Aix- la- Chapelle (Aachen
Gares: lo gare Rhénane (Rheinischer Bahnhof ; pi. C5), pour les trainsde Cologne, Verviers et Liège; — 20 gare du Marschierthor (pi. B5-6), pour ceux de la ligne du Berg et de la Marche (Bergisch- Meerkische- Bahn); — 30 gare du Templerhend (pi. A 3), la principale de cette dernière ligne, pour les trains de Gladbach, Is^euss et Dùsseldorf, Welkenraedt, Verviers, Liège, etc.-, — 4° gare de Juliers (Julich), à la porte de Cologne (pi. D 3). Les trois premières gares sont également pour le Grand Central Belge (Mastricht, Anvers, etc.).
Hôtels: *Grand-Monarque (pi. a,C3), dans la rue dite Am-Bùchel, 49-51; *Nuellens (pl.b,C4), Friedrieh-Wilhelms-Platz, 5 et 6, en face de l'Elisenbrunnen, tous deux appartenant à M. Dremel et montés sur un grand pied ; *Bellevue (pi. e, C3-4), Holzgraben, 3: *//. de V Empereur (pi. 1, C4), Edelstrasse 6; *ir. Henrion (anc. hôt. Dubigk; pl.f,C3), Comphausbadstr., J3, à côté du Curhaus; *H. Hoyer ou de la Couronne-Impériale (Zur Kaiserlichen Krone ; pl.e,C3), Alexanderstrasse, 34-36; *H. du Dragon-d' Or (pi. d, C3j, Comphausbadstr., 9; //. de V Eléphant (pl.k,BC4), Ursulinerstrasse, 11; H. du Roi-d' Espagne (Kœnig vonSpanien; (pl.h,B4), Kleinïnarschierstr.,
360 VIII. R. 64. AIX-LA-CHAPELLE. Restaurants.
52, très fréquenté par les voyageurs de commerce et recommandé (ch., s. et b., 3 J(.)\ Karlshaus (pl.k, C4), Capuzinergraben, ces trois derniers dans l'intérieur de la ville. — Dans le voisinage de la gare Rhénane: *Hoyer''s-Union-Hôt.^ place de la Gare, 1; *//. du Nord, Eœmerstr. -, *FiC' kartz, Hofslr. 2-4, et Wallstr., 65-69, avec un grand restaur., fréquenté par les voyageurs de commerce; H. Diiren, place de la Gare, 4; Graaf, Wallstrasse 1; Brœcking, place du Marschiertlior, 2, ces trois derniers modestes. — Près de la gare du Templerbend, H.-Restaur. Klouhert, Templergraben, 66.
Etablissements de bains, en même temps des hôtels ouverts toute l'année, sans table d'hôte: Kaiserhad (pi. 26, C3-4) , Am-Biichel, 26-30; Kœnigin von Ungani (pl.28, C4), au coin de la même rue et de l'Édelstr., deux maisons organisées sur un grand pied; Neuhad (pi. 27, C8-4) , Am- Biichel, 34; Quiriniisbad (pi. 29; B 4), Am-Hof, 7. Ces quatre établissements sont ceux des «sources supérieures» (p. 365). Ceux qui sont alimentés parles sources inférieures sont les suivants: Rosenbad (pi. 30. C 3), Corneliusbad (pl.31,C3), Carlsbad (pl.32, C3), Comphaiisbad (pl.34, C3), tous en face du Curhaus. — Bains froids et chauds à la Schwimmanstalt (école de natation) du Kaiserplatz.
Restaurants (vin): au Curhaus (p. 365; dîn., 2 cK 50), à V Elisenbrunnen (p. 365); *Giesen (Im Kluppel), Holzgraben, 1, et Ursulinerstr., 21 (pi. C 3) ; Lennertz, Klosterstr., 23 (pi. B 3) ; Kegler, Kapuzinergraben, 19; Scheufer, Hartmannstr., 7; Wiener - Hofburg , Adalbertstr. , 35; Bernarts (v. ci- dessous); Erholung, Friedrich -Wilhelms-Platz, beau local appartenant à une société particulière.
