‹ Les Bois-Francs (volume 4)Chapitre 135 sur 145 · BIENVENUE AUX ANCIENNES ELEVES · texte numérisé non relu

BIENVENUE AUX ANCIENNES ELEVES

Veuillez nous permettre, Monseigneur, de dire à nos sœurs aînées quelle joie nous ressentons à leur souhaiter la Bienvenue.

Il nous tardait, Mesdames, de remonter avec vous le cours des cinquante ans qui nous séparent du berceau de notre bien-aimé couvent, d'entendre les noms bénis des fondateurs et fondatrices, de nous incliner devant ces vaillants facteurs de bien-être, de science et de vertu. Il nous tardait surtout d'exprimer notre admiration et notre reconnaissance aux dames, anciennes élèves, organisatrices de cette fête jubilaire qui a demandé tant d'initiatives et de sacrifices, imposé tant de fatigues et d'ennuis peut-être. Mais

quelle merveille ne peut pas opérer le cœur de l'enfant qui fête une mère ?

Vous avez droit d'être applaudies et de vous réjouir du brillant résultat qui se concrétise dans une fête familiale pour notre paroisse, deux fois mémorable pour notre couvent. Ce qu'elle perd en int'mité pour les élèves et les religieuses la fait superbe sur le vaste théâtre où elle se déroule grâce à l'excellente idée qu'en a eue notre dévoué Pasteur.

Nous savons quelle part active il a prise à vos projets et délibérations, quelle impulsion il a su donner à votre piété filiale, et de quelle générosité il a bien voulu honorer votre note pécuniaire ; mais ce n'est pas l'heure et ce n'e^st pas à nous de révéler les dons discrets déjà inscrits aux annales des cieux et qui le seront en lettres d'or dans celles du couvent, à la suite du premier cadeau de fête qu'une main faite à bénir et à donner nous adressait en décembre dernier avec ces mots : " S'il m'était permis de faire des largesses et de n'écouter que mon cœur, je vous enverrais des trésors ".

L'écho qui doit porter bien loin nos chants d'allégresses et d'actions de grâces n'en sera donc que plus vibrant et plus sonore quand vous aurez vécu ensemble quelques instants des anciens jours sous le toît qui tressaille à la pensée de vous revoir, vous ayant gardé le trésor de son dévouement et de sa tendre sollicitude.

Mme A.-N. Brodeur, de Montréal, ancienne élève du couvent d'Arthabaska, charma l'auditoire par sa brillante et gracieuse réponse :

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