‹ Les bois industrielsChapitre 83 sur 136 · AFRIQUE OCCIDENTALE FRANÇAISE · texte numérisé non relu

AFRIQUE OCCIDENTALE FRANÇAISE

i897 Acajou 18.655.795 i.484.46H

— Bois de teinture. . . . 22.504 3.375

Totaux 18.578.299 1.487.838

1898 Acajou 12.698. 32i kilogrammes

Importations à la Côte dlYoire

1896 Bois de construction 36.756 francs

Ces chiffres montrent combien est rapide l'accroissement du commerce des bois de la côte d'Ivoire, dont les ressources forestières ne sont guère exploitées que depuis 1894. Malgré ce prompt accroissement, le commerce des bois est loin d'y avoir atteint son apogée. C'est à peine si les forêts de la région orientale de la colonie ont été entamées, celles de la région occidentale sont restées complètement négligées jusqu'à ce jour. De plus, l'acajou seulement fait actuellement l'objet d'une exploitation régulière, tandis qu'il se rencontrera, sans nul doute, d'autres essences précieuses susceptibles d'être exploitées au même litre.

5. Dahomey. — A environ 50 kilomètres de la côte, en s'avançant vers le nord, on trouve de vastes forêts de palmiers à huile et de roniers, mais la région des forêts vierges ne commence qu'avec les premières ramifications des montagnes de Kong.

Les essences qui habitent ces forêts sont de natures fort variées. Il faut citer :

Les bois de fer y très abondants, propres au pavage; ils sont estimés dans le commerce et comprennent le ronier ou palmier à evcntaily dont le bois très dur sert à toutes les constructions sur pilotis; l'arbre est désigné sur la côte sous le nom de coker, il est très commun du côté du Lagos, c'est-à-dire dans la région est.

Viennent ensuite :

Le baobaby dont le tronc atteint de gigantesques diamètres ; le fromager ou bombax à laine ; le dragonnier ; le rocco (faux-ébénier) qui ressemble au chêne et peut être utilisé par les ébénistes ; le manglier inattaquable par l'eau de mer ; le camwoodk grain fin et serré, plus lourd que l'eau, blanc à l'état frais, il devient rougeàtrc au contact de l'air lorsqu'on le coupe ; il exhale, lorsqu'on le râpe, une odeur analo-

gue à celle du palissandre ; le mançone ; le gommier Bursera) ou gommart^ qui existe surtout dans le haut Dahomey où manquent d'ailleurs les palmiers à huile, il donne la gomme eopale ; XAmcenna^ grand arbre toujours vert abondant au bord des fleuves ; le myrsine (Melanophloeos) qui atteint 16 el 18 mètres et donne un bon bois de charpente.

Citons encore : le Grewiamelocarpa,le Schmidelia af ricana, bois d'ébénisterie ; le Blighia Sapida ; le Touloiicouna dont l'écorce est riche en tannin; le Pandamis (\}i\ atteint 20 mètres de haut et dont les fibres sont employées comme textiles ; lé rhat ; le tamarinier géant ; \e jacquier ou arbre à pain dont les fibres sont très résistantes et peuvent constituer une substance textile; Teucalyptus; des acacias comme Vacacia gommier \ le robinier ; le raphia qui sert à faire des meubles légers et donne aussi des fibres textiles ; le cossoué qui donne une sorte de gomme laque ; le palétuvier qui existe sur le littoral et les bords des lagunes. Outre ces arbres donnant du bois, plusieurs autres produisent des fruits comestibles : manguiers; citronniers, orangers, goyaviers, cocotiers, pommiers acajou, pruniers de plage, corossoliers, etc.

L'arbre qui donne le plus grand rendement est le palmier à huile, dont Thuile, extraite des amandes, est la principale richesse du pays. Cet arbre précieux fournit beaucoup d'autres produits utiles dont nous ne pouvons parler ici; ajoutons cependant que le tronc est utilisé pour les constructions, et ses fibres, très flexibles, sont employées pour la confection des cordages.