Cafés; au Curhaus (p. 365), à V Elisenbrunnen (p. 365); Wiener-Café, Friedrich-Wilhelms-Platz, à côté de l'hôt. îs'uellens (p. 359); au Lousberg (p. 367). — PÂTissEPaEs: Wahl, Theaterplatz, 7; Geulen^ même place, 9; Œlîers, Damengraben, 7.
Brasseries rj.«-5ayera, Wirigsbongard, 43 (pi. D4); Bavaria, Friedrich-Wilhelms-Platz, 2; Schell, même place, 9; *Kiippers, place du Théâtre, 9, dans le bas du casino ; Fasshauer , Kapuzinergraben, en face du théâtre ; Fickartz (v. ci-dessus), Vandeneschen^ Hoehstr., 32; Schmitz (hôtel), même rue, 17, avec un joli jardin; Kaisersaal, Wallstr., avec une belle salle de concert; Wolfgarten, Hoehstr., 31; Schartma?in, Wilhelmstr., et d'autres au pied du Lousberg (pi. B 1), près du Frankenberg, etc.
Fiacres. De 6 h. du matin à 10 h. du soir (le double la nuit) :
Course: à l'intérieur des villes d'Aix-la-Chapelle et de Borcette, menu bagage compris, 1 pers., 60 pf.; chaque pers. en îplus, 20 pf., et 30 pf. pour une malle; — pour le Lousberg, jusqu'au restaurant Belvédère,
1 ou 2 pers., 1 c^(. 50; 3 ou 4 pers., 2J(.; jusqu'au sommet, 2 c^. et
A Vheure: i/., h. et toute 1/2 ^- commencée, pour 1 ou 2 pers., 1 0/1^ 30;
3 ou 4 pers., 1 cU. 50.
Tramways dans diverses directions, à Aix-la-Chapelle et à Borcette, V. le plan.
Poste (pi. 22, B 3-4),'Jacobstrasse, 23. — Télégraphe, Kapuzinergraben, 17, près du théâtre (pi. C4).
Théâtres: Stadt-Theater (pi. 20), pour l'opéra et la comédie; Bernarts- Saison- Theater, avec une grande salle de concert, un jardin, un restaurant, etc.
Abonnement des baigneurs (Curtaxe): par an, 1 pers., 25 c/(^., 2 pers., 40^^., 3 pers., 50 c^, etc.; par mois, en été (ler mai — 30 sept.), 12, 20 et 25 'J(. ; en hiver, 3 J(. par personne. Entrée à TElisengarten, sans abonnement, 50 pf.
Exposition permanente de peinture, chez 31. Jacobi, place du Théâtre, 17.
Aix-la-Chapelle est une ville très ancienne, de 95 669 liât»., VAquisgranum des Romains, dans une vallée fertile et entourée de collines aux pentes douces. C'était la résidence favorite de Charlemagne , qui y mourut le 28 janvier 814. Le grand empereur en fit la seconde ville de ses Etats et la capitale de tout
Cathédrale. AIX-LA-CHAPELLE. VIII. E. 64. 361
le pays au N. des Alpes. Trente-sept empereurs d'Allemagne y ont été couronnés, depuis Louis le Débonnaire, son flls, jusqu'à Ferdinand I^^, en 1531. Comme ville impériale , Aix-la-Chapelle fut appelée la ville libre du St -Empire et la résidence royale par excellence: urbs Aquensis, urhs regalis, regni sedes principalîs, prima regum curia. Son territoire embrassait 18 villages. Une partie des insignes de l'empire furent transférés à Vienne en 1793 et déposés au trésor impérial. Il s'y est tenu un grand nombre de diètes de l'empire , d'assemblées ecclésiastiques et de congrès, entre autres ceux qui mirent fin à la guerre de Dévolution, en 1668, et à la guerre de la succession d'Autriche, en 1748, en dernier lieu celui de 1818.
