‹ Les Bois-Francs (volume 4)Chapitre 104 sur 145 · L'UNION DES CANTONS DE L'EST, 11 MARS · texte numérisé non relu

L'UNION DES CANTONS DE L'EST, 11 MARS

U Union fait la force.

Au lecteur :

" L'Union des Cantons de l'Est " cesse aujourd'hui d'être rédigée par un comité de collaborateurs.

P.-L. TOUSIGNANT, ancien rédacteur de " L'Union des Cantons de L'Est ".

L'importance d'un journal dans cette partie de la province est telle, surtout lorsque, comme dans le nôtre, il est sincèrement dévoué aux intérêts religieux et matériels des Canadiens-Français, nos compatriotes, que nous n'avons pas hésité un seul instant à en prendre la rédaction.

En ce faisant, nous avons l'intime conviction de nous rendre utile au pays, de contribuer plus ou moins à l'avancement intellectuel et moral des populations, en répandant sur elles la connaissance des bons principes et des saines doctrines.

Enfin, nous nous ferons avec plaisir le continuateur de l'œuvre des patrons de l'Union ! Marchant au même but, appuyé sur l'encouragement de tous, nous avons l'espoir de nous trouver toujours à la hauteur de la mission dont nous sommes chargé.

Nous y allons de tout cœur, nous pourrions dire de toutes nos forces ; sans nous faire illusion sur les difficultés et les traverses que l'on nous a prédites dans la nouvelle carrière que nous embrassons, nous pouvons cependant promettre d'y marcher d'un pas d'autant plus ferme, que nous avons une ligne de tracée, un chemin de frayé que nous devons à nos devanciers, dans le prospectus de ce journal.

De cette ligne, de ce tracé nous ne dévierons jamais. Nous voulons que notre journal soit, comme dans le passé, ;un journal vraiment catholique, sincèrement dévoué à la nationalité canadienne-française. "Notre foi,notre langue, et nos institutions ", voilà la devise du journal, le point de ralliement de tous nos compatriotes, que nous avons mission de maintenir et de défendre en toutes circonstances.

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Oui ! nous la défendrons, cette foi de nos pères, des attaques que Ton pourrait faire pour nous la ravir ; nous unirons aussi, chaque fois que l'occasion s'en présentera, notre faible voix à celles de nos prêtres, de notre clergé» afin de faire revivre au fond des cœurs canadiens-français, le sentiment religieux, Tamour de notre langue et cet attachement si profond aux institutions du pays, qui furent, de tout temps, la marque caractéristique de notre nationalité.

L'avenir saura nous dire si nous avons réussi. Nos moyens sont faibles, il est vrai, mais nous avons l'espoir qu'avec de la bonne volonté, de l'énergie et de la persévérance, nous mènerons à bonne fin l'œuvre si importante des fondateurs de l'Union.

" L'Union fait la force ". Nous espérons que l'on comprendra partout la justesse de cet axiome national et que l'on secondera libéralement nos humbles efforts, en donnant au journal un encouragement aussi largement marqué que par le passé. Cette union de notre bonne volonté avec celles de nos abonnés nous est une garantie pour l'avenir et le succès de l'œuvre que nous avons à faire prospérer !

P.-L. TOUSIGNANT.

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