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LE CANTIQUE DU JUBILÉ DOR

Maître adoré, c'est l'heure de l'ivresse, A mon labeur, succède un doux repos.

Je t'ai servi jusque dans ma vieillesse, Car j'espérais te posséder là-haut, (bis) La Noce d'Or vient combler mon attente C'est un rayon, un prélude du Ciel.

Le cœur ému, l'âme reconnaissante, Je viens, vSeigneur, te bénir à l'autel.

REFRAIN

Prends et reçois, ô Maître que j'adore, Le don total que je t'offre en ce jour. Aujourd'hui comme hier, je veux t' aimer encore, A toi, mon cœur et mon amour !

Lorsqu'au tref ois je m'offrais à te suivre Dans le sentier où tu marchas pour nous. L'apostolat que je voulais poursuivre Avait pour moi les attraits les plus doux, (bis) Nouveau pasteur, Conquérant pacifique, Pour toi, Seigneur, j'ai combattu longtemps ; Maître puissant, ô Prince magnifique.

Qu'il faisait bon travailler en t'aimant.

REFRAIN

Je t'ai donné le meilleur de mon âme,

J'ai recueilli les gouttes de ton sang ;

Pour tout prix de ton Cœur ma tendresse réclame

L'Or d'un amour toujours plus grand.

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Chaque matin, élevant le calice, J'intercédais pour ton peuple, à genoux, Renouvelant pour lui le sacrifice Qui du Très-Haut apaise le courroux, (bis) Et je puisais dans ce nouveau cénacle Le zèle ardent qui dirigeait mes pas.

Je constatais que près du tabernacle, Près de l'autel on ne chancelle pas.

REFRAIN

Je veux, ainsi que l'Apôtre fidèle, Après l'effort reposer sur ton cœur ; C'est ce repos du soir que mon désir appelle. Tout près de toi, bien près Seigneur.

Pour cinquante ans de labeur solitaire, Pour un passé, riche de ton amour.

Seigneur, tu veux, par un touchant mystère. Verser sur moi, tes bienfaits en ce jour, (bis) La Noce d'Or est une récompense.

Un prix offert au serviteur fervent ; Merci, mon Dieu ; dans ma reconnaissance, Je ne sais plus qu'adorer en pleurant.

REFRAIN

Ce don royal, ce brillant diadème,

Dont tu veux bien parer mon humble front,

Fais, Seigneur, qu'aujourd'hui, plus que jamais, je- l'aime.

Louange à toi, gloire à ton nom.

Congrégation de Notre-Dame, Victoria\411e, 20 mars 1920.

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Une adresse exquise par la noblesse des sentiments de gratitude et de reconnaissance lui fut présentée par une des élèves de la communauté :

A Monsieur l'abbé J. U. Tessier,

Ancien Curé à Victoriaville.

Vénéré Jubilaire,

Dieu, parlant à son élu sur la montagne du Sinaï, lui dictait entre autres préceptes ces remarquables paroles : ''Vous sanctifierez l'année cinquantième et vous proclamerez la rémission pour tous les habitants de la terre : car c'est le jubilé ".

Fidèles à cette injonction du Maître de la loi et guidées par une profonde et vive gratitude, nous avons tenu à célébrer avec pompe le cinquantième anniversaire de votre consécration au Seigneur. C'est le jubilé, c'est l'heure de l'action de grâce, de la contemplation muette, moment délicieux où le bon Maître,fixant sur son apôtre un regard d'ineffable tendresse, l'élève jusqu'au Thabor, et làjdans un cœur à cœur extatique lui dit sa satisfaction pour le labeur accompli et lui fait goûter un instant les délices de l'éternelle récompense.

