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Le Rhin, de St-Goar à Coblentz

Voir la carte p. 228.

Chemin de fer de la rive gauche., v. p. 207; — de la rive droite^ p. 209.

Bateaux à vapeur: à la descente, 1 h. 1/2; à la monte'e, 2 h. I/2. Débarcadères à Boppard et Oberlalinstein. Stations desservies par des barques: Hirzenaeh, Camp, Niederspay et Capellen. Voir l'introduetion, m.

Abréviations B. et C'/j., bateau et ebemin de fer.

A dr., en aval de St-Goar se montre d'abord Welmich, dans un site pittoresque, avec sa petite église goth. , dominé par les ruines du château de Thurn'berg ou Deurenhourg , commencé par Bohémond , archevêque de Trêves, et achevé par son successeur Cuno de Falkenstein, en 1363. Les comtes de Katzenelnbogen , lui donnèrent le nom ironique de *Maus (souris) , par opposition à celui de leur château de Katz (chat, p. 234). Mais Cuno sut se faire respecter de ses ennemis. Il mourut à Thurnberg en 1388, et ses entrailles furent déposées sous un monument portant une inscription gothique qu'on voit dans V église., à côté du chœur (v. p. 246). Les baillis de l'électorat de Trêves résidèrent longtemps au château, et c'est seulement dans les dernières années du siècle passé qu'il fut abandonné. Le chemin qui conduit sur la hauteur est fatigant, mais on est amplement dédommagé par la vue magnifique dont on jouit du sommet, surtout du côté de St-Goar. L'intérieur présente des détails d'architecture remarquables.

Le fleuve décrit une courbe à l'O.; les vignes disparaissent et font place à des rochers escarpés de schiste argileux.

A dr. , Ehrenthal j groupe de maisons habitées surtout par les ouvriers qui travaillent non loin de là dans des mines de plomb.

A g., les grands bâtiments des mines de Werlau. Dans le haut, le Prinzenkœpfchen, avec un pavillon belvédère,

A g,, Hirzenaeh. A l'extrémité supérieure du village, une synagogue du style gothique. L'imposant édifice ielâPrevôté(Prohstei), ainsi que l'église, bâtie vers 1170, étaient autrefois des dépendances de l'abbaye de Siegbourg.

A dr., Nieder- Kestert. Sur la rive g., la montagne recule un peu, et dans une plaine fertile, au milieu d'une forêt d'arbres fruitiers, s'élève le clocher de Salzig (Ch.) , ainsi nommé d'une source faiblement saline qui s'y trouve. En été, des cargaisons de cerises sont expédiées d'ici vers les contrées situées en aval, en Hollande et en Angleterre.

A dr., sur des rochers éboulés, les belles ruines de Liebenstein et de Sterrenberg, deux châteaux jumeaux (Brïiderburgen). La légende raconte que deux frères aimaient une jeune fille appelée Laure, et que pour décider à qui des deux elle appartiendrait, ils se défièrent en combat singulier et périrent par l'épée l'un de

238 V. R. 41. BOPPARD. LeRhin,deSt-Goar

l'autre. Dans la vallée, le couvent de Bornhofen et une église gothique à deux nefs, bâtie en 1435, pèlerinage très fréquenté surtout en septembre. A côté, l'hôt. -pens. Zum Marlenberg (dîn., 1 Jû 50).

Sterrenherg était déjà flef de l'empire au xii^ s. et appartenait aux seigneurs de Boland; les deux châteaux passèrent plus tard au-X électeurs de Trêves. On ne connaît ni l'époque ni la cause de leur destruction. Celui de Sterrenberg, bâti sur l'extrémité de la montagne et séparé par des fossés et un gros mur de celui de Liehenstein, bâti plus tard, surprend par l'étendue de ses ruines grandioses , et il offre une vue des plus pittoresques sur les gorges pleines de rochers de la vallée du Rhin (auberge dans le haut).

A dr.,un agréable sentier conduit en V4d'h. de Bornhofen, entre le fleuve et les vignes, et à l'ombre de beaux noyers, au bourg de Camp (B. et Ch. ; hôt. : Kauth , à la gare; Anker , au bord du Rhin), endr oit convenable pour un séjour.— De l'autre côté delà nouvelle courbe du Rhin.

