thomas Boyer Godefroy Leblanc, Antoine Bruneau, François Marchand Alexis Perreault, Laurent Lahaie, Gabriel Carpentier Sifroy Carpentier, Télesphore Lemay, Georges Carpentier Joseph Lemay, François Lemay, Dominique Lemay, Joseph Hardy, David Ducas, Edouard Bazin, Jean Marchand, Jean Ouellet, Charles Palmer, François Lacourse Joseph Marchand, Jean Marchand et Joseph Genest.
Cette supplique était accompagnée d'un plan du territoire que l'on voulait faire ériger en paroisse.
Ce territoire comprenait une grande partie du canton de Blandford, les dixième et onzième rangs du canton de Maddington,les douze premiers lots des premier, deuxième troisième et quatrième rangs du canton de Bulstrode. Cette requête est datée du six mars 1833, signée par 34 paroissiens et certifiée par M. Laurent Genest, notaire à Gentilly, le 15 mars 1833. Charles Héon et Pierre Bruneau furent délégués auprès de Monseigneur l'archevêque de Québec, comme porteurs de ces deux requêtes.
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La chapelle devait avoir 60 pieds de longueur par 35 de largeur et être construite sur un terrain de huit arpents en superficie, que venait de céder M. Louis Massue, pour les fins du culte, y construire une église ou chapelle^ sacristie, presbytère, cimetière et dépendances, à distraire du lot de terre numéro cinq du dixième rang du township de Blandford.
L'entreprise de la construction de l'église fut adjugée à Charles Héon, qui déjà en avait fait les plans, pour les prix et somme de deux cent quarante piastres ; elle devait être terminée pour la Saint-Michel, le 29 septembre
La chapelle entreprise par M. Charles Héon le 28 novembre 1834 fut levée au commencement de juillet 1835. En décembre, M. M. Carrier en fit la bénédiction et y dit la première messe.
Ce n'était certes pas une basilique, mais tout de même elle était assez bien proportionnée, et fut construite si solidement, qu'elle a résisté aux intempéries des saisons, près de 78 ans. Elle fut incendiée le 31 août 1913.
C'est près de cette chapelle qu'eut lieu, au printemps de 1825, le meurtre de Antoine Dubuc, de Saint-Pierre-les- Becquets. Dubuc faisait la chasse sur les bords de la rivière Bécancour. Dans les environs, trois sauvages, Noël-François, Alexandre et Sougraine, qui eux aussi faisaient la chasse, furent soupçonnés d'être les meurtriers de Dubuc. Sougraine, selon quelques anciens, plus barbare que ses compagnons, serait celui qui a frappé Dubuc, sur le crâne, avec une hache. Dubuc fut enterré à Saint-Pierreles-Becquets le 7 avril 1825.
On ne put rejoindre ni Sou graine, ni Alexandre. Noël-François, a^^ant continué à chasser dans les forêts environnantes, fut fait prisonnier, comme étant l'auteur du crime ou au moins complice. On trouva dans sa cabane une liache ensanglantée. Il subit son procès aux assises criminelles des Trois- Rivières, et fut condamné, le 15 septembre 1825, ^ ^tre pendu. Noël-François protesta de son innocence jusque sur réchafaud. Il fut exécuté le 24 septembre 1825, au bout de l'ancien monastère des Récollets, servant alors de prison, et fut inhumé le même jour. On dressa l'acte suivant: "Le vingtquatre septembre mil huit cent vingt-cinq, nous prêtre soussigné, avons été présent à l'inhumation du corps de François-Noël, sauvage de Passamaquadi, qui a été exécuté le même jour, par ordre de la justice pour avoir été accusé de meurtre. — Jos. Asselin ^"■^"
La chapelle était construite, mais on n'avait pas un seul ornement, pas un seul vase sacré, pas un seul tableau pas de chemin de la croix, pas de cloche, on manquait de tout.
Charles Héon et Pierre Bruneau se dirigent encore une fois du côté de Québec. Ils s'adressent à différentes personnes charitables, qui se font un plaisir, un devoir de donner largement à la pauvre mission, afin de mettre le Missionnaire en position d'offrir le Saint Sacrifice de la messe sans être obligé d'apporter avec lui, deGentilly, ce qu'il lui fallait. Ils se firent accompagner par M. Louis Massue, qui ne fut pas le dernier à inscrire son nom sur la liste de souscriptions.