Le kolatier, outre son fruit utilisé en médecine et qui est l'objet d'un commerce assez important, donne un bois apprécié dans la construction ; son odeur a la propriété d'éloigner les insectes.

Citons encore parmi les arbres du Dahomey, utilisés pour d'autres produits que le bois: le cocotier, près de la côte et le long des fleuves ; la pulpe séchée du fruit (coprah) sert à l'exiraction d'une huile qui se fait en Europe; le karité ou arbre à beurre qui est très répandu dans la région des Mahis et du haut Dahomey ; on extrait de ses fruits une sorte de graisse. Les arbres et lianes à caoutchouc abondent au Dahomey; citons une liane appelée foré [Landolphia owariensis); mais ce produit est encore peu exploité au point de vue conunercial.

Le syndicat des planteurs de Wbydah préconise la culture de Tarbreà. caoutchouc [Manihot Glaziovn)(\\x\ parait donner de bons résultats.

Pour améliorer les moyens de communication et de transport il a été décidé, en 1899, la création d'une voie ferrée de pénétration de 350 kilomètres de longueur. Cette ligne partir^ de Kotonou pour aboutir à Tchaourou^ en traversant les régions les plus fertiles du Dahomey. Cette nouvelle voie de pénétration favorisera certainement la mise en valeur des richesses forestières de la colonie (1).

Importations au Dahomey

1896 Bois de rokos

— Pins et sapins

— Autres bois

Tolal

1897 Bois divers

1898 Bois divers

1899 Bois divers

En 1902, le total des exportations de bois d'ébénisterie des établissements français de la côte occidentale d'Afrique (3), pour la France, représentait une valeur de près de 3 millions de francs.

StO. Cen^o français. — Répartition des forêts. — Le Congo français ne parait guère le céder à la Guyane, écrit M. Leçomte (3), au point de vue de la ricbesse en bois variés et

(1) Renseignements empruntés surtout au rapport du jury international de TExposilion de 1900 (Classe 50), rédigé par M. E. Voelckel.

(2) Congo, Soudan, Guinée française, Côte d'ivoire et Golfe de Bénin. D'après le Tablcaii général du Commerce, 190^, publié par la Direction générale des Douanes).

(3) M. H. Lecomte, Directeur dii Laboratoire colonial au Muséum, a été chargé en i 893-94 d'une mission d étude au Congo, au cours de laquelle il a recueilli de précieux documents sur les produits végétaux du pays, et notamment sur les bois. Nous empruntons la plus grande partie de cette étude à ijn travail do M. Lecomte, paru dans la Revue générale des Sciences (nov. 1894), depuis cette époque, ce savant a continué ses recherches sur ce sujet et commencé la publication des bois du Congo dans le Bulletin du Muséum

Quantités

Stères

Valeurs

Franci

ââ.335 14.805 26.619

précieux. Notre colonie possède, en effet, des forêts immenses qui s'étendent à peu près parallèlement à la c6te du nord au sud. Au niveau de Loango, la limite de la forêt se trouve à environ 40 kilomètres dans les terres; mais à partir de Mayomba, en remontant vers le nord, la région forestière vient aboutir à la mer et s'étend vers Tintérieur jusqu'à plus de 100 kilomètres de la côte. Des cours d'eau larges et profonds ou des lagunes immenses, comme celles de Mayomba, de Setté-Cama et du Fernand-Vaz, constituent autant d'artères importantes qui mettent la région forestière en communication avec la côte. Principales essences ligneuses. — Des arbres gigantesques, au tronc colossal, dressent leurs cimes altières au-dessus des habitants plus modestes de la forêt, tandis que des multitudes de lianes montent du sol, enlaçant le tronc des arbres et contribuant souvent à maintenir l'équilibre de ces végétaux séculaires.