A g., Boppard (B. et Ch.), — Hôtels: Zîim Spiegel (eh., 2 J(. 50; déj., 1 Ji dîn., 2 c4i 50); Rhein-ffôtel, dans le même genre; Zum Hirsch, moins cher (hon vin); tous au hord du Ehin ; Closmann^ dans la ville, avec jardin, vieille maison simple, mais bonne (dîn., 2c4i.)-^ — Pens. Uentzler., dans le haut du Miihlthal. — Etablissements hydrothérapiques : Marienberg (v. p. 239; pens., 6 à 12 c4(. par jour, vin, bière et bougie non compris; traitement médical, 1 J(. par jour; médecin, le Dr nœstermann ; Muhlbad, à l'extrémité inférieure de la villa (médecin, le Dr Borges). —

Boppard (64 m. d'alt.) est une vielle ville de 5600 hab., l'antique Bondobrica, fondée par les Celtes et déjà fortifiée par les Roraains, qui avaient ici un dépôt de balistaires (balistarii Bondobricae). Ville impériale dès le xii® s., Boppard fut engagée en 1312 avec Oberwesel, par l'empereur Henri VII, à son frère Baudouin, archevêque de Trêves, qui ne put cependant s'en rendre maître qu'en 1318, et qui construisit alors le château existant encore dans la ville. Les habitants essayèrent ensuite plusieurs fois inutilement de recouvrer leur indépendance. Cette ville riante mérite tout particulièrement, à cause de la salubrité du site et de la beauté des environs, que les touristes s'y arrêtent; beaucoup d'étrangers s'y sont établis dans les derniers temps, et l'on construit partout de nouvelles maisons de campagne.

L'église paroissiale, bâtie vers 1200, dans le style roman tertiaire, avec deux tours carrées à côté du chœur, a de curieuses voûtes en berceau , terminées en ogive et avec des tores disposés en éventail comme nervures. — Plus près de la gare est Ve'glise des Carmes. Elle possède un bon bas-relief en marbre, représentant la Trinité, sur le tombeau de Marguerite d'Eltz (m. lÔUO); des stalles sculptées du xv^s. et de vieilles peintures murales. L'ancien couvent des franciscains à été restauré par le gouvernement prussien et converti en école normale catholique.

à Cohlentz. BOPPARD. V. R. 4L 239

A l'E. de l'église paroissiale, sur une place près du Rhin et non loin du bac qui relie ici les deux rives, se trouve l'ancien château des archevêques de Trêves, avec une tour; il sert maintenant de tribunal et d'école. Il y a à côté des restes considérables de fortifications antiques, élevées probablement sous Yalentinien 1" (364- 375) et qui formaient un carré de 320 m. de long sur 150 de large. Les murs avaient 8 m. de hauteur et 3 m. d'épaisseur, avec 4 tours rondes aux angles et 24 tours semi - circulaires le long des murs. C'est une construction en blocage, avec revêtement dont l'appareil est en épi.

Au milieu d'une forêt d'arbres fruitiers derrière Boppard, l'ancien couvent de femmes de Marienberg- (30 m. au-dessus du Rhin), reconstruit après un incendie de 1738. C'est depuis 1839 un étahlissement hydrotherapique très fréquenté, en raison de sa situation favorable et de la fraîcheur de ses sources.

Enfin à l'extrémité supérieure de Boppard est encore l'ancien couvent de St- Martin, transformé depuis 1857 en maison de correction protestante et fort endommagé par un incendie en 1884.

En aval de Boppard, près du Muhlbad (v. p. 238) débouche le vallon boisé nommé Miihlthal ^ qui offre de jolies promenades, notablement embellies dans ces derniers temps. Un des plus beaux endroits est r*Alte Burg (293 m.) sur la hauteur à dr. Il y a un pavillon qu'on voit de loin et d'où la vue est excellente. Dans le voisinage est le Vierseenplatz, la place des Quatre-Lacs, où le Rhin paraît former 4 lacs, son cours étant en partie masqué par des hauteurs. A 1/4 d'h. de l'entrée du Mùhlthal , la Pens.-Rest. Hentzler ^ d'où il y a aussi un chemin montant à cette place.