La vieille ville impériale ne présente plus guère à l'extérieur de choses rappelant son histoire. La cathédrale, le Kornhaus, l'hôtel de ville et quelques portes des anciennes fortifications, telles que le Marschierthor (pi. C 5) et le Pontthor (pi. B 2), du xiv® s., en sont les seuls édifices d'autrefois. Aix-la-Chapelle est devenue une ville toute moderne, qui montre au voyageur, dès son arrivée, de rues larges et riantes, avec de nouvelles et grandes maisons, des fabriques considérables (draps , épingles et machines) et d'élégants magasins,
La place devant la gare Rhénane (pi. C5; p. 359) est décorée depuis 1872 d'un '^■monument des Guerriers (1866 et 1870-71), d'après Drake; il représente un soldat mourant auquel un ange tend la palme de la victoire. — 'L''e'glise Ste- Marie (Marienkirche; pi. 11, D 4-5), un peu plus loin, est un bel édifice go th. en briques, construit depuis 1869, par Vinc. Statz. On en remarque aussi la décoration, surtoijt les vitraux. — La chapelle St- Léonard (pi. 18, C5), près de là, dans la Franzstr., possède une Nativité de J.-C. par de Crayer.
En prenant à dr. au delà de Ste-Marie , on arrive à la rue du Théâtre, qui conduit à g. au théâtre (pi. C4), bâti de 1822 à 1824. En face, au S., est Vhôtel de la Régence (pi. 20). De l'autre côté du théâtre, la place Frédéric-Guillaume, où se trouve VElisenquelle (p. 365), et au delà, à g., la cathédrale.
La *catliédrale [Munster; pl.C3) se compose de deux parties qui diffèrent tout à fait de style. La plus ancienne est la partie octogone à coupole, de 15 m. de diamètre, qui est entourée d'une galerie à 16 pans, et qui a 32 m. de hauteur. C'est une imitation de St- Vital de Ravenne, construite en partie par des ouvriers italiens, et un des monuments les plus remarquables de l'architecture byzantine. Charlemagne la fit bâtir de 796 à 804, et elle fut consacrée par le pape Léon III. Les huits pignons de la construction du centre sont du commencement du xiii® s., et le haut toit fantastique qui les surmonte, du xvii® s. La partie à coupole est entourée de plusieurs chapelles bâties au xiv® et au xv*^ s., et plus ou moins transformées plus tard. A l'E. s'élève un haut chœur goth., commencé par le
362 VIII. R. 64. AIX-LA-CHAPELLE. Cathédrale.
iDOurginestre Gérard Chorus en 1353 et aclievé en 1413. Tout le monument est soumis depuis des années à une restauration complète.
Devant le grand portail se trouvent, à dr. et à g., sur des bases massives, une louve, qui est probablement d'origine romaine, et une pomme de pin ou un articbaut, du x® s., toutes deux en bronze et hautes d'environ 1 m. Elles ornaient jadis une fontaine, et Teau coulait des mamelles de la louve et des trous de la pomme. Les portes en bronze ont été fondues vers 804.
L'*iNTÉRiEUR i)E LA ROTOisDE est divisé en deux parties par 8 forts piliers, une partie centrale et un pourtour à deux étages. Les hautes ouvertures en plein cintre de l'étage supérieur sont garnies d'une double rangée de colonnes, dont une partie, d'inégale hauteur, en marbre ou en granit, ont été apportées de Ravenne, de Rome et de Trêves. Quelques-unes des anciennes ont été remplacées par de neuves lors de la restauration de l'édifice en 1845. Les chapiteaux sont tous modernes. Les colonnes qui sont placées dans les intervalles ont été, à ce qu'il paraît, rejetées lors de la construction. La coupole est ornée depuis 1882, comme au premier temps, d'une grande mosaïque sur fond d'or, représentant le Christ entouré des 24 vieillards de l'Apocalypse; elle a été exécutée dans les ateliers de Salviati, à Venise, d'après J. Be'thune, de Gand. Le lustre suspendu à une chaîne, une grande couronne de cuivre doré mesurant plus de 4 m. de diamètre , est un présent fait par l'empereur Frédéric Barberousse en 1165. L'inscription «Carolo Magno», au-dessous, dans le pavé^ est du commencement de ce siècle. En réalité, le tombeau du grand empereur se trouvait probablement dans une construction ajoutée à l'église. — La chapelle hongroise, au S. de l'octogone (à dr. en entrant du côté 0.), a été depuis peu restaurée dans le style goth. et renferme maintenant le trésor (v. ci-dessous). — La chapelle St- Nicolas ou de la Croix.; au N. -0., montre les formes goth. du commencement du xv^ s. — La porte de sortie donne sur un cloître du style ogival flamboyant, où se voit le petit Drachenloch, restes d'une construction intéressante du style roman tertiaire.