Au nombre des géants de la forêt tropicale, il faut citer le Moâbi (Baillonella) dont le tronc atteint souvent 2 mètres à 2 mètres 50 de diamètre à un mètre au-dessus du sol, et se dresse verticalement jusqu'à 30 ou 35 mètres. Son bois serré, un peu rougeàtre, conviendrait merveilleusement à de nombreux ouvrages d'ébénisterie et il serait facile dans certaines régions de s'en procurer d'énormes quantités, en particulier dans la vallée deKouilou.

L'occoumé ou okoumé [Bursera) tient aussi une place importante dans les forêts du Congo ; c'est dans le tronc de ce bel arbre résineux que les indigènes creusent habituellement des pirogues dont la largeur peut atteindre jusqu'à 1 m. 50 et 1 m. 60. Les commerçants de la côte expédient une certaine quantité de ce bois en Europe. L'occoumé du Congo était coté sur la place de Bordeaux, en septembre 1903, de 7 à 12 francs le kilo.

Les Cynometra abondent au bord de certaines lagunes, leur cœur rouge rappelle de très près le bois de rose; on trouve aussi le coula {koumounoti des Loangos), à bois rouge brunâtre très dur, mais se travaillant bien cependant ; le palétuvier rouge (Rhizophora) constitue des forêts immenses au

dliistohe naturelle (Paris) (voir ; no 2, 1908) ; celle publication est peu avancée. Nous renvoyons le lecteur, curieux de se documenler sur ce sujet, à la suite de ce travail.

bord des lagunes et des cours d'eau au voisinage de la mer; le m Bimo (Mimusops) est fréquent près de la mer; les bois rouges employés en teinture: {Pterocarpus et Baphia), VEvlno {Vii€x);YOguiaguia (Haronga); YAdjoiiga (Aubrya); VOdjengé; le mangi^ semblable à un très beau bois de noyer; le kondjo {Ficus) rappelant le bois de robinier ; le bois jaune, YOba {Irvinga gabonensis H. Bn) dont le bois de couleur grisâtre a quelque ressemblance avec le teck. C^est un grand arbre de 25 à 30 mètres, à feuilles simples avec de petites fleurs odorantes,en grappe, blanches ou jaune pâle (fam. des Simarubacées) ; il est très commun, on le trouve depuis la côte jusqu'à TOubangui. Il a quelque peu l'aspect extérieur du chêne et possède une écorce grise. Le bois est caractérisé par des couches alternantes concentriques do parenchyme et de fibres, ces dernières couches plus épaisses que les premières, elles ont 5 à 8 assises et les fibres qui les constituent sont à contour arrondi et à membrane très épaisse. Les rayons médullaires sont à une ou deux assises de cellules, leur écartement est de 0 mm. 12 à 0 mm. 14. Les vaisseau ç sont rares, soit 2 ou 3 par millimètre carré en moyenne. Ils sont isolés, chacun d'eux est entouré de cellules à paroi mince ; les plus grandes ne dépassent pas 230 UL. Au Congo les indigènes utilisent souvent le bois de rOba, du moins à la côte; il pourrait être employé en raison de la finesse de son grain, pour la fabrication des meubles, malheureusement sa couleur grisâtre n en fait pas un beau bois d'ébénisterie.

Vezigo, bois de corail ou santal rouge d'Afrique ou encore acajou rouge {Pterocarpus erinaceus); le tronc d'une très belle couleur vive est employé en ébénisterie ; les branches servent à faire du bois de teinture rouge santal. Cet arbre se trouve dans tout le Mayombé.

Citons encore le Pendjii; YOkoûra^ semblable à de l'acajou un peu pâle ; le Dina, brun et très dur ; le Bounzi {Pentadesma) ; le N'gulu-Maza (1) et un très grand nombre d'autres présentant les textures et les teintes les plus variées.