Plus haut dans le Mùhlthal, le lois de Boppard^ magnifique bois de chênes et de hêtres qui couvre la hauteur jusqu'à une grande distance. Il y a de bons chemins et des poteaux-indicateurs.

Excursion de Boppard à la Fleckertshœhe (510 m. ; 451 au-dessus du Rhin), située à 2 h. au S., et à 1/2 h. sur la g. de la route conduisant au Hunsrùck. On prend à g. près de la pierre kilométrique 7.4, et l'on passe d'abord au travers, puis le long d'un bois de sapins, d'où l'on aperçoit bientôt le signal sur la montagne. Vue superbe des Sept-Montagnes , de l'Eifel, du Hochwald, de l'Idar et du Taunus. On redescend par un sentier où l'on ne peut se tromper, à travers des prairies et des bois, à Salzig (1 h. ; p. 237).

A dr., au delà de Fils en , qui a une église neuve, le fleuve fait une courbe considérable aii S.-E. Les versants de la rive g., le Bopparder-Hamm, ayant grâce à cette courbe du Rhin vers le midi la même position abritée que les côtes du Rheingau, sont plantés de vignes sur une grande étendue. Sur le sommet de g., la ferme de Jacobsherg (160 m. au-dessus du Rhin). On passe devant cette ferme en allant à Rhens (p. 240) par le chemin de la montagne. Ce chemin, coupant l'arc formé par la coitrbe du Rhin, est de 1 h. plus court que la grande route.

A dr., au-dessus d'Osterspay, sur une hauteur boisée, le joli château de Liebeneck, reconstruit depuis peu.

A g., le fleuve reprend bientôt la direction duN. Sur le promontoire formé par la courbe du Rhin, on remarque une chapelle à moitié en ruine, le seul reste du village de Peterspay. Puis viennent.

240 V. B. 41. BRAUBACH. Le Rhin, de St-Goar

réunis par une allée de noyers, les villages di'Oherspay et de Niederspay {B.] barque pour Braubacli , où les bateaux à vapeur n'arrêtent pas).

A dr., dans la jolie vallée qui débouche en face, se trouve la source de Binkhold (Dinkholder-Brunnen ) , source d'eau ferrugineuse active, dans le genre de celle de Scbwalbacli.

A dr., Braubach (Ch,). — Hôtels: Arzbœcher , au bord du Rhin; Rheinischer Hof (pens., 3 c4t. 50 à 4 c//.) ; Nassauer Hof ; Deutsclies Haus^ avec jardin-brasserie près de la gare (eh. 1 Ji 20), tous simples, mais bons.

Braubach est une ville de 1841 hab., qui fut dotée de privilèges dès 1276 , par l'empereur Rodolphe. Le chemin de fer y passe le long du fleuve sur une digue en maçonnerie.

Sur le haut rocher qui domine la ville, l'irùposant château de Marksbourg, à 150 m. au-dessus du Rhin , la seule forteresse ancienne des bords du Rhin qui soit restée intacte. Il s'appella d'abord le château de Braubach, jusqu'en 1437, où le comte Philippe de Katzenelnbogen y construisit une chapelle dédiée à St-Marc, d'après laquelle il s'est dès lors nommé Marcushourg ou Marksbourg. Il a appartenu à la Hesse-Darmstadt de 1651 à 1803, puis au duché de Nassau, comme prison d'Etat, jusqu'en 1866, et il est maintenant loué à un particulier. La cour intérieure et les appartements sont étroits et sombres. La vue dont on y jouit, sur de verdoyantes vallées et sur le cours du fleuve en aval, est très pittoresque. — Deux chemins y conduisent. Le premier, plus court et plus raide, est un sentier au N., qui commence en face de la vieille église et qui demande 25 min. Le second , le chemin des voitures, au S., suit d'abord la route de Nastagtten (à g. dans la ville), tourne à dr., contourne la colline et mène en 35 min. à l'entrée, qui est au N. — A mi -hauteur au S., la chapelle St- Martin , qui existait déjà en 1242, et la haute cheminée d'une fonderie d'argent.

