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francs de pulpe de bois de diverses qualités

•5&. Suède. — La Suède possède de vastes forêts, depuis longtemps célèbres, aussi peut-elle satisfaire à ses besoins, qui sont considérables et, en outre, avoir un fort excédent d'exportation.

Les forêts couvrent 40 p. 100 de la surface totale du territoire ; c'est donc, après la Finlande, le pays le plus boisé de l'Europe.

La portion de ces forêts appartenant à l'Etat est seulement de 15 à 20 p. 100, le reste étant la propriété de particuliers ; tous les jours cependant, le domaine de l'Etat s'accroît par l'acquisition de forêts privées.

Les essences dominantes dans les forêts suédoises, sont :

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les épicéas et pîns sylvestres ; ces derniers, formant 90 p. 100 des peuplements, constituent Tarbro du nord par evcelhuice, ils atteignent, dans ces régions, une hauteur et un diani^tie inconnus dans nos pays plus méridionaux.

En dehors des forêts proprement dites, il existe do vastes pâturages boisés d'arbres plus ou moins disséminés, parmi lesquels il faut citer : le bouleau, le tremble, le chrne (dans les provinces au sud du Daleff), l'aulne et quehjiierois le frêne, l!orme, l'érable, le tilleul et diverses espèces de conifères. Les contrées les plus boisées sont : les gouv(uaemcnts de Vermland,de Kopparberg, de Gefleborg et de Vesternuirland, où 70 à 80 p. 100 du territoire sont couverts de bois.

Au xviii" siècle, et jusqu'en 1810, l'exportation en i:ros dos bois de construction était interdite. La liberté du coniinerre et de Texploitation, en ce qui concerne les productions forestières, date de 1846, époque à partir de laquelle ils ont [>i'is un développement très considérable.

La rigueur du climat nécessite l'emploi d'une quantité prodigieuse de bois pour le chauffage. On construit encore dans presque tout le pays (sauf les plus grandes villes), les maisons entièrement en bois; on utilise aussi cette substance ponr la construction des navires. Il faut une quantité énornii^ de jeune bois pour Tédification des clôtures dont Insaue est extrêmement répandu. L'industrie métallurgique nécessite encore la dépense d'une très grande quantité de l»ois pour servir de combustible ; la Suède dépend en elfet [)i'es(jue entièrement de ses forêts pour la production du conihnstiblc industriel.

Malgré l'énorme consommation que fait la Suède de ses bois, elle peut en exporter une quantité très considéra Ijle. L'excédent d'exportation a été, en 1898, de 6.400. 0()(^ mètres cubes équivalant à 9 millions de mètres cubes en urnnie et valant 198 millions de francs.

Nous avons vu (page 1087) qu'il ne faut pas compter que cet excédent s'accroisse d'une façon notable. La Suéde est, néanmoins, une des plus belles réserves forestières du ulobe.

Les formes des bois exportés sont les suivantes, classées par ordre décroissant suivant la quantité de mètres cubes que chaque catégorie représente :

Planches et madriers ; poutres et poutrelles de grandes

dimensions ; étais de mines ; bois de construction, mâts, vergues ; bouts de planches ; bois de chauffage ; éclisses.

Il faut citer encore les lattes, cercles de tonneaux, bois pour rames, douves de hêtre, douves de chêne, bois brut, bois travaillé.

La plus grande partie de ces bois est expédiée en Angleterre (plus de la moitié), la France vient ensuite, puis le t Danemark, la Belgique, l'Espagne, etc.; les bois de ce pays

sont d'ailleurs expédiés jusque dans l'Afrique australe, au Cap, en Australie, au Brésil, etc.

p Les étais de mines sont à peu près tous exportés en Angle-

terre.

Le transport des bois se fait presque exclusivement par flottage. Ils arrivent ainsi à la côte où ils sont chargés dans les ports du golfe de Bothnie. C'est le long de cette côte que se trouvent surtout réparties les scieries. Celles-ci sont très nombreuses et dépassent beaucoup le chiffre de 2.000 ; des f fabriques importantes de parqueterie et de menuiserie pro-

duisent le bois travaillé.

Une industrie très considérable, qui a pris son essor pendant CCS dernières années, est celle de la pâte de bois ; les exportations de ce produit sont actuellement de 181.000 tonnes dune valeur de 21 millions de francs (1898), la fabrication (1898) a exigé la mise en œuvre de 1 million de mètres cubes en grume. Il n*est pas sans intérêt de faire remarquer, à ce propos, qu'un pin de 35 à 40 ans, de belle venue, ne cube pas plus d'un demi-mètre cube lorsqu'il a été ébranché,écorcé,etc ; il faut donc, pour produire la quantité de pâte de bois indiquée ci-dessus, près de 2 millions de pins par an. Ce chiffre doit attirer l'attention des économistes.

C'est également avec les bois importés de la Suède et de la Norvège que la France et l'Angleterre manufacturent plus do 400 000 tonnes de pâte chimique par an (1895).