A côte de ces nombreuses essences, dont la plupart ne

(I) R. de Vildemann, « Notes sur le N'gulu-Ma/.a, bois d'ébénisterie et de construction du bas-Congo ». [Revue des cultures coloniales, t. IX, n® 80, 5 juillet 1901).

demandent qu'à être connues pour prendre une place des plus honorables parmi les bois d'ébénisterie, il convient de signaler h part XOkalanga et le Sovêro du Fernand-Vaz , qui, par la nuance de leur bois et la finesse de leur grain, paraissent se rapprocher extrêmement du buis. Si Ton réfléchit que ce dernier devient assez rare et qu'il n*est guère possible de s'en procurer des troncs de grande taille, et que cependant Tindustrie française en importe annuellement pour des centaines de mille francs, on conviendra qu'il serait sans doute utile de faire connaître TOkalanga et le Novêro, arbres de grande taille dont le bois pourrait sans doute remplacer le buis dans la plupart de ses usages.

La section du Congo à l'exposition d'Anvers a eu l'heureuse idée d'expo^fer de très beaux meubles fabriqués uniquement avec des bois du Congo de nuances variées, dont la nouveauté tranche heureusement sur la monotonie des essences connues de tous et consacrées par un long usage. Disons tout de suite, d'ailleurs, que les forêts du Congo recèlent non seulement des essences propres à Tébénisterie, mais encore des bois pour tous les usages : pavage des rues, charpente, ouvrages de sculpture et de gravure, etc. ; les uns légers comme du liège, les autres très denses au contraire ; les uns appartenant à la catégorie des bois blancs, les autres présentant les colorations les plus diverses, telles que le gris noirâtre, le jaune, le brun foncé, le rose, le rouge, etc. Nous sommes persuadé, dit M. Lecomte que nous continuons à citer, que l'étude microscopique de tous ces bois fournira l'occasion d'établir des comparaisons intéressantes avec les essences indigènes et avec les bois exotiques déjà connus.

Le Congo fournit aussi une quantité notable de caoutchouc produit par des lianes exploitées dans tout le Mayombé. Ce sont : le Landolphia Klainii (Fouti) et une espèce nouvellement décrite sous le nom de Pierrei; un ficus, le Fictis Vogelii ou Dop mâle, qui produit un latex donnant un caoutchouc de moindre valeur.

On peut également trouver au Congo des écorces pour le tannage; M. Lecomte cite, à ce point de vue, le palétuvier du Congo dont l'écorce contient, d'après les analyses de M. A. Hébert, 16,9 0/0 de tannin, c'est-à-dire plus que nos meilleures écorces de chêne. On pourrait trouver beaucoup d'autres

arbres capables de diminuer l'espace, donner des produits pour le tannage, on peut citer notamment le bois rouge (Pterocarpus), le Ko/atier et certaine Copaifera,

De nombreux bois donnent des matières colorantes qui pourraient être utilisées pour la teinture, et qu'emploient sur place les indigènes. Les genres Pierocarpus et Baphia tiennent le premier rang et fournissent un bois rouge très riche en matière colorante (1). La colonie exporte déjà une quantité notable de ce bois rouge (voirie tableau statistique, p. 1225). Les écorces de Cœloclyne polycarpa et les racines de Cochlospermum Planchonii Hook. donnent un colorant jaune orangé. Il existe des arbres à bois jaune dont Técorce sert à teindre en jaune. Les colorants noirs sont fournis par des acacias et par un gardénia {Gardénia mellifera^ Benth.).

Nous ajouterons quelques mots sur une espèce naturalisée dans le pays.

Le Melia Azeradach est fréquent au Congo et dans l'Afrique tropicale en général, mais il y a été introduit, comme dans la plupart des régions tropicales. C'est un arbre d'une quarantaine de pieds de hauteur, à cime se recouvrant de fleurs d'un blanc violacé, ce qui le fait appeler dans certaines régions du Congo indépendant « Lilas des Falls ». Cet arbre semble originaire de THimalaya. Les usages en sont multiples ; nous parlerons seulement de son bois. Il est jaune blanchâtre ou rose, dur et résistant ; les cercles annuels apparaissent en brun foncé, ce qui donne de très belles veines. I-.e grain en est serré, il est susceptible d'un beau poli avec des reflets d'un aspect agréable. Ce bois peut être employé en menuiserie et en ébénisterie, car il ne se fend guère; on peut l'utiliser également dans la fabrication des instruments de musique: il paraît très recherché dans ce but en Chine et au Japon.