A g., en face du château de Marksbourg, à quelque distance du fleuve, se voit le petit village de Brey , dans un massif d'arbres fruitiers. Au bord du Rhin , une manufacture de tissus de coton.

A g., plus loin, Rhens (Ch. ; hôt. : Kœnigsstuhl , avec jardin au bord du Rhin, très médiocre; Stem), petite ville ancienne, dépendant jadis de l'électorat de Cologne et qui a encore des murs et des fossés dont l'archevêque Frédéric III l'entoura en 1370. Le chemin conduisant à Boppard par la montagne (1 h.) prend à dr. en dehors de la porte du haut, près d'un poteau (v. p. 239).

A g., env. 10 min. en aval de Rhens se trouve, à l'ombre d'arbres fruitiers et entre la grande route et le Rhin , le Kœnigsstuhl (siège du Roi) , où les électeurs allemands , réunis en plein air, «selon la coutume ancienne», délibéraient sur les affaires de l'empire, faisaient des traités de paix, nommaient les empereurs, etc. C'est une construction octogone, mesurant plus de 7 m. de diamètre

à Coblentz: OBERLAHNSTEIN. V. E. 41. 241

et un peu moins de 6 m. de hauteur. L'édicule, érigé en 1376 par ordre de l'empereur Charles IV, tomlba en ruine à la fin du siècle dernier et fut reconstruit en 1843, sur le même emplacement et dans la même forme. — Le milieu du fleuve en face du Kœnigsstuhl formait la frontière des quatre électorats du Rhin : Braubach appartenait au Palatinat, Rhens à Cologne, Stolzenfels à Trêves et Lahnstein à Mayence ; c'est sans doute la raison pour laquelle les électeurs se réunissaient ici.

A g., au delà du Kœnigsstuhl, on a trouvé dans le Rhin en 1857 la source minérale de Rhens. Son eau est semblable à celle de Seltz et s'exporte comme elle.

A dr., deux autres sources d'eaux minérales qui s'exportent, le Victoridbrunnen et le Minervabrunnen. C'est près de là que, le 20 août 1400, fts électeurs se réunirent pour juger et déposer, en présence d'une grande multitude, Yenceslas le Fainéant, roi de Bohême, et déclarer vacant le trône impérial. Ils passèrent ensuite le Rhin et allèrent au Kœnigsstuhl, où ils nommèrent empereur le comte palatin Robert ou Rupert.

A dr., Oberlalinstein (B. et Ch.). — Hôtels: *Weiler (ch., 2 céC. à 2 c4l. 50; déj., 80 pf.)i *Lahneck, tous deux avec jardins et jouissant d'une belle vue (pension); Weiland^ en face de la gare; Deutsches Haiis. — Bateau à vapeur spécial pour Capellen, toutes les heures, près de l'hôtel Weller; prix, 20 et 10 pf.

Oberlahnstein (62m.) est une ville très ancienne d'env. 5833 hab., citée déjà dans un document de 890 et appartenant jadis à l'électorat de Mayence. Elle a des murs, des tours et des fossés bien conservés, et malgré de nombreux changements occasionnés par la construction du chemin de fer, elle donne encore une idée d'une ville fortifiée au xiv^ s. A l'entrée se voit un château des électeurs de Mayence, avec une jolie cour, dont la construction remonte à l'année 1394, avec une partie moins ancienne de 1712. UégUse évange'lique, dans le bas de la ville, a été construite de 1872 à 1875 sur les plans de Zaïs. Des fabriques de machines, des fonderies de fer etc. témoignent de la prospérité d' Oberlahnstein depuis l'ouverture du chemin de fer. Il y a un grand port neuf, où l'on voit des dépôts de minerai de fer et de manganèse destinés à être transportés par le Rhin aux grandes fabriques qui se trouvent en aval. — Oberlahnstein est la station où l'on quitte le bateau à vapeur pour visiter Ems. Le débarcadère du bateau et la gare du chemin de fer sont tout près l'un de l'autre. Il y a entre Oberlahnstein et Ems une ligne directe, qui n'est toutefois desservie que par quelques trains spéciaux, et la ligne principale, qui passe par Niederlahnstein (p. 255).