Le *CHŒUR se distingue par des proportions excessivement élancées et légères. Des ^vitraux aux couleurs magnifiques garnissent les fenêtres, qui ont près de 27m. de hauteur et 5 m. de largeur. Les sujets sont tirés de la vie de la Yierge (l'Assomption et le Couronnement d'après Cornélius); ils ont été exécutés à Berlin, à Cologne et à Aix-la-Chapelle. Les piliers entre les fenêtres sont décorés de 14 statues polychromes : Charlemagne, la Vierge et les Apôtres , de 1430. On remarquera aussi le lutrin. en fonte de cuivre, du xv® s., un Aigle sur un pied découpé à jour et richement travaillé. Ce lutrin est placé devant la pierre qui désigne le tomleau d'Othon III (m. 1002). La chaire .^ garnie de plaques d'or travaillées au repoussé et ornée d'agates, de camées et de sculptures en ivoire, a été donnée à Tégiise par l'empereur
Cathédrale. AIX-LA-CHAPELLE. VIIL R. 6d. 363
Henri II (m. 1024). Le maître autel est moderne, d'après Sclineider, sauf les colonnes , qui sont anciennes. Le trône épiscojpal est également remarquable. Le suisse qui montre le sarcophage et le trône de l'empereur (v. ci-dessous), ouvre aussi les panneaux en bois qui caclient ordinairement la chaire (50 pf. à 1 o/^.
Dans la galerie de l'octogone, nomme'e le HocHMtJNSTER; se trouve le trône, composé de plaques de marbre, sur lequel le corps de Charlemagne (m. 814) resta assis plus de 350 ans , tel que le trouva l'empereur OtbonlII, qui fit ouvrir le tombeau en l'an 1000. Frédéric Barberousse l'ouvrit pour la seconde fois en 1165, et fit déposer les restes dans un sarcophage antique. Le trône servit dès lors aux couronnements des empereurs. Le sarcophage, en marbre de Paros, avec des bas-reliefs représentant l'enlèvement de Proserpine, est aussi dans la galerie; il est vide depuis que Frédéric II, en 1215 , a fait mettre dans une châsse en or et en argent (v. ci-dessous) les ossements de l'empereur, qui avait été béatifié en 1164. La *grille entre les colonnes a été fondue en 804, probablement par des ouvriers italiens.
La Carlscapelle, au N. du Hochmiinster, est du commencement du XIV® s. La ^chapelle Ste-Anne, à côté, a été consacrée en 1449. La chapelle St-Mathias, également au S., est de la seconde moitié du XIV® s. : le rez-de-chaussée sert de sacristie.
