‹ Les boissons, vins, liqueurs, siropsChapitre 20 sur 35 · UM · texte numérisé non relu

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traversent un tube contourné, en forme de ressort.

que l’on appelle serpentin, plongeant dans un réci-

pient d’eau froide. Elles se condensent, se liquéfient en essence pure, espritou huile, selon les matières soumises à la distillation, et tombent dans un récipient ou cuve.

L'alcool n’est donc autre chose que la vapeur du vin en ébullition ou vin cuit, transformée, au contact de l’eau froide, en passant dans le serpentin.

Moyen de reconnaitre si l'alcool est pur ou étendu d’eau, c'est-à-dire mouillé.

— Le moyen le plus simple serait de recourir à l’alcoomètre inventé par Gay- Lussac en 1824 et qui sert à

déterminer, d'après la pesanteur, la quantité d'alcool absolue que contient le liquide. Mais à quoi bon

s’embarrasser de cet instrument fragile et coûteux

que l’on n’emploie que rarement, lorsque l’on est

étranger au commerce des liquides? Ne vaut-il pas

mieux recourir à un autre moyen ? Le voici :

Placez dans une cuiller de fer un peu de poudre de

chasse, versez-v l'alcool: dont vous voulez éprouver

la force et mettez-y le feu comme s'il s'agissait d’un

punch

: si l'alcool est pur, il brülera entièrement en

enflammant la poudre; dans le cas contraire, s’il con-

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tient de l’eau, l'alcool brülera, mais la poudre imprégnée d’eau ne s’enflammera pas.

Pour savoir si l'eau-de-vie contient des substances étrangères. — Pour savoir si l’eau-de-vie contient de l'esprit de grains, on en fait chauffer la valeur d’un verre à boire dans un petit récipient, sans la porter à ébullition; si elle est falsifiée, ce qui restera du liquide aura une saveur âcre, une odeur désagréable, se rapprochant de la farine brülée.

On yreconnaitra la présence du poivre, du pyrèthre, du gingembre, de la stramoine, en mélangeant un petit verre d’eau-de-vie à un petit verre d'acide sulfurique concentrée. Suivant queles substances étrangères y seront en plus ou moins grande quantité, l’eau-de-vie prendra une teinte plus ou moins foncée; coloration quin’a paslieu si l’eau-de-vie est exempte de produits étrangers. De plus, le résidu au lieu d’être âcre et d’une odeur désagréable serait au contraire agréable et doux, et le dépôt moins considérable.

Procédé pour vieillir l'eau-de-vie trop jeune. — Le moyen le plus simple à employer pour vieillir l’eau-de-vie trop jeune consiste dans l'introduction d’une goutte d'essence d’anis par litre, plutôt moins que plus.

Non seulement elle semble avoir pris de l’âge, mais encore elle présente au goût un bouquet tellement agréable, qu'elle paraît avoir acquis une qualité supérieure.

On emploie aussi pour parfumer l'eau-de-vie soit de l'essence de portugal, soit de l'essence de cédrat; mais rien, selon nous, ne vaut l'essence d’anis.

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Rhum. — Le véritable rhum est le produit de la distillation de la canne à sucre, il marque 26 degrés. On peut, en employant la recette suivante fabriquer un rhum factice d’un goût très agréable.

Dans 6 litres d’esprit-de-vin faire macérer :

Ecorce d

ne piléc jo grammes.

Cachouw pulvérisé à . . . : . . . 1 gramme.

Dioustde:nirone 27 Lo eme 1/2 — Goudron liquide er le 1/2 —

Une fois toutes ces substances bien infusées, ce qui demande une quinzaine de jours au plus, surtout en été, on filtre le tout et on ajoute :

Eau

Rhum véritable

Kirsch. — Le kirsch est le produit de la distillation de merises, de cerises ordinaires et de leurs noyaux concassés. On peul obtenir un kirsch de

ménage ou kirschartificiel er sant infuser pendant plusieurs mois, dansde l’alcool, desnoyaux de cerises concassés, avec le bois de noyaux d’abricots, ceux-€i sans les amandes, puis on filtre la liqueur et l’on

met en bouteilles.

Auhre recette. — Dans un litre et demi d'alcool à 90° ajoutez 60 centigrammes d'essence d'amandes amères, mouillez le tout de 500 grammes d’eau;

vous obliendrez ainsi un excellent kirsch artificiel.

Liqueurs. — Un verre de liqueur est toujours le complément indispensable d’un bon repas; non seulement il facilite la digestion, mais encoreil laisse au

palais un goût agréable qui persiste longtemps après

ALCOOL ET LIQUEURS

sa dégustation. En hiver on prendra de préférence des liqueurs stimulantes pour l’estomac, et provoquant un dégagement de chaleur. Elles ne sont nuisibles à la santé qu'autant qu'on en abuse, surtout lorsqu'on les prend à jeun.

Elles doivent être faites avec de l'alcool pur, incolore, et non avec de l’eau-de-vie, ce qui les rendrait trop faibles en degré alcoolique, eu égard à la quantité d’eau entrant dans la formation du sirop de sucre.

On leur donne de la coloration à l’aide de certains produits naturels; tels que le safran, la cochenille, l’'orcanette, le kermès et autres teintures extraites des plantes.

Le safran, infusé dans l’alcool, donne la couleur jaune et verte. La cochenille, l’orcanette ou le kermès, infusés dans l’alcool, procurent le rouge.

Le violet s'obtient avec la teinture de tournesol.

Le bleu, par une infusion de bluets et dejacinthes bleues.

Le vert avec du jus d’épinard traité par l'alcool.

Filtration des liqueurs. — Lorsque les liqueurs ne sont pas trop épaisses, on peut se servir d'un entontonnoir en verre et de papier joseph; mais pour peu

qu’ellessoientsirupeuses, ilest préférable d'employer

la chausse ou blanchet en tissu croisé, en feutre ou en flanelle, que l’on place dansl’entonnoir. Après chaque opération la chausse doit être lavée à grande eau, sans savon ni autre substance. On la presse simplement entre lés mains pour en chasser toutes les impuretés : il ne faut jamais la tordre.

Abricots (Liqueur d'). — Le parfum délicat de

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