D'après les statistiques, la Suède occupe actuellement le premier rang pour l'exportation des bois. L'industrie forestière, concernant les bois non ouvrés, y occupait, en 1898, L030 établissements avec près de 41.000 ouvriers et représentait 198 millions d'exportation. L'industrie des bois ouvrés occupait 501 fabriques avec 22.300 ouvriers et une production de 73 millions de francs.

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9&II. Aairlelie-lloiisrle. — Ce pays est très riche en bois, il n'est surpassé ù ce point de vue que par la Russie et la Scandinavie. Les bois couvrent près du tiers de la surface du sol, en Autriche et près de la moitié, en Hongrie. La Croatie est particulièrement boisée.

Les principaux centres de production sont : à l'ouest, la Galicie, la Buckovine, la Cracovie ; au nord-ouest, la Silésic et la Bohême, cette dernière contrée étant relativement peu boisée ; au sud : le Tyrol^ les Provinces lllyriennes, TEsclavonie et la Croatie.

Les principales essences sont : les conifères et notamment le pin noir dit Pin d'Autriche \ le chêne, le bouleau, Torme, le châtaignier, Tacacia, etc.

Non seulement ce pays suffit à ses besoins en bois, mais encore il en exporte une grande quantité. C'est ainsi qu'en 1898, l'Autriche-Hongrica ou un excédent d'exportation sVlcvant à 198 millions équivalant à 6.800.000 mètres cubes de bois en grume.

Les exportations en bois de rAutriche-Hongrie ont triplé depuis 1878. Les produits exportés sont surtout à Tétat de planches, mâts et bois pour tonneaux, provenant principalement de chênes, pin d'Autriche, sapin, mélèze, hêtre, frêne, etc. Les plus grands débouchés sont : rAlleniai^ne, ritalie et la France. Ces deux derniers pays importent une très grande quantité de merrains de chêne pourla confection des futailles. L'importance de ces importations varie annuellement avec la richesse plus ou moins grande de la production en vin.

Les grands sapins des Alpes sont également très recherchés.

En 1896, le prix moyen des bois par mètre cube était en Autriche (en florins) :

Bois durs Bois tendres

A Vienne 5,53 4,96

A Prague 5,53 4,58

A Trieste 2,25

Il n'existe aucune barrière douanière entre l'Autriche et l.i Hongrie, aussi la plus grande partie du commerce se fait-il entre les deux voisines.

L'exportation est facilitée par la configuration orographi-

que du pays : la Vistule coule sur le versant de la mer Baltique, TElbe sur celui de la mer du Nord, le Dniester et surtout le Danube, sur celui de la mer Noire, etc. C!es cours d'eau permettent un transport facile de bois de toutes natures et de toutes dimensions.

C'est riUyrie qui produit la plus belle qualité de ctiêne, provenant du Quercus pubescens.he Tyrol est surtout riche en mélèze, très recherché, avec Tépicéa, pour la confection des tables d'harmonie. On cite particulièrement dans cette province la forêt de Paneveggio qui donne le bois de mélèze le plus estimé. La Galicie et la Buckovine fournissent les plus beaux pins sylvestres.

L'industrie du bois est très prospère en Autriche-Hongrie, et ce pays exporte une quantité considérable de bois ouvrés, notamment en Allemagne et en Angleterre. Il s'y fabrique surtout le meuble ordinaire, plus que Tébénisterie d'art, et le bois courbé est devenu en x\utriche une industrie considérable occupant des milliers d'ouvriers. (La maison Thonet emploie plus de 6.000 ouvriers et consomme annuellement 52.000 mètres cubes de bais de hêtre.) Ces bois courbés font des meubles élégants, peu coûteux et solides qui sont très recherchés à Texportation. L'invention en est dueàMichael Thonet qui fit les premiers essais en 1835 ; ce n'est cependant que depuis l'Exposition de Londres, en 1851, que le succès se dessina et que ces meubles entrèrent dans l'usage courant. Les grandes fabriques sont surtout en Moravie, elles exportent les 9/10 de leur production.

L'Autriche-Hongrie produit aussi une grande quantité de pâte de cellulose et de papier ; la statistique faite en 1898 mentionne en Autriche 245 fabriques de pâte de bois et de cellulose, lesquelles, pendant les années de 1895, 1896 et 4897, ont employé en moyenne 823.482 mètres cubes de bois (épicéa, sapin, pin, mélèze et peuplier-tremble).

!i57. Boflinle-Hersèsovine (1). — Les riches forêts de ce pays n'étaient l'objet d'aucune exploitation régulière, jusqu'à

({) Nous empruntons les éléments de celte élude aux travaux suivants : Le développement de la sylviculture en Bosnie et en ilerzégomne, par M. Cil. Pélrascliek, conseiller du gouvernement, chef du département des for<^ts de la Bosnie et de rHerzégoviuc, brochure lue au Congrès inlerna-

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