La vieillesse est silencieuse, car ses chants intérieurs sont faits de souvenirs, de tristesses et trop souvent,hélas ! de deuils, mais, la jeunesse, que berce l'espérance, proclame en des accords vibrants son enthousiasme et ses transports. C'est pourquoi nous croyons qu'il nous appartient de vous chanter, au nom de la population de Victoriaville, sur laquelle s'exerce depuis de si longues années votre bienfaisante influence, l'hymne jubilaire le

plus beau, le plus sympathique, le plus reconnaissant. La première strophe est faite de souvenir. ... Ce jour, nous l'avons dit, vous fait revivre une heure inoubliable, celle ovi vous étiez sacré prêtre du Christ pour l'éternité, lien vivant entre l'homme et le ciel, celle oii vous receviez la puissance de commander à Dieu, répandre le pardon, de distribuer à tous le pain qui contient le germe de l'immortalité. . . Ce sont là, en effet, les dons qui vous furent départis le 20 mars 1870 alors que, jeune lévite, vous receviez, des mains du grand évêque que fut Mgr Joseph Larocque, l'onction sacerdotale.

Alors s'ouvrait devant vous le vaste champ d'action oii, travailleur infatigable, vous deviez, un demi siècle durant, verser la semence féconde de la parole sainte, du sacrifice, de la vertu sous toutes ses formes. . .D'une âme ardente et joyeuse, vous l'avez poursuivi fidèlement, cette tâche commencée un matin de printemps avec toute l'émulation que donne la jeunesse et la vision de la moisson future.... Aujourd'hui que les reflets d'or d'un soleil couchant empourprent de leurs derniers feux les épis en gerbes, vous vous prosternez devant le Maître suprême, lui faisant hommage du fruit de vos labeurs et réclamant le salaire d'une journée laborieuse et pleine.

Des circonstances providentielles vous ont permis d'offrir pour la première fois le divin sacrifice dans cette même église de Victoriaville que vous deviez plus tard restaurer, embellir au prix de nombreuses fatigues, de labeurs prolongés, dans cette même église oii, en ce jour de réjouissances intimes, des voix nombreuses redisent

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votre nom dans une prière reconnaissante et émue, (i)

Puis Batiscan, Sainte-Sophie furent témoins de vos premiers actes de zèle, mais c'est notre ville, notre ville surtout qui garde le souvenir de vos nobles entreprises, de vos dévouements sans nombre, car, vingt ans durant, votre sollicitude s'exerça sur elle, paternelle, vigilante, féconde et surtout sanctifiante .... Pour ne parler que de cette maison, quels trésors de générosité, de condescendance discrète votre cœur délicat n'a-t-il pas su prodiguer à notre cher couvent, trésors qui, ensevelis sous le mystère d'une humilité touchante, n'en acquièrent que plus de valeur !

Nous ne sommes que des enfants, bien peu capables, il est vrai, d'apprécier le mérite d'une carrière aussi belle que la vôtre, mais veuillez croire, vénéré j ubilaire, que notre admiration vous est acquise à plus d'un titre et que les élèves actuelles du couvent de Victoriaville garderont un souvenir reconnaissant et fidèle du prêtre vénérable qui, chaque matin, sans souci des fatigues ou des tempêtes, vient rompre pour elles le pain eucharistique et leur offrir le spectacle si beau d'une ferveur toujours jeune, toujours ardente et si communicative !

Oh 1 nous comprenons bien que, selon la parole du Sage : "La longueur des jours, les années de la vie et la paix récompensent l'abnégation, la fidélité au devoir et l'oubli de soi." Voilà qui explique le mystère de vos cinquante années passées sous le charme de Dieu. . . .Si la

(1) C'est dans l'ancienne église de Victoriaville que M. Tessier a dit sa première messe. Cette église a été démolie après la bénédiction de l'église actuelle.

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vie est un bien parfait, la vieillesse est une faveur, car petit, bien petit est le bataillon des vétérans de l'existence. Laissez-nous donc vous féliciter, vénéré Père, laisseznous prier le Seigneur de prolonger encore votre vie, d'ajouter non seulement les jours aux jours mais les années aux années. On nous dit qu'à votre âge les pensées et les désirs s'orientent tout naturellement vers le ciel, que la terre est deux fois l'exil : nous souhaitons pourtant que vous viviez deux lustres encore afin qu'il soit donné à tous ceux qui vous aiment et vous vénèrent de voir 'Tor" se parer de *' diamants".