A dr., un peu à l'écart du Rhin, sur un mamelon escarpé audessus de la Lahn, le château de *Lahneck, avec une tour pentagone à créneaux. Ce château, déjà mentionné en 1224, fut probablement construit par Gérard, archevêque de Mayence. D'après une tradition sans fondement, il aurait appartenu aux templiers;

Bœdeker, le Rhin, 13e ^dit. 16

242 T^ R. 41. STOLZENFELS. Le BMn, de St-Qoar

il a été détruit par les Français en 1689. On l'a reconstruit de nos jours en tirant le meilleur parti des ruines, et il appartient maintenant au comte de Kleist-Tychow. L'intérieur est peu remarquable, mais la Yue fort belle. — Deux chemins conduisent au château de Labneck, l'un, dépourvu d'ombre, y monte tout droit d'Oberlahnstein; l'autre est du côté de la Labn, en face de l'extrémité supérieure de Niederlabnstein (p. 243).

A g., Capellen (B. et Ch.). — hôtels: *Stolzenf€ls, *Bellevue (Fey), tous deux avec jardins^ Lahneck, simple. — Brass. -eestaur. : MUller. — Voitures pour Coblentz, v. p. 244. — Barques pour Coblentz, 3 c4C. — Anes pour monter au château de Stolzenfels, 80 pf. ; aller et retour, 1 JC. 20. — A pied à Coblentz, 1 h. I/4; au Kœnigsstuhl, I/2 h. — Bateau à vapeur spécial pour Oberlabnstein toutes les heures, 20 et 10 pf.

Capellen est un village composé d'une seule rangée de maisons, devant lequel le chemin de fer longe le Rhin sur un remblai, et situé au pied de la hauteur boisée où s'élève le château de Stolzenfels.

Le CHEMIN DU CHÂTEAU (V4 d'h.) passc sous un viaduc, puis sur ce viaduc, et monte en faisant des circuits où l'on a placé deux pierres milliaires romaines. Il traverse en dernier lieu la Klause (écuries) et un pont-levis.

Le *château de Stolzenfels (154 m. d'altit. ; 94 m. au-dessus du Rhin) a été fondé vers 1250 par Arnold d'Isenbourg, archevêque de Trêves; mais il a été beaucoup agrandi depuis. Il fut souvent la résidence des archevêque de Trêves au moyen âge, et il fut pris et détruit par les Français en 1689. Frédéric-Guillaume IV l'ayant reçu en présent de la ville de Coblentz en 1823, lorsqu'il n'était encore que prince royal de Prusse, l'a fait restaurer sur les plans de Schinkel, de Stûler et de Persius. Il appartient maintenant à l'empereur Guillaume. La tour principale , de forme pentagone, a 34 m. de hauteur.

En entrant dans la cour, aller immédiatement, à dr., à la petite tour du S.-O., dont la *vue est une des plus belles des bords du Rhin. Elle s'étend du château de Marksbourg (p. 240) jusqu'au delà de Coblentz et d'Ehrenbreitstein, en face sur Oberlahnstein, Niederlabnstein; le château de Lahneck, etc.

L'intérieur est visible tous les jours. Lorsqu'il vient beaucoup de monde, comme c'est l'ordinaire en été, le gardien s'en débarrasse le plus vite possible. Un visiteur qui se joint alors à une société, donne 50 pf. de pourboire.

La chapelle, où l'on entre d'abord, est du style goth., à deux tours et décorée de *fresques sur fond d'or par E. Deger, représentant la création, la chute de l'homme, les premiers sacrifices et les principales scènes de l'acte de la rédemption : annonciation, nativité, crueifîment, résurrection, ascension, descente du St-Esprit et jugement dernier. — Au mur extérieur, au-dessus de la galerie du jardin : l'empereur Eobert et son neveu, le comte de Hohenzollern, visitant l'archevêque de Trêves à Stolzenfels, le 20 août 1400, peinture à fresque par Lasinsky. — Dans le jardin d'hiver, le jeune Siegfried, statue en bronze par Hartung. — Dans I'escalier, une vieille cheminée de Cologne, avec des bas-reliefs, — Dans la petite salle des Chevaliers, des *fresques par Stilke, symbolisant les caractères principaux de la chevalerie: 10 Godefroy de Bouillon déposant son épée à la chapelle du St-Sépulcre, après la prise de Jérusalem (la Foi); 20 l'empereur Rodolphe de Habsbourg jugeant des chevaliers pillards (la Justice) ; 3» des troubadours (Minnesœnger) accompagnant le roi Phi-