M. Massue avait déjà donné, outre le terrain pour
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construire l'église et les dépendances, les vitres, et les ferrures pour les nouvelles bâtisses.
Les délégués furent très lieureux dans leur mission. Ils rapportèrent une somme de cent dollars en argent, nn magnifique tableau sur toile, don de M. Légaré, peintre, et une croix en fer, qui brilla sur le clocher de Saint- Louis de Blandford, jusqu'à l'incendie du 31 août 1913. La fabrique de Nicolet fit plus tard l'acquisition du tableau, don de M. Legaré, et donna en écliange celui de Saint- Louis, Roi de France, patron de la paroisse. On avait eu aussi une cloclie. Cette cloclie, la première qui se soit fait entendre dans les Bois-Francs, fut détruite, elle aussi, dans l'incendie de 1913.
Les délégués rapportaient, en même temps, beaucoup de linge et plusieurs ornements ainsi que vases sacrés. La fabrique de Geutilly fit à la mission don d'un autel.
En 1838, les colons de Blandford bâtirent, à côté de leur chapelle, une petite maison qui servit de résidence à Messieurs les Curés et Missionnaires de Geutilly, de Somerset et de Stanfold, lorsqu'ils venaient y faire la mission. Le premier curé de Saint-Louis, M. Arthur Carufel, l'habita l'espace de quatre ans.
Le premier corps des marguilliers de la piroisse fut formé le ler novembre 1849, ^t composé de messieurs François Levasseur. Godefoy Leblanc, Joseph Renaud, Edouard Bazin, Jean Baptiste Neuville et Pierre Bruneau.
Sur les six marguilliers, les trois choisis pour entrer de suite en exercice furent messieurs Edouard Bazin, Jean Baptiste Neuville et Pierre Bruneau.
De l'automne 1840 à octobre 1848, les fiièles de St- Louis de Blandford furent desservis par messieurs les
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Missionnaires de Somerset : M. C. Gagnon, M. C. E. Bélanger et M. E. Dufour ; de octobre 1848 à l'antomne 1S62, par messieurs les curés de Stanfold : M. A. Racine, M. E. Ealiaye et M. Narcisse Pelletier.
M. Narcisse Pelletier, curé de Stanfold, fut le dernier missionnaire à Saint-Eouis de Blandford, de 1852 a 1862, époque de la nomination du premier curé.
Ees paroissiens de Saint-Eouis allaient, à tour de rôle, cliercher le missionnaire et le reconduire à Stanfold. Ils avaient l'office divin une fois par mois, le dimanche.
PREMIER CURÉ : M. l'abbé CHARLES ARTHUR OLIVIER S. DE CARUFEL
Hnfin, en 1862, Monseigneur Thomas Cooke, nomma le premier curé de St-Eouis de Blandford, ]\I. l'abbé Charles-Olivier- Arthur-Sicard-de-Carufel.
Après avoir fait exécuter des réparations au vieux presbytère, M, Carufel fit construire un jubé et peindre l'intérieur de la chapelle et s'efforça de la pourvoir d'ornements convenables.
Ce fut surtout pour renseignement de la jeLiaesse que Monsieur de Carufei se dévoua avec le plus d'ardeur.
]\I. Tabbé M. C.-A.-S.-Sicard de Carufel demeura à Saint-Eouis jusqu'au mois d'octobre 1870, date o\ il fut remplacé par son cousin ]\I. l'abbé Ovide Sicard-de- Carufel.
Kn même temps qu'il était curé de Saint-Louis de Blandford, M. Ovide-de-Carufel était chargé de la mission de Notre-Dame de Lourdes de Mégantic. Monsieur O.- S.-de-Carufel séjourna à Saint-Louis de Blandford jusqu'à l'automne de 1873.
Le troisième curé fut M. Charles Théodore Bernard Bellemare. M. l'abbé C. Bellemare desservait, en même temps que Saint-Louis, la mission de Ste-Anne du Sault. Il s'y rendait durant la semaine, une fois par mois.
C'était alors le temps de l'exploitation, à Maddington- Falls, de la fameuse industrie de tanin ou extrait de l'écorce de pruche, industrie qui, durant l'espace de deux ans,, fit de Ste-Anne-du-Sault un centre de commerce des plus considérables. On y distillait au-delà de quinze mille cordes d'écorce de pruche par année. Malheureusement, l'incompétence des administrateurs fut cause que l'industrie fut abandonnée, et on transporta au Nouveau- Brunswick tout le matériel de l'établissement.