Congrégation de Notre-Dame.

Victoriaville, ce 20 mars 1920.

Le vénérable jubilaire, âgé de près de 75 ans, se leva et répondit à l'adresse qu'on venait de lui présenter. La figure rayonnante de joie et de bonheur, il semblait avoir repris la force et l'énergie de ses jeunes années. Il me semblait le revoir, sous le toit du vieux collège St-Joseph des Trois-Rivières, lorsque, il y a 50 ans, il me donnait sa première bénédiction sacerdotale.

Voici en quels termes délicats et choisis notre jubilaire répondit à l'adresse des élèves. Je reproduis aussi textuellement que possible.

'' C'est sous l'empire d'une émotion vive et profonde que je me lève pour répondre à votre charmante adresse, inspirée par la gratitude et dictée par votre bon cœur.

La reconnaissance, si rare de nos jours, fleur si belle qui croit à l'ombre des couvents et des autels, ne peut paraîtie sans causer une joie universelle.

C'est pourquoi je suis venu ici, me réjouir avec vous à l'occasion de mes noces sacerdotales : Ab altltudïne diei timeho ; ego vero in te sperabo, La hauteur du jour m'inspirera de la crainte ; mais j'espérerai en vous. Psaume 55, verset 4.

Je vous remercie de vos bonnes paroles, des précieux cadeaux qui les accompagnent, de vos chants harmonieux rendus au Seigneur pour tous les bienfaits qu'il m'a accordés comme prêtre pendant 50 ans. Merci pour m'avoir si bien aidé à faire mon action de grâces.

Le 20 mars 1870, j'ai été fait prêtre, à St-Hyacinthe, par Mgr Joseph Laroque, au monastère du Précieux-Sang, j'ai chanté les vêpres à la cathédrale de St-Hyacinthe et le lendemain j'ai dit ma première messe à Ste- Victoire, ainsi que mon compagnon d'ordination, M. Em. Dupont. Nous étions accompagnés de M. J. N. Héroux, alors curé de cette paroisse et de M. Louis Richard, directeur du collège des Trois-Rivières. J'étais loin de penser que, 16 ans après cette date, je serais nommé curé de Sainte- Victoire.

Nous nous rendîmes ensuite au collège St Joseph-des- Trois-Rivières, mon Aima Mater, oii les élèves nous firent une magnifique réception. Appelé à répondre à l'adresse, j'ai commenté les 3e et 4e versets du 23e psaume du Saint Roi David :

^^ Quis ascendet in montem Domini aut quis stabit in loco sancto ejus ? Innocens manibus et mundo corde. Qui monteia sur la montagne du Seigneur, ou qui se tiendra dans son lieu saint ? Celui qui a les mains innocentes et le cœur pur.

Au prêtre, il faut uu idéal ; pour moi, cet idéal a été "Jésus crucifié".

La moutague du Seigueur que je devais gravir, c'est la moutague du calvaire. Je me suis teuu debout sur la montague, par deux moyens : la messe et le bréviaire. C'est la communion quotidienne et la prière qui nous sauvent. Rendu au sommet de la montagne, j'ai rendu grâce à Dieu pour l'insigne honneur qu'il m'a fait de m'appeler au sacerdoce — moi fils d'un humble cultivateur de St-Stanislas — et pour tous les bienfaits qu'il m'a accordés comme prêtre pendant 50 ans. J'ai dit merci à la Sainte-Vierge, la Reine du clergé, pour sa grande protection— Marie notre Mère à tous, la Reine de la sainte espérance et la cause de notre joie — Causa 7iostrœ lœtitiœ^ comme on le dit dans les Litanies. J'ai dit merci à Saint- Joseph, mon saint patron, l'Intendant de Dieu pour distribuer aux hommes la nourriture divine. Merci à mon Ange Gardien pour m' avoir préservé plusieurs fois de la mort. Merci à Monsieur le curé, prêtre modèle, homme de lutte et d'énergie, de haute culture et d'une grande science théologique, qui, par la communion fréquente et les congrégations, a su conserver, sanctifier et sauver la paroisse. Merci à messieurs les vicaires,toujours dévoués et fidèles au poste.