Le *trésor de la cathédrale, qui est excessivement riche, se trouve à présent dans la chapelle hongroise mentionnée ci-dessus. Il est visible tous les jours, excepté les dimanches et fêtes, de 10 h. à midi et de 1 h. à 6, avec une carte d'entrée qui coûte 3 c4i pour 1 à 3 pers. oti 1 c4(. par pers. si l'on est en plus grand nombre. — Parmi les objets les plus importants, nous nommerons d'abord la magnifique châsse des quatre grandes reliques, du style roman tertiaire, faite en 1220. Ces reliques sont: la robe de la Vierge, les langes de J.-C, le linceul ensanglanté dans lequel fut enveloppé le corps de St Jean-Baptiste, et le linge qui fut mis autour des reins de J.-C. sur la croix: on les expose tous les sept ans à la vénération des fidèles. Puis viennent la châsse contenant les reliques de Charlemagne, comme il est dit ci-dessus, également une œuvre splendide du style roman tertiaire; un buste de Charlemagne , en or et en émail, du xiv^s.; la croix de Lothaire , présent de l'empereur Lothaire (m. 1137); plusieurs reliquaires gothiques , d'un travail excellent; un devant d'autel dans le genre de la fameuse pala d'oro de Venise, comprenant 16 bas-reliefs, en or au repoussé, dont les sujets sont tirés de la Passion, etc., du style roman; le cor de chasse de Charlemagne, ouvrage oriental en ivoire, et beaucoup de vases en argent et en or du moyen âge; des ostensoirs, des candélabres , etc. Ces objets sont exposés dans de grandes vitrines, dont les portes sont garnies à l'intérieur de peintures de la vieille école flamande, attribuées à Hugues van der Goes, élève des van Eyck (xv^ s.)^
Non loin de la cathédrale, sur le marché aux poissons (Fischmarkt), est une construction en ruine, la Kornhalle (halle au blé; pi. 21, B 3-4) ou Grashaus, achevée en 1267 et ornée des statues des sept électeurs (?) ; ce fut peut-être jadis l'hôtel de ville. — A l'E. derrière le chœur de la cathédrale, V e'glise St-Foilan (pi. 9, C 3) , de la fin de la période ogivale , restaurée au xvii® s. et depuis peu. — St-Michel (pi. 12, BC4), aussi dans le voisinage, est de 1618-1628. Il y a une descente de croix par Honthorst, de 1632.
364 YIII. R. 64. AIX-LA-CHAPELLE. Hôtel de ville.
Au N. de la cathédrale est la place du Marché {Marktplatz; pi. B 3), où s'élève une fontaine avec une statue en bronze sans valeur de Charlemagne, érigée en 1620. C'est là aussi que se trouve l'hôtel de ville.
L'*hôtel de ville {Bathhaus; pi. C3), bel édifice d'un style goth. simple, a été bâti sur l'emplacement et en utilisant les restes du palais des empereurs carlovingiens. Il a été commencé en 1358, par le bourgmestre Gérard Chorus, qui construisit le chœur de la cathédrale, et achevé en 1376. Il se compose de trois étages ayant chacun quinze fenêtres carrées. Il a été depuis peu l'objet d'une restauration complète, mais un incendie l'a de nouveau endommagé en 1883 , surtout les deux tours qui flanquent sa façade , celle de rO., le Granusthurm, encore en partie du palais impérial.
Un perron reconstruit en 1878 conduit du Marché au premier étage, dans le vestibule, où est la sonnette du gardien (carte d'entrée, 50 pf.). "Un bel escalier du style goth. , construit en 1848 , monte du vestibule à la salle de l'Empereur. Beau coup d'œil du balcon dans la direction de la cathédrale.
La *salle de l'Empereur, longue de 44 m 78 et large de 19 m 03, occupe toute rétendue de Tétage supérieur, et sa voûte est supportée par quatre puissants piliers. Les murs sont ornés de huit **fresques, dont les quatre premières ont été exécutées par Alfred Reihel, artiste originaire d'Aix-la- Chapelle (1816-1859); les autres, d'un coloris plus brillant, sont seulement d'après ses dessins, par Kehren. Ces fresques comptent parmi les productions les plus remarquables de la peinture historique moderne. Elles représentent: 1^ l'empereur Othon m ouvrant le tombeau de Charlemagne; 2*^ la chute de l'Irminsul •■, 3^ la défaite des Sarrasins à Cordoue ; 4° la prise de Pavie en 774; 5^ le baptême de Witikind et d'Alboin; 6^ le couronnement de Charlemagne à Rome ; 70 la construction de la cathédrale d'Aixla-Chapelle ; 8° les adieux de Charlemagne et le couronnement de son fils Louis. Les ornements polj^ehromes des piliers et de la voûte sont de Kleinertz. Les 37 consoles aux murs sont destinées à de petites statues des empereurs couronnés dans cette ville. — On montre encore la salle du conseil municipal, où il y a des portraits des empereurs du xviiS s., des rois de Prusse et des ambassadeurs signataires du traité de 1748; un portrait de Charlemagne du xvi^ s., etc.
Uéglise St-Nicolas (pi. 7, B 3), à g. dans la Pontstrasse, qui part de la place du Marché au