Le 17 mars 1875, M. Charles Bellemare célébra, dans une maison privée, la première messe à Ste-Annedu-Sault. Soixante et quinze personnes communièrent à cette messe.
Après le départ de M. C. Bellemare, son successeur M. H. Julien, continua, quelque temps à faire cette mission, mais ne tarda pas à l'abandonner. En 1887, M. C. E. Mailhot, curé de Saint-Louis, reprit cette mission, qu'il fit jusqu'à l'automne de 1888. M. Mailhot se rendait à Maddington-Falls, à tous les mois, le dimanche le plus près du quinze et célébrait la messe dans diverses maisons, transformées pour la circonstance en chapelle.
M. H. Julien ayant abandonné de faire la mission à
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M. L'ABBE ARTHUR S. DE CARUFEL Premier curé de St-Louis-de-Blandford.
Maddington Falls, la chapelle qu'on y avait bâtie sous M. C. Belle mare fut fermée. Elle fut restaurée et réouverte au culte à l'arrivée de M. le curé C. Lafond, en 1888, et servit pour les offices divins jusqu'à la construction de l'église actuelle. Alors cette chapelle fut transformée en maison d'école.
M. C. Bellemare avait aussi la charge de la mission de Sainte-Marie de Blandford. Il travailla avec beaucoup de zèle à l'avancement de cette paroisse. Il bâtit une chapelle, en 1874, sur le second rang de Blandford près du petit lac Saint-Hustache. Avant la construction de cette chapelle le missionnaire venant de Saint-Pierre-les- Becquets et de Gentilly disait la messe dans la maison d'école. Cette chapelle fut transférée, par ordre de Mgr. E. Gravel, évêque de Nicolet, sur le lot numéro cinq du quatrième rang de Blandford, en mars 1889.
En 1874, le 22 Juillet, M. Chs. Bellemare fit bénir à Saint-Louis de Blandford une cloche du poids de 242 livres, qui reçut au baptême les noms de Louise, Elmire, Emma, Célina, Anne, Reine. Cette cérémonie fut présidée par le Très Révérend Messire P.-H. Suzor, curé de Saint- Christophe et Vicaire Forain.
La messe fut célébrée par M. Louis Pothier, curé de Saint-Médard de Warwick ; M. Agénor Moreau, curé de Saint-Paul de Chester, faisait l'office de diacre, et M. Ovide Carufel, curé de Sainte-Angèle-de-Laval, celui de sousdiacre. Les parrains et marraines furent l'hon. Wilfrid Laurier et Madame Louis Prince de Stanfold ; Raphaël Bellemare Ecuyer, avocat et Percepteur du Revenu de l'Intérieur, de Montréal et Madame Ephrem Bruneau ; M. Charles Héon et Madame Honoré Provencher ; M. Hyacinthe
St-Germain, maire de la paroisse et Mme Pierre Sirenne, de Bécancour ; M. Isaac Boisvert, marguiller en charge, et Mme Veuve Michel Charland. Les prêtres présents furent : Messieurs Paul de Villers, N. D. St-Cyr, C. Bellemare, D. O. Carufel, L.-A. Bisson. E. A. Gauvreau, P. Roy, dis. Garceau, A. Paquin et C. O. L. Gingras. Cette cloche, comme son ainée, disparut lors de l'incendie du 31 août 1913.
Le successeur de M. C. Bellemare fut M. Henry Julien, qui arriva à Saint-Louis en octobre 1875.
M. l'abbé H enri-Elzéar-Honoré Julien, avec la mission de Maddington-Falls qu'il fit quelque temps, avait aussi à desservir Sainte-Marie de Blandford. Il s'y rendait à tous les quinze jours, soit la semaine, soit le dimanche.
M. H.Julien fit, en 1881, pour Saint-Louis, l'acquisition d'un assez beau chemin de la croix. L'érection en fut faite, le 14 août 1881, par M. l'abbé C.-F. Baillargeon, curé de Stanfold.