Merci aux Dames de la Congrégation pour avoir si bien organisé cette fête de mes noces d'or sacerdotales. Je prie le Seigneur de vous récompenser et de bénir cette sainte maison.

Aujourd'hui me voilà rendu au sommet de la montagne du Seigneur et je pense à ces paroles du psalmiste David : " Cogitavidies antiques et annos œtenios in mente

habui, — ^Je pense aux jours anciens et j'ai dans l'esprit les années éternelles ".

Je suis arrivé aux confins de la vie. Il me semble entendre la voix de Dieu qui m'appelle. Aussi j'ai commencé à faire mes malles. Je suis prêt à partir, je compte sur vous, sur vos prières pour moi. Merci à tous".

Monsieur le curé Onil Milot voulut bien clore cette touchante cérémonie en adressant des félicitations au Jubilaire et en lui faisant ses meilleurs souhaits de bonheur et de longue vie, dans cette belle paroisse de Victoriaville qu'il a pendant 20 ans dirigée dans les sentiers du bien et de la vertu.

Dans la soirée, plusieurs des plus anciens et des plus distingués citoyens de Sainte-Victoire se rendirent à la résidence de M. Tessier pour lui présenter leurs hommages.

M. J. Octave Bourbeau, vénérable octogénaire, se fit l'interprète de ses concitoyens. Il félicita l'heureux jubilaire, lui souhaita bonheur et longue vie, le remercia de tout le bien, tant spirituel que temporel, qu'il leur avait fait pendant sa carrière curiale et qu'il leur faisait encore par le secours de ses longues et ferventes prières. On lui offrit en cadeau une superbe canne à pommeau d'or, sur lequel on arait fait graver les millésimes 1870 et 1920. Monsieur Tessier répondit en disant : "Je suis agréablement surpris de vous voir ici,ce soir. Vous venez par une démonstration intime me souhaiter une joyeuse fête à l'occasion de mes noces d'or. Je vous remercie pour vos bonnes paroles et pour le précieux cadeau qui

les accompagne. Dans l'impiiissauce où je suis de vous recevoir convenablement, je prie le Seigneur de vous récompenser lui-même et de répandre sur vous, sur vos familles et sur toute la paroisse, ses plus riches bénédictions. Merci ".

Le 20 au matin, M. Tessier disait la messe dans la chapelle des Dames de la Congrégation. Pendant cette messe, cinquantième anniversaire de sa première messe, et pendant l'action de grâce, des larmes douces et abondantes tombèrent des yeux du pieux Jubilaire. Les élèves firent entendre des chants ravissants, composés par les Religieuses elles-mêmes pour la circonstance.

Après la messe, un succulent déjeuner fut servi par les élèves, dans une des grandes salles de la communauté. Le soir, le souper fut donné par le Jubilaire lui-même. Y prirent part le clergé de la paroisse et quelques parents et amis.

Une agréable surprise mit le comble à la joie du

Jubilaire.

Un cablegramme venant directement de Rome lui apprenait que Sa Sainteté Benoit XV lui accordait une bénédiction spéciale, à l'occasion de son jubilé sacerdotal :

•' Saint Père avec félicitations et vœux paternels vous envoie de cœur bénédiction apostolique — implore gage, faveurs divines — occasion vos noces d'or sacerdotales.

Card. Gasparri.

Cette bénédiction avait été sollicitée par Mgr Brunault lui-même, qui le lui apprit, en lui écrivant la magnifique lettre de félicitations que nous nous faisons un devoir de reproduire.

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Nicolet, le 20 mars 1920.

