‹ Les bords du Rhin de la frontière suisse a la frontière de HollandeChapitre 142 sur 155 · VI IL R · texte numérisé non relu

VI IL R

*St-Géréoii (pi. 46, F 2) est l'église des martyrs de la légion thébaine, qui, selon la légende, furent mis ici à mort au nombre de 318, avec leur cbef Géréoii^ pendant la grande persécution de Dioclétien, en 286. C'est une des églises du moyen âge les plus originales : à un long cbœur roman se rattache une nef décagone du style gotb. , avec un porche carré (voir le plan ci-dessous). Il y a eu à cet endroit une construction plus ancienne de forme ronde, dont on voit encore des restes, incontestablement d'origine romaine; elle est attribuée à Ste Hélène., mère de Constantin le Grand. L'archevêque Anno II (m.

1075) y ajouta le chœur avec les deux tours carrées et la vaste crypte.

De 1219 à 1227, la rotonde, qui tombait en ruine, fut transformée comme on le voit aujourd'hui, en une construction décagone de 18 m.

de long et 16 m. 94 de large, avec une voûte d'arête de 47 m. d'élévation, et dont les huit côtés de moindre dimension ont de grandes niches rondes. D'autres changements y ont été faits au xiv® et a\i XV® s., où furent ajoutés en particulier les voûtes du chœur, le porche, etc. Les additions du xvii® et du xviii*^ s. qui défiguraient le monument sont maintenant supprimées. Le sacristain, qui ouvre l'église moyennant 1 ofC. pour 1 ou 2 pers. et 50 pf. par pers. en plus, demeure sur la place plantée d'arbres appelée Gereonsdriesch, au n*^ 17; mais il est le plus souvent dans l'église, frapper.

Sous le PORCHE (Vorhalle) se voient aux murs de vieilles pierres tusmulaire de l'ancien cloître. — L'*intérieur, que l'on de'eore dans le style de l'époque, pre'sente un coup d'œil excessivement original. Près des nielles de la nef, dans de petites chapelles, au-dessus desquelles régnent des galeries supporte'es par des colonnettes, se trouvent des cercueils en^ pierre à moitié' murés, renfermant les ossements des martyrs. Les crânes de ces derniers sont placés sous des arabesques dorées, dans le haut des deux côtés du chœur, où l'on monte par 19 degrés. Les belles stalles sculptées sont du xv^s. La partie E. du chœur est encore plus élevée de 7 degrés. — La sacristie, du plus beau style goth. , de 1316, avec de bons vitraux peints, et la chapelle des fonts (Taufkapelle), avec de vieilles fresques, méritent aussi d'être vues.

La grande crypte sous le long chœur, divisée en trois nefs par 18 colonnes, date en majeure partie, comme nous l'avons dit, du xi^ s. Elle renferme un monument curieux de l'art à cette époque, restauré de 1876 à 1871, un *pavé en mosaîqtie^ où l'on voit des scènes de la vie de Sam-

où il suffit de

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son et de celle de David, ainsi que les signes du zodiaque. Il est possible qu'il ait été fait par des artistes italiens ; dans tous les cas des pavés avec les mêmes sujets se i-encontrent souvent dans les églises d'Italie.

A une centaine de pas à rE.,dans la rue plantée d'arbres (Gereonstr.), se trouvent le palais archiépiscopal (pi. 6, F 3) et devant, une colonne de la Vierge (Mariensgeule) du style goth., érigée en 1858.

Ste-TJrsule (pi. 61,G4), fondée au v^ s. , a été maintes fois réédiflée dans le cours des siècles. Elle a un portail gothique.

A g. du chœur, fdans la nef latérale, se trouve le *tombeau de Ste Ursule^ princesse de la Grande-Bretagne, orné de sa statue en albâtre, avec une colombe à ses pieds, beau monument exécuté par Jean Lenz, en 1658. Suivant la légende, Ste Ursule fut assassinée à Cologne avec ses 11000 compagnes, à son retour d'un pèlerinage à Rome. C'est là ce que représentent une série de vieilles peintures retouchées , à dr. de l'entrée du S. Les nombreux ossements des illustres Vierges se voient partout exposés, surtout à l'entrée et dans la partie la plus élevée du chœur, dans de petites châsses à cadres d'or. Dix tableaux très anciens représentant les apôtres, peints sur ardoise, et dont l'un porte le millésime de 1224, sont placés à g. de la porte du S. Le pilier au-dessous de l'orgue est orné d'une bonne sculpture en pierre fort ancienne, le Portement de croix. On remarquera en outre le sarcophage de pierre d'un enfant de la famille des majordomes francs. — Le trésor, dit Goldne Kammer (Chambre d'Or; entrée, 1 c4(. 50 pour 1 à 3 pers.), renferme le beau reliquaire de Ste Ursule, du style roman tertiaire; d'autres reliquaires remarquables de la période goth. et une pièce de jeu d'échecs de l'époque carlovingienne, en cristal de roche.