M. Julien demeura à Saint-Louis jusqu'au mois d'octobre 1881, date où il fut remplacé par M. l'abbé Georges Brunel. M. l'abbé G. Brunel, comme son prédécesseur, fut chargé de la mission de Sainte-Marie, qu'il faisait le premier dimanche de chaque mois. Ceci eut lieu jusqu'en 1885, époque oii M. Brunel abandonna complètement cette mission. De ce moment elle passa sous la j uridiction de M. le curé de Gentilly, qui en fit la desserte jusqu'en 1887. A l'été de 1887, M. C. E. Mailhot, curé de Saint-Louis, fut chargé par Mgr. E. Gravel de reprendre cette mission. M. C. E. Mailhot se transportait à Sainte-Marie, dans l'après-midi du premier dimanche
de chaque mois et y disait la messe le lundi matin, ce qu'il continua de faire jusqu'à la nomination du premier curé de Sainte-Marie de Blandford, M. l'abbé Arsène Longval, en août 1889. Ce fut M. l'abbé C.-E. Mailliot qui présida au transport de la chapelle du deuxième rang au quatrième rang.
Après avoir été curé de Saint-Louis pendant cinq ans, M. G. Brunel passa à la cure de Sainte-Sophie de Ivévrard, poste qu'il occupa jusqu'en 19 11.
Le sixième curé de Saint-Louis, M. C.-E. Mailhot fut nommé en septembre 1886.
Durant l'été de 1887, M. l'abbé Charles-Edouard Mailhot obtint gratuitement de Messieurs les curé et Marguilliers de Stanfold un magnifique autel ciselé et doré. Cet autel avait été donné par Monseigneur Baillargeon, alors curé de Notre-Dame de Québec, à l'église de Stanfold, du temps de M. Antoine Racine. Il avait appartenu pendant de longues années à l'église de Notre- Dame des Victoires, Basse-Ville de Québec, église si chère au cœur de tous les Canadiens. C'est donc un autel qui évoque de touchants souvenirs. Malheureusement, il a été détruit par le feu en 1913.
En 1891, M. C.-E. Mailhot fit restaurer l'intérieur et l'extérieur de l'église de Saint-Louis. Grâce à cette réparation, qui lui avait donné un cachet de jeunesse et de solidité, elle semblait promettre d'être longtemps encore la doyenne des Chapelles et Eglises des Bois- Francs. L'incendie du 31 août 191 3 mit fin à son existence.
Le séjour de M. C.-E. Mailhot à Saint-Louis fut de
douze années. En 1898, il était transféré à Saint-Paul de Chester.
Son successeur fut M. Albert Désilets, curé de Saint- Louis de septembre 1898 au mois d'avril 1904.
M. Gustave Bourbeau arriva à Saint-Louis en avril 1904 et en repartit à l'automne de 1908. Il a bâti le presbytère actuel.
A. M. G. Bourbeau succéda M. C.-H. Joyal, curé de 1908 à 1910.
M. William Pitt est curé de Saint-Louis de Blandford depuis 1910. (i)
(1) M. l'abbé Joseph William Pitt est né àSt-Thomas de Pierreville le 17 octobre 1872, de Herménégilde Pitt, marcband, et de Malvina Boisvert, fit ses études à Nicolet, où il fut ordonné par Mgr Bruneault, le 29 juillet 1901. Vicaire à St-Grégoire de Nicolet (1901-1902), à Victoriaville (1902- 1903), à Arthabaska (1903-1904), à Victoriaville encore (1904-1905), à St David d'Yamaska (1905-1906), à St-Guillaume (1906), à St-Cyrille de Wendover (1906-1908), à St-Félix de Kingsey. St-Léonard d' Aston, Wickham, Ste-Brigitte-des-Saults (1908-1910). Depuis avril 1910, curé de St- Louis de Blandford,
M. L'ABBE W. PITT Curé actuel de St-Louis-de-Blandford.
l'abbé CLAUDE-GABRIEL COURTIN, CURE DE SAINT- EDOUARD DE GENTILLY, DE 1795 à 1832, ET PREMIER MISSIONNAIRE DES BOIS-FRANCS.
M. l'abbé Claude-Gabriel Courtin, curé de la paroisse de Saint-Bdouard de Gentilly (i), était un français émigré de la belle France pendant la malheureuse révolution de mil sept-cent-quatre-vingt-neuf.
Monsieur l'abbé Courtin, arrivé au Canada en 1795 fut chargé par Sa Grandeur Monseigneur l'évêque de Québec de la desserte de la paroisse de Gentilly.
Monsieur Courtin, à qui les gens de Blandford s'adressaient pour les services religieux, vint deux fois à la rivière Bécancour pour y donner la mission : la première fois le vingt-huit février mil-huit-cent-vingt-huit, et la seconde le 4 février 1829. ^^ disait la messe dans la maison de M. Charles Héon.