‹ Les Bois-FrancsChapitre 93 sur 117 · M. Antoine Gérln-Lajoie 5. M. H. St-Germain · texte numérisé non relu

M. Antoine Gérln-Lajoie 5. M. H. St-Germain

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Jkan Gagnon, fils de Robert et de Marie Pareiiteau, b. à Québec, le 27 avril 1659 ; s. à la Rivière Ouelle, le 17 février 1742 ; (en 1736, il était commandant de la milice de la côte sud) ; m. en premières noces, à Québec, le 28 octobre 1686, à Jeanne Loignon (Aloignou), (fille de Pierre-Denis et de Françoise Roussin), b. le 19 janvier 1670, à la Sainte-Famille ; s. à la Rivière-Ouelle, le 10 septembre 17 17.

En secondes noces Jean Gagnon marie à Québec, le 4 novembre 1718, Françoise Dore (fille de Louis et de Jeanne Fossé), b. à Québec le 7 avril 1678 ; s. à la Rivière Ouelle, le 10 décembre 1748.

Robert Gagnon, baptisé en France en 1632, fils de Jean Gagnon et de Marie Gestray, de Ventouse au Perche ; s. à Sainte-Famille, I. O. le 2 septembre 1703 ; m. à Québec, le 3 octobre 1657, ^ Marie Parenteau, baptisée en France, en 1641 (fille de Antoine Parenteau et d'Anne Poisson, de Saint-Nicolas, évêclié ,de LaRoclielle, en France).

M. L'ABBÉ CHARLES TRUDELLE premier historien des "Bois-Francs" en 1852

Le premier écrit que nous avons sur les Bois-Francs est dû à la plume de M. l'abbé Charles Trudelle, curé de Somerset de 1850 à 1856. Il est intitulé "Trois Souvenirs," et le premier est consacré aux " Bois-Francs ". Composé en 1852 et publié d'abord dans "l'Abeille", il fut mis en volume en 1878. C'est l'histoire de la découverte.

de la colonisation, du développement des Bois-Francs. Ce petit ouvrage, palpitant d'intérêt, fut très populaire à son heure. Combien de vieillards m'ont répété qu'autrefois on en faisait la lecture dans les familles, lecture qui leur avait fait verser bien des larmes en remettant dans leur mémoire le souvenir des misères, des souffrances endurées par leurs vieux parents et par eux-mêmes.

GÉNÉALOGIE DE M. l'AbbÉ ChArlES TrUDELLE

M. l'abbé Charles Trudelle est né à Charlesbourg, le 28 janvier 1822. Il éiait fils de Jean Trudelle et de Marie Geneviève Jobin. Il fit ses études classiques au Séminaire de Québec. Ordonné prêtre le 24 mars 1845, il demeura professeur au Séminaire de Québec jusqu'en 1850. Nommé curé de St-Calixte-de-Somerset, il y demeura jusqu'en 1856. Transféré à la cure de la Baie St- Paul, il desservit cette importante paroisse jusqu'en 1864. Pendant douze ans il fut curé de la paroisse St-François, Rivière-du-Sud, y bâtit la belle église actuelle et fit l'acquisition d'un superbe carillon de cloches.

M. l'abbé Trudelle a visité l'Europe en 1869. Il a eu le bonheur, pendant son séjour à Rome, d'assister à l'ouverture du Concile du Vatican. A son retour d'Europe, il continua de desservir la paroisse St-François, Rivière-du-Sud, jusqu'en 1876. Au mois d'octobre de cette même année, il fut transféré à la cure de St-Michel, comté de Bellechasse. Appelé au collège de Ste-Anne-de-la-Pocatière en 1878, il y demeura huit années, pendant lesquelles ses actes de dévouement et de charité ne se

comptent pas. Il fit aussi de grandes améliorations aux édifices de cette institution.

Après avoir été six ans supérieur du dit collège de St-Annc, il pria, en 1886, Son Eminence le Cardinal Taschereau de lui permettre de se reposer. Ce repos bien mérité lui ayant été accordé, M. Trudelle se retira à l'Hôpital-Général de Québec. Au mois de mai 1887 Son Eminence le Cardinal Taschereau lui confia le chapelinat du Sacré-Cœur, poste qu'il a occupé jusqu'en 1896, alors qu'il fut atteint de cécité.

Le 24 mars 1895, M. Trudelle a célébré le cinquantième anniversaire de son ordination sacerdotale. Il est demeuré au Sacré-Cœur jusqu'à sa mort, arrivée le 14 juillet 1904. Il était âgé de 82 ans et 5 mois.

M. l'abbé Charles Trudelle a écrit l'histoire de sa paroisse natale, Charlesbourg, celle de la Baie St-Paul,oii il a été curé de 1856 à 1864, une notice sur le Frère Louis, récollet, un écrit sur le Pain bénit.

Jean Trudelle, fils du capitaine Ambroise et de Marie-Louise Falardeau, né vers 1790, résidant à Charlesbourg, lors de son mariage le 24 novembre 181 2, avec Marie-Geneviève Jobin (fille majeure du capitaine Jacques Jobin et de Geneviève Bédard, de Charlesbourg).

Ambroise Trudelle, capitaine, fils de Pien-e et de Françoise-Charlotte Masse, b. à Charlesbourg le 20 janvier 1752 ; s. à St-Ambroise en 1825 î ^- à Charlesbourg, en 1771, à Marie-Louise-Marguerite Falardeau (fille de Pierre et de Marie-Agnès Fluet), b. à Charlesbourg, le 19 juin 1754.

Pierre TrudELLE, fils de Jean et de Miclielle Nolin, b. à Cliarlesbourg, le 12 février 1730 ; tué au camp de Beauport, en 1754, selon M. l'abbé David Gosselin, (Mgr Tanguay dit eu 1759) ; marié àOuébec, le 15 février 1751, à Françoise-Charlotte Masse (fille de Antoine^ et de Marie-Jeanne Clioret, veuve de Jean Normand), b. à Oué^ bec, le 2 décembre 1728 ; mariée en secondes noces à Charlesbourg, le 24 mai 1762, à Charles Verret.

Jean TrudellE, fils de Nicolas et de Barbe Letarte, b. à r Ange-Gardien, le 3 mai 1692 ; m. à St-Pierre, Ile d^Orléans, le 4 novembre 17 16, à MiCHELLE Nolin (fille de Jacques et de Françoise Clialifour), b. en 1692.

Nicolas TrudELLE, fils de Jean et de Marguerite Thomas, b. au Chateau-Richer, le 12 avril 1662 ; m. à r Ange-Gardien, le 7 janvier 1684, à Barbe LetarTE (fille de René et de Louise Goulet), b. en 1665 ; s, à T Ange- Gardien, le 15 janvier 1750.

Jean TrudELLE, tisserand, fils de Jean et de Marguerite Nouier (Noyer), b. en 1629 ; s. à l' Ange-Gardien, fe 26 novembre 1699 ; m. à Québec, le 19 novembre 1655, à Marguerite Thomas (fille de Jean et de Marguerite Fredeux), b. en 1634 ; s. à T Ange-Gardien, le ler septembre 1695.

Jean TrudellE, époux de Marguerite Nouier (Noyer) était de la paroisse de Parfondeval, près de Mortagne, département de l'Orne, France.

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Il est le premier aucêtre canadien de tous les Trudclle

du Canada.

A Tautonine de i657,il alla s'établir à l' Ange-Gardien,

sur une terre encore occupée par l'un de ses descendants.

LA FAMILLE MAILHOT-dit-LEBLOND

M. l'Abbé Charles-Edouard Mailhot, auteur DES " Bols-Francs "

L'abbé Charles-Edouard Mailliot-dit-Leblond, ^é à Gentilly, le 6 juin 1855, ^^ Micliel Mailliot-dit-Leblond, cultivateur, et de Julie Bourbeau-dit-Beaucliesne, fit ses études classiques et tliéologiques au Séminaire des Trois- Rivières, où il fut ordonné par Mgr L.-F. Laflèclie, le 25 septembre 1881. Vicaire à Gentilly (1881-1883) à St- Célestin, à St-Pierre-les-Becquets et à St-Stanislas-de- Champlain, (1883-1884), de nouveau vicaire à Gentilly (1884-1886) ; curéàSt-Louis-de-Blandford(i886-i898),oii il a restauré l'église en 1891. Missionnaire de Ste-Marie dc-Blandford (1887-1889), oii, en 1889, il fit transporter la chapelle du Domaine de Gentilly à l'endroit actuel ; missionnaire aussi de Ste-Anne duSault (1887-1888), curé de St-Paul-de-Chester (1898-1908) où il a terminé l'intérieur de l'église. Retiré à l'Hôtel-Dieu d'Arthabaska en 1908.

Michel MAiLHoT-dit-LEBLOND, fils de François- Xavier et de Elisabeth Beaudet, b. à Gentilly, le 15 octobre 181 2 ; décédé à Gentilly le 18 juin 1875 et inhumé dans l'église paroissiale le 21 ; (i) m. à Gentilly, le

(!) L'acte de sépulture de Michel Mailhot dans les registres de Gentilly, est erroné et incomplet.

20 janvier 1835, à JuuE BoURBEAU-dit-BEAUCHESNK (fille de Joseph et de Josette Houle), b. à Bécaucour, le 2 mars 1814 ; décédée à Gentilly le 21 décembre 1873, et inhumée dans l'église, le 23.

François-Xavier MAiLHOT-dit-LEBLOND, fils de Alexis et de Marie-Marguerite Frigon, né à Gentilly, le 8 mars 1787 ; b.le même jour à Champlain. En i8o6,alors résidant à Gentilly et âgé de 20 ans, il acheta une terre dans le 3ème rang de Gentilly d'un nommé Antoine Hamel, de Ste-Croix ; cultivateur et navigateur, il bâtit deux vaisseaux du nom de brick bâtard \ noyé vis-à-vis la paroisse de St-Antoine de Tilly à la fin de mai 1860 et inhumé à St-Romuald, le 2 juillet de la même année ; m. à Gentilly le 14 octobre 1811, à Marir-Elisabeth BeAudET (fille de Michel et de Marie-Louise Michel-dit- Bécotte), b. à Gentilly le 14 février 1789 ; s. à Gentilly, le 23 août 1865, âgée de 76 ans.

AlBXIS MAiLHOT-dit-LEBLOND, fils de Louis et de Marie-Josette Brisson, b. à !St-Pierre-les-Becquets, le 7 avril 1754 ; décédé subitement à Gentilly le 10 décembre 1819, âgé de 6-] ans ; m. à Ste-Anne-de-la Pérade, le 15 octobre i78i,à Marie-Marguerite Frigon (fille de Paul et d'Ursule Lefebvre), b. à Ste-Anne-de-la-Pérade, le 12 juillet 1762 ; s. à Gentilly le 16 mars 1833, âgée de 70 ans.

Alexis Mailhot-dit-Leblond était le frère de Modeste Mailhot-dit-Leblond, surnommé le Géant Canadien, baptisé à St-Pierre-les-Becquets, le 9 juillet 1763 ; inhumé à

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St-Jeau-Descliaillous, le ler mars 1834. Il pesait, au moment de sa mort, voyons-nous dans les registres de St- Jean, 619^^ livres.

Louis MAiLHoT-dit-LEBLOND, fils de Louis et de Marie-Madeleine Houy, b. en 17 19 ; s. à St-Pierre-les- Becquets, le 27 juin 1781 ; m. à St-Pierre-les-Becquets, le 3 février 1744 à MariE-JoSETTE Brisson (fille de Pierre et de Marie-Catlierine Courteau), b. à Ste-Anne-de-la- Pérade, le 22 juillet 1724 ; s. à 3t-Pierre-les-Becquets, le 29 janvier 1798, âgée de 75 ans.

/ Ce Louis Mailliot fut le premier qui prit le surnom

de Leblond.

Louis Mailhot, fils de René Mailhot-dit-Laviolette et de Marie Chapacou, b. au Cap Santé, le 18 janvier 1689 ; s. à St-Jean-Descliaillons, le ler décembre 1760 ; marié vers 17 12, à Marie-Madeleine Houy (fille de Robert et de Anne-Françoise Goron), b. vers 1690, au Cap Santé. Ce Louis Mailhot était le frère de François Mailhot, marié à Marie Charlotte Gauron, père de Marie Mailhot, mariée à Noël-Augustin Dubuc, père et mère de Julien Dubuc, baptisé à St-Pierre-les-Becquets, le 10 janvier 1762 ; plus tard fondateur de la ville de Dubuque, lowa, Etats-Unis. Julien Dubuque, surnommé la Petite Nuit, se maria à Potosa, fille du chef sauvage Péosta. Il mourut en mars 18 10.

René MAïuioT-dit-Laviolette, baptisé en 1637 ; marié en 1680 à Marie Chapacou (fille de Simon-Jean et de Vincente Pacaud), b. en 1658 ; s. à Ste-Anne-de-la- Pérade, le 25 décembre 1733.

Au recensemeut de 1681, RenélMailhot dit-Laviolette est à St-Cliarles-des-Roches (Les Grondines), âgé de 44 ans, avec sa femme Marie Chapacou, âgée de 24 ans, et trois enfants : René, âgé de 6 ans, Marie, 4 ans, Jean, 2 ans.

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