à Cobleniz. NIEDERLAHNSTEIN. F. E. 4L 243

lippe de Souabe et son épouse Irène dans un voyage sur le Rhin (la Poe'sie); 4o l'empereur Frédéric II saluant sa fiancée Isabelle, princesse d'Angleterre (l'Amour) ; 50 Hermann de Siebeneichen sauvant au prix de sa vie l'empereur Frédéric -Barberousse (la Fidélité); 60 mort de Jean l'Aveugle, roi de Bohême, à la bataille de Crécy (la Bravoure). Le mur du côté des fenêtres est décoré de peintures représentant des saints chevaliers: StGéréon, St Georges, St Maurice et St Renaud. — Dans la GRANDE SALLE DES CHEVALIERS, qui a 15 m. de loug sur 9 de large, se voient d'anciens vases à boire, des armures, des armes, des vitraux peints, et en particulier, à la fenêtre du côté O., une scène représentant le fondateur du château, l'archevêque Arnold, et son restaurateur, le roi de Prusse. — Dans les appartements du haut: la légende du chevalier de Toggenbourg, par Bayer; trois épisodes de la vie de Gutenberg, peints par Herbig de Berlin ; une copie du tableau de la cathédrale de Cologne, par Beckenkamp ; une peinture sur fond d'or, par Heideloff, représentant l'autel de l'ordre du Cygne à Anspaeh; une cinquantaine de petites toiles anciennes de Durer, Holbein, A. van Byck , Rembrandt, Teniers et autres; une très ancienne croix byzantine; de beaux meubles anciens; des copies des statues de Sehwanthaler qui se trouvent dans la salle du trône à Munich, représentant les princes de la maison de Wittelsbach; le modèle de la cathédrale de Cologne achevée; les ruines du château de Stolzenfels avant sa reconstruction, en liège, etc.

On va également du viaduc mentionné p. 242, comme du chemin du château de Stolzenfels, à dr. dans le haut, par un route cavalière assez mauvaise, à l'Augusta-Hœhe , où il y a une cabane joixissant d'une vue magnifique sur le château et la vallée du Rhin, Il faut env. 1 h. 1/4 aller et retour. Ane, 2 c4C.

A dr. , à l'emboucliure de la Lahn, dont les deux rives y sont réunies par le pont disgracieux du chemin de fer et un nouveau pont pour les voitures et les piétons , se voit l'église solitaire de St-Jean, détruite pendant la guerre de Trente-Ans et restaurée de nos jours. Plus loin du RMn, sur la rive dr. de la Lahn, la petite ville prospère de Niederlalinstein (Ch. ; tôt. : Doucqué^ au bord de la Lahn, recommandé; Noll, Hermann, Bender , à la gare; Bungartz; tous avec jardins). C'est ici que se raccordent les lignes de la rive droite, de Coblentz et de la Lahn (p. 210 et 255). Les bateaux n'y arrêtent pas.

A dr., une plaine très fertile entre Niederlahnstein et le village de Horcliheim (Ch. ; aub. Holler) ; elle produit beaucoup de fruits et on y récolte un bon vin rouge.

A g., des hauteurs boisées , dont la cime la plus élevée est le Kûhkopf (p. 249). — Puis la grande île à'Oberwerth, reliée maintenant à la rive g. par une digue et sur laquelle se trouve un haut remblai, auquel font suite les deux arches du. pont du chemin de fer de Berlin à Metz (p. 248). Le bateau passe sous ce pont. Les bâtiments qu'on voit sur l'île sont ceux d'une communauté de femmes supprimée en 1798 par les Français; c'est aujoud'hui une propriété particulière.

A dr., plus loin, le riant village de Pfaffendorf et son clocher pointu. Sur la rive g., les jolies promenades de Coblentz (p. 248). Le bateau à vapeur passe sous le pont du chemin de fer Rhe'nan (p. 248), puis devant le château royal, traverse le pont de bateaux et aborde au quai de Coblentz.

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