Il faut ajouter que Ton rapporte, peut-être à tort, certains bois de la Martinique à cette espèce, mais ils sont mous et cassants et bons seulement pour le chau£Page.

(i) La matière colorante rouge qu'emploient les indigènes sous le nom de a N' Kula » provient des Pterocarpus cabrae de Wild. et tinctorius Welw. et peut-être d'autres espèces encore, mais non du Pterocarpus santalinoides, L'Hérit., comme on l'a cru généralemeni, car cette espèce, commune dans la Sénégambie, le Sierra-Lcone, la Guinée et à Fernando* Po, n'a pas été encore signalée au Congo (voir sur ce sujet de Wildemann : « Le N'Kula » du Mayômbé in Revue des cultures coloniales, 1902, tome II, p. 42).

Ea Indo-Chine on en rencontre deux variétés di£Pérentes par le bois : le Xoan-Ha à bois rougeâtre et le Xoan-Trang- à bois blanchâtre, tous deux très estimés, car ils résistent aux attaques des termites grâce à leur amertume.

Commerce des bois du Congo. — Ce commerce est encore très faible et limité aux arbres les plus voisins de la côte. L'exportation se borne à peu de chose près à des bûches d*occoumé et d'ébènc (Diospyros) (I) ; mais il y a lieu d'espérer qu'elle prendra de Textension. Il existe déjà des scieries mécaniques qui permettent de débiter sur place les bois de la colonie, tandis que, jusqu'en 1894, les services administratifs de la côte n'employaient guère pour leurs constructions que le sapin de Norvège, qui arrivait à grands frais. Une compagnie française, fondée en 1898, possède une concession couverte de forêts sur le territoire de Nyanga, elle occupe 4 millions d'hectares.

L'absence des voies terrestres de communication^ dit M. Lecomte, ne saurait être un obstacle permanent à l'exploitation des forêts. La multiplicité des essences renfermées dans une forêt et leur distribution irrégulière ne constituent pas non plus une difficulté sérieuse. Il est certain qu'on ne trouve là rien de semblable à ce qui existe dans nos pays où les chênes, les hêtres, les sapins et les pins, occupent des domaines bien déterminés. Dans la forêt de Mayombé les essences les plus diverses vivent côte à côte et luttent constamment pour atteindre l'air et la lumière. S'il s'agissait de recueillir une essence unique et déterminée, il est bien évident que la multiplicité des espèces constituerait un obstacle sérieux au point de vue de l'exploitation ; mais il n'en est rien: il suffit d'examiner une colleclion de bois du Congo pour se rendre compte du nombre considérable d'essences ouvrables que la flore forestière y présente et qu'il suffirait de trier à la côte avant l'embarquement.

Un obstacle plus sérieux au développement de l'exportation

(1) Les bois importés du Congo étaient cotés, sur la place de Bordeaux, en août et septembre 4903:

Occoumé du Congo 7àl2 francs le kilo.

Rbène Gabon, petits morceaux .... 14 à 15 francs le kilo.

— gros morceaux .... 18 à 19 francs le kilo.

Acajou Bassam 18 à 90 francs le kilo.

des boîs est le phénomène de la « barre » (1) qui rend rembarquement des billes très malaisé, d*autant plus qu'étant facilement détériorées par Feau de mer, on ne peut songer à les flotter jusqu'au navire. On utilise pour ce transport des canots spéciaux qui, sous le poids très lourd des pièces de bois, risquent à chaque instant de chavirer. Le jour où les wharfs existeront dans les ports, le commerce des bois prendra certainement une extension considérable.

Quoi qu'il en soit, voici un tableau qui permettra de se rendre compte de l'importance de Tcxportation des bois du Congo pendant Tannée 1896-97.

Page 1