Rvd Mes. J. Uldoric Tessier, A. C.

Victoriaville.

Clier et Véuéîié Monsieur Tessier,

Vous célébrez aujourd'hui, dans le recueillement et la prière, le cinquantième anniversaire de votre ordination sacerdotale, et, demain matin, ce sera le cinquantième anniversaire de votre première messe. En union avec tout le clergé du diocèse, je vous offre mes félicitations et mes meilleurs vœux, et je supplie le Seigneur de prolonger les jours de votre vieillesse, pour l'honneur et l'édification de l'église nicolétaine, et le bonheur de tous ceux qui vous aiment. Quand vous chanterez demain, dans votre si belle église de Victoriaville, au pied de l'autel que vous avez dressé à la gloire du Dieu de nos tabernacles, le Cantique des grandes actions de grâces, je serai tout près de vous par la pensée et par le cœur, et avec votre bon peuple d'autrefois, toujours si heureux de vous posséder, je bénirai le Ciel de tout le bien qu'il a accompli par votre ministère, et je lui demanderai de récompenser au centuple le zèle et le dévouement qui ont caractérisé votre vie de prêtre.

J'ai sollicité pour vous la bénédiction du Saint Père ; en attendant qu'elle vous arrive, j'élève les deux mains vers le trône du Dieu que vous avez servi si fidèlement, et je fais le signe de la Croix au dessus de votre tête, afin que la rosée des Célestes bénédictions tombe sur vous,

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aboudantc et rafraicliissante, et que vous goûtiez les joies d'il y a cinquante ans.

Ad multos et fans tis 517110 s aiinos !

J. S. Hkrmann,

Evêque de Nieolet.

Le 21, dimanche, selon son édifiante habitude, Monsieur Tessier assistait à la messe paroissiale. Après le sermon, M. le curé Onil Milot présenta, en son nom et aux noms des paroissiens, des chaleureuses félicitations au jubilaire, à l'occasion de ses noces d'or sacerdotales, le remercia bien cordialement de tout le bien qu'il avait opéré dans la paroisse, tant sous le rapport spirituel que temporel pendant les vingt années qu'il avait été curé,lui souhaita encore de longues et heureuses années pour la consolation et l'édification de tous et lui dit que tous formaient des vœux ardents pour qu'il puisse même célébrer son Jubilé de Diamant. J'aurais désiré ardemment faire une démonstration solennelle,à laquelle j'aurais convoqué toute la paroisse, pour commémorer ce grand événement, mais j'ai dû m'incliner devant le désir formel du jubilaire, qui voulait que tout se passât dans le calme, le silence et la prière.

Néanmoins, ajouta-t-il, grâce à la faveur que j'ai demandée à Mgr de Nieolet, il vous sera donné de vous associer publiquement au jubilaire, à votre vénérable et ancien curé, dans les actions de grâces qu'il rend au Divin Maître pour tous les bienfaits qu'il lui a accordés depuis 50 ans qu'il est prêtre. Après la messe un Te Deum sera

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chanté auquel vous vous ferez un pieux et filial devoir d'assister.

Après la messe, le jubilaire se rendit au pied du Saint Autel et entonna d'une voix forte et sonore l'hymne de la reconnaissance. Pendant cette cérémonie, les yeux d'un grand nombre se mouillèrent d'abondantes larmes. En effet, quoi de plus grandiose, de plus impressionnant que cette hymne, composée par St-Ambroise et St-Augustin, deux des plus illustres Docteurs de l'Eglise, que l'on chante dans nos grandes fêtes religieuses et nationales !

Un superbe diner, donné par M. le Curé, auquel prirent part le héros de la fête et le clergé de la ville, fut servi au presbytère.

En finissant, nous vous disons bien cordialement ^' Au revoir", lors du grand jour de vos noces de diamant, auxquelles nous espéronstous assister.

Ad multos et faustissimons annos !

MLLE EMBUE BEAUCHESNE A l'âge de 91 ans.

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