L'église des Jésuites {Jesnitenkirche; pi. 47, F 4), bâtie de 1618 à 1629, est un échantillon caractéristique du style particulier à la compagnie de Jésus, style de la renaissance tenant du gothique. La chaire et le maître autel sont surchargés d'ornements. Les cloches ont été faites avec des canons pris àMagdebourg et donnés parTilly.

St-André {St- Andréas; pi. 36, F 4) a une nef romane de 1220 et un chœur gothique de 1414. Cette église possède une châsse en cuivre doré, dite châsse des Machabées, ouvrage du style ogival tertiaire, avec 12 bas-reliefs faits au repoussé. — La rue voisine, nommée Unter-Sachsenhausen, a de belles constructions modernes, surtout des maisons de banque.

Presque à l'extrémité inférieure de la ville, sur le bord du Rhin, l'ancienne église collégiale de *St-Cunibert (pi. 40, G 5), spécimen remarquable du style de transition. Elle a été consacrée par l'archevêque Conrad en 1247, un an avant la pose de la première pierre de la cathédrale. C'est une basilique voûtée avec deux transepts et deux tours, dont la principale, celle de la croisée à rO., qui s'était écroulée en 1830, est aujourd'hui rebâtie. Tout l'édifice a été restauré de nos jours.

A l'intérieur se voient de bons vitraux du xiii^ s. (fenêtres du chœur), des restes de fresques romanes, des tableaux de l'école de Cologne et quelques sculptures des xiv^ et xvi^s.: un Crucifîment, des bas-reliefs. Le chœur est décoré depuis peu de temps de peintures murales à l'encaustique, par Welter. Il y a aussi un bel orgue neuf.

11 y a près de St-Cunibert une station des petits bateaux à vapeur allant au jardin zoologique et à Miilheim: v. p. 337. — La distance de St-Cunibert au jardin zoologique n'est que de 12 min.

Jardin zoologique. COLOGNE. VIII. E. 62. 357

Suivre le tramway. Il y a de beaux jardins et de belles villas le long du chemin.

Le *jardin zoologique (entrée, v. p. 336) offre de très belles promenades. Les animaux sont très remarquables et il y a un bon restaurant, — A côté se trouve la *Flora ou Iq jardin botanique de la société de ce nom (entrée, v. p. 336; bon restaurant), avec de très beaux jardins d'hiver et un aquarium. Du belvédère, on a une belle vue sur Cologne et les Sept-Montagnes. — On peut en revenir par V Eigelstein-Thor (pi. H4), une des trois portes du moyen âge qui ont été conservées. La rue qui y passe conduit directement à la gare centrale.

A 1/4 d'il, à rO. du lîahnentlior (voit., 1 à 4 pers. , 2^^.), sur la route d'Aix-la-Chapelle, à dr., se trouve le cimetière (Melatener Kirchhof)^ qui contient nombre de monuments remarquables, entre autres un groupe de Wallraf et Richartz (y. p. 345), par Werres, érigé aux frais de la ville; un monument des Guerriers de 1870-1871^ un autre de 1866^ un monument en l'honneur des Français morts en captivité en 1870-1871, etc. — A 1 h. à rO. de Cologne, près^ du village de Weiden^ un tombeau romain intéressant, voûté, avec des niches et renfermant un sarcophage et des bustes.

Sur la rive dr. du Rhin, vis-à-vis de Cologne, est situé Deutz (hôtels, v. p. 336), ville de 17700 hab., tête de pont de Cologne depuis le temps des Romains (Castellurn Divitense). Il y avait encore en 1114 un château fortifié, dont les défenses ont tour à tour été relevées et détruites, parce qu'un établissement durable à cet endroit était incompatible avec les privilèges de la ville de Cologne. Deutz a été fortifié de nouveau après 1816, en même temps que Cologne.

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