GÉNÉALOGIE DE M. L'ABBÉ CLOVIS GAGNON
Premier missionnaire résidant dans les Bois-FranCvS, en 1840
M. l'abbé Clovis Gagnon naquit à Ste-Anne-de-la- Pocatière, comté de Kamouraska, le 23 janvier 1810, d'Antoine Gagnon et de Marie-Josephte Miville, fit ses études à Ste-Anne-de-la-Pocatière, et fut ordonné à Québec, le 3 mars 1839. Vicaire à St-Michel-de-Bellechasse, à St-Roch des Aulnais, à St-Henri-de-Lauzon (1839), ^^^ Cap Santé (1839-1840) ; missionnaire de Somerset (1840- 1844), avec desserte de Blandford, Stanfold, Arthabaska et Warwick (i 840-1 844) ; missionnaire de St-Norbert d' Arthabaska (1844-1848), avec desserte de St-Christophe
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et de Warwick ; curé des Eboulements (1848-1876), où il est décédé le 16 août 1876.
Les missionnaires qui ont précédé M. l'abbé Gagnon, dans les Bois-Francs, ont, sans doute, beaucoup de mérite devant Dieu et devant les hommes. Les voyages qu'ils furent obligés de faire, à travers la forêt et les savanes, étaient bien pénibles et souvent bien dangereux, mais leurs missions accomplies, ils retournaient dans leurs paroisses respectives.
M. Gagnon fut le premier prêtre qui vint demeurer sur le territoire des Bois-Francs. Il séjourna de l'automne 1840 à l'automne 1844 ^ Somerset, et de cette époque à l'automne 1848, àSt-Norbert d'Artliabaska, ayant à desservir, lui seul, les Cantons de Blandford, de Stanfold, de Somerset, d'Arthabaska et de Warwick, jusqu'à l'automne de 1844. M. Gagnon vécut, seul prêtre dans les Bois-Francs, pendant quatre ans. Pour visiter son plus proche confrère, il lui fallait descendre à Gentilly, distance de près de douze lieues, et par quels chemins ?
Ecoutez M. l'abbé Trudelle :
''Pour aller des paroisses du bord du fleuve aux Bois- Francs, il fallait d'abord passer la savane de Blandford, qui sépare la paroisse de Gentill}^ des nouveaux établissements de la rivière Bécancour, et à travers laquelle un chemin mal entretenu conduisait alors. Mais cela n'était rien, comparé à l'affreuse savane de Stanfold, que l'on ne pouvait passer qu'à pied pendant près de sept mois de l'année ; car il n'était possible aux voitures de la traverser que depuis le mois de décembre jusqu'au mois
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d'avril, lorsque le froid avait consolidé les eaux bourbeuses de ce vaste marais.
Les premiers colons avaient frayé, dans cette savane, depuis la chapelle de la rivière Bécancour jusqu'à l'endroit où est aujourd'hui l'église de Saint-Eusèbe de Stanfold, un chemin sur lequel ils avaient jeté des branches, qui leur donnaient le moyen de se soutenir au-dessus des bourbiers sans fond qu'ils rencontraient à chaque instant.
Pour rendre ce sentier praticable aux voitures d'hiver, on était obligé d'aller, par corvées de quinze à vingt hommes, battre la neige avec les pieds pour la détremper avec l'eau, sans quoi la glace ne se serait pas formée. Cela ne se faisait pas ordinairement sans que l'on vît plusieurs enfoncer jusqu'aux genoux, et souvent jusqu'au milieu du corps, dans cette eau fangeuse et à demi gelée. Si deux voitures se rencontraient, il n'était pas rare de voir les chevaux, qui mettaient le pied hors du chemin battu, disparaître presque entièrement dans les ornières, d'où on ne les retirait qu'au moyen de cordes et de leviers. Quelques-uns de ces pauvres animaux et plusieurs bêtes à cornes y sont même péri. Ce fut* là cependant le chemin par lequel, pendant près de onze ans, des milliers de colons, hommes, femmes et enfants, ont dû passer pour se rendre dans les Bois-Francs. Qui pourrait dire les misères et les souffrances de tout genre qui y furent endurées ? "Le cœur saigne au récit qu'en font les premiers habitants de ces contrées."
Tels sont les sentiers que M. l'abbé Gagnon avait à parcourir pour porter les secours de la religion aux colons, disséminés ça et là, dans les Bois-Francs.
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La plupart du temps, c'est à pied ou 'à cheval qu'il allait administrer les malades et dire la messe dans les missions qu'il avait fondées. Il fallait un homme d'un courage et d'une vigueur plus qu'ordinaires pour supporter les fatigues d'un si pénible apostolat. M. Gagnon possédait ces qualités. Il travaillait pour Dieu et la Patrie, voilà le secret de son dévouement héroïque.
Les anciens nous parlent encore des courses pénibles de ce premier missionnaire résidant dans les Bois- Francs.
Que de fois, au milieu de ses voyages, ne s'est-il pas vu exposé aux plus grands dangers, au froid, à la faim et à toutes sortes de misères !
Celui qui l'aurait rencontré, en pleine forêt ou traversant la fameuse savane de Stanfold, son bréviaire suspendu au cou, un bâton dans une main, une torche allumée dans l'autre, aurait bien reconnu le vrai missionnaire, l'homme de Dieu.
M. l'abbé Clovis Gagnon était l'oncle de monsieur Antoine Gagnon, ancien agent des Terres de la Couronne à Arthabaska.
Antoine Gagnon naquit à Ste-Anne-de-la-Pocatière, le 7 avril 1827. Après avoir fait ses études au collège de Sainte-Anne, il étudia l'arpentage ; et après sa réception comme arpenteur, il vint résider à Somerset, où il ne fut que peu de temps. De là, il vint s'établir à Arthabaska, oii il pratiqua sa profession. Il fut nommé Agent des Terres de la Couronne. Il était marié à Hermine Girouard, fille de Joseph et de Emélie Guillaume-dit-Descormiers. Il mourut à Arthabaska le 15 mai 1902. M. Achille
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Gagiion, qui vieut de mourir, était le fils de M. Antoine Gag non.
Notice Biographique
M. Acliille Gagnon, industriel, de cette ville, est mort dimanche soir, le 27 juillet 1919.
Sa mort a plongé notre population dans un deuil général. Avec lui disparaît l'un des citoyens les plus importants et les plus estimés d'Artliabaska.
Il fut un homme d'affaires remarquable; il joua dans le commerce et l'industrie un rôle considérable.
Il débuta dans le commerce général et devint bientôt l'un des commerçants les plus importants de l'écorce de pruche, alors que ce commerce était très prospère.
Plus tard, il fut le propriétaire et l'administrateur d'une grande tannerie à Victoriaville, d'un moulin à scies et de limites à bois très étendues. Il construisit le premier aqueduc de Victoriaville, et dota Arthabaska et Victoriaville de la lumière électrique.
M. Gagnon fit installer à ses frais et dépéris, dans l'Hôtel-Dieu d' Arthabaska, un système d'éclairage électrique et fournit gratuitement la lumière pour toute la communauté, tant qu'il fut en possession des usines électriques à Victoriaville.
C'était un homme de progrès, il contribua largement au progrès de Victoriaville et d' Arthabaska.
Pendant plusieurs années il occupa des charges publiques, à Victoriaville et à Arthabaska. Homme charitable, il sut aider bien des misères, bien des pauvres. M. Gagnon a succombé à une maladie qui ne pardonne pas.
Il était malade depuis bientôt trois ans.
C'est à son énergie, à sa vigueur extraordinaire, qu'il a du de pouvoir résister aussi longtemps. Il était né à Artliabaska le ler décembre 1853, du mariage de M. Antoine Gagnon et de Hermine Girouard. En 1882, il épousait Mlle Clorinde Plamondon, fille de Thonorable juge Plamondon, ancien juge de la cour supérieure à Artliabaska.
Il laisse quatre fils : Ernest, qui demeure à Ottawa, Roger, agronome, de la Rivière du Loup ; Paul, enrôlé dans le C. O. T. C. Laval et revenu récemment d'Angleterre, et Hervé, étudiant au collège de Ste-Anne-de-la- Pocatière.
Antoine Gagnon, fils de Joseph-Antoine et de Geneviève Bouclier, m. à Sainte-Anne-de-la-Pocatière, le 12 novembre 1787 à Marie Josette MiviLivE-dit-DESCHES- NES (fille de Xiste et de Josette Miniot).
Joseph-Antoine Gagnon, fils de Antoine et de Reine-Thérèse Ouellet, b. à Sainte-Anne-de-la-Pocatière, le 25 mai 1739, oii il se marie le 18 février 1765 à GENE- VIEVE Boucher (fille de Philippe et de Marie Dionne), b. à Sainte-Anne-de-la-Pocatière, le 7 janvier 1739.
Antoine Gagnon, fils de Jean et de Jeanne Loignon, b. à la Rivière-Ouelle, le 9 septembre 1703 ; m. à Sainte- Anne-de-la-Pocatière, le 24 novembre 1727, à ReinE- ThÉRÈSE Ouellet (fille de Joseph et de Reine Meneuse), b. à la Rivière-Ouelle, le 8 décembre 1704.