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LES PREMIERS MISSIONNAIRES

M. Ferdinand Gauvreau desservit la mission de St- Ferdiuand jusqu'en 1837, où de St-Sylvestre il fut transféré à Memramcook, dans le Nouveau-Brunswick. Il fallait que les prêtres de cette époque fussent pleins de santé et aimassent à voyager, pour qu'on les transférât à de si grandes distances, et cela assez souvent. Il est probable que M. Gauvreau vint quelquefois, pendant ces deux ans de mission, encourager ces colons. Il disait la messe tantôt dans une maison de colon, tantôt dans une autre. Le seul acte officiel que nous possédions de lui est l'acte d'achat de la terre actuelle de la fabrique.

Cette terre fut achetée le 7 avril 1835, de Monsieur Edmond Slierridan, pour cinq shellings courant, tel que marqué au contrat. L'argent n'avait pas la valeur qu'il a aujourd'hui. D'ailleurs, le gouvernement d'alors concédait les lots de terre presque pour rien, comme nous le constatons dans certains titres.

Ce M. Shemdan, venu du comté de Mayo, en Irlande, rtrriva au Canada vers 1830, avec son épouse et huit enfants. Il conclut un contrat avec le gouvernement pour la confection d'une section du chemin de colonisation ^' Le Gosford," à travers le comté de Mégantic. Quant il arriva sur les bords du Lac William, il trouva cet endroit si beau, cette forêt si riche, qu'il concéda du

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gouvenieiiient quatre cents acres de terre, fit un joli défriché, bâtit une maison et y amena sa famille. Il y vécut jusqu'en 1847, ^^^te de sa mort.

Ce lopin de terre, acheté pour la Fabrique de vSt- Ferdinand, contenait huit acres de terre en superficie, borné d'un côté au Lac William et sur les trois autres par la propriété de Edmond Sherridan. Ce fut une vente et non un don, comme on l'a cru pendant longtemps. Cette terre avait été achetée par Mgr Signay, archevêque de Québec, au nom de la corporation archiépiscopale. Celle-ci la céda à la Fabrique le 9 août 1858, avec les bornes désignées plus haut. M. Sherridan porte aussi, dans quelques actes, le nom d'Edward. La route de l'église ne passait pas sur cette propriété, mais plus au sud.

A M. F.Gauvreau succéda IM. James Nelligan, comme curé de St-Sylvestre et aussi comme missionnaire de St- Ferdinand. Le courant d'immigration a dû être très fort dans cette seconde période, car pendant la desserte de son successeur le nombre des colons était assez grand pour exiger un curé résidant. M. Nelligan desservit la mission de 1837 à 1843. O^ ^^ connaît que peu de choses de son administration : seulement ce qui est resté dans les traditions.

On rapporte qu'il avait célébré la messe chez le père Paul Gardner, au cinquième rang, et chez Adrien P^récliette, au deuxième rang de Wolfestown. Ce sont les temps préhistoriques de St-Ferdinand. Un représentant de cette époque reculée vit encore : c'est le père Frédéric Patry, arrivé en 1837 ^^ âgé alors de 18 ans.

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