PAYS PR0DCCTKUR8 DE LIÈGE ET COMMERCE DU LIÈGE
Sur les lièges bruts : 30 reis pour 15 kilogrammes, soit 0 fr.86 par 100 kilof^rammes ;
Les bouchons n'acquittent aucun droit de sor tio. La valeur du liège exporté annuellement de 1895 à 1809 a été, en moyenne, de 3.671.736.000 reis, soit 15,788. 465 francs se décomposant en :
Bouchons 3.185.38i francs.
Liège en planches. . . 11 057.833 —
Liège brut 31.859 —
Carrés de liège. . . . 1.026.750 Liège non spécifié. . . 5.697
Liège vierge 41.817
Débris et déchets . . . 429.794
Sciure de liège. . . . 9.331
Total .... 15.788.465 (1) Le prix est évalué par M. Capuron-Ludeau à une moyenne de 35 fr. 90 le quintal.
Espagne. — L'Espagne, qui exploite annuellement 240.000 à 250.000 quintaux, a une fabrication considérable et elle exporte surtout des produits ouvrés. La Catalogne envoie, sur les divers marchés de l'Europe, des bouchons à Champagne de qualité supérieure qui se vendent 150 à 170 francs le mille. Cependant, la façon d'exploiter ces forets est défectueuse et la production tend à baisser.
La surface des forêts de chêne-liège est évaluée à 255.000 hectares. Elles sont situées surtout dans l'Andalousie, la Catalogne et au voisinage de Gibraltar.
Italie. — En Italie le chêne-liège existe à l'état sporadique sur la plus grande partie du littoral méditerranéen, mais il ne forme de groupements que dans la partie centrale de la péninsule, entre Sienne et Gaéte.
Les forêts de Sardaigne, très belles autrefois, ont été dévastées pour l'exploitation de l'écorce à tan, du charbon et de la potasse ; celles de Sicile sont surtout composées de gros arbres L'étendue totale des forêts de chêne-liège italiennes est évaluée à 80.000 hectares, produisant environ 38.000 quintaux de liège dont 14.000 pour l'Italie continentale, 12.000
(I) Les éléments de celle élude sont empruntés, en majeure partie, au Rapport du Jury international de l'Exposition dei900 (Classe 50, Rapport rédigé par M. E. Voeickel).
pour la Sardaigneet 12.000 pour la Sicile ; elle en importe en outre environ 10.000 quinlaux annuellement; elle en exporte 23.000 ; la consommation sur place équivaut donc à 25.000 quintaux.
Orèce. — La Grèce produit aussi un peu de liège en Thessalie, à Céphalonie et à Zante.
t89. Commerce propremeiit dit. — Les pays producteurs de liège en consomment une faible partie, exportant presque totalement ce produit. Il faut en excepter la France qui absorbe une part de la production algérienne pour sa consommation et pour l'exportation du produit ouvré.
Lltalie consomme presque entièrement les 38.000 quintaux qu'elle produit ; elle a, par suite, peu d'influence sur le marché extérieur.
Les principales nations importatrices sont : TAUemagne, la Russie et les Etats-Unis, qui frappent le liège ouvré de droits prohibitifs et admettent presque en franchise les lièges en planches, afin de favoriser leur industrie. L'Angleterre, autre grande importatrice de liège, ne frappe d'aucun droit ce produit, qu'il soit J3rut ou ouvré, mais sa consommation en liège est assurée par le Portugal et la fabrication française et espagnole.
C'est le Portugal qui tient le premier rang des exportateurs pour ces quatre puissances.
En Suisse, le liège est soumis à un droit d'entrée qui est de 2 francs par 100 kilogrammes.
Au point de vue commercial et pour l'application des droits d'entrée, on classe le liège en deux catégories :
1** Le liège brut, rApé ou en planches ;
2* Le liège ouvré.
Le liège brut est celui qui est encore revôtu de sa croûte raboteuse et gercée. Il est, dans cet état, tel qu'il provient de l'arbre et se présente sous forme de plaques cintrées ou telles quelles sont quand on les a redressées sous l'action du feu ; dans ce dernier cas, on a affaire au liège en planche.
Le liège râpé est le liège en planche qui a été dépouillé de sa croûte superficielle à l'aide d'une râpe ou racle et qui peut être immédiatement mis en œuvre.
p^iwjpj.
commërciî: proprement dit
Le liège ouvré se distingue en bouchons et en liège ouvré en tous autres objets.
Dans cette dernière catégorie sont compris une quantité d'objets, tels que : bouées de sauvetage, flotteurs pour filets, plaques pour appareils de natation, semelles, etc., ainsi que les petits cubes de liège débités pour servir à la fabrication des bouchons, des poignées de vélocipèdes, et dont les arêtes vives ont été simplement abattues, sans être cependant arrondies, etc.
Droits d'entrée en France (loi du 11 janvier 1892 et suivantes). — Ces droits sont par 100 kilogrammes :
Liège brul, râpé ou en planches
Liège ouvré : Bouchons d'une longueur de 50 millimètres et plus
Liège ouvré : Bouchons de moins de 50 mm.
— Autres
Tarif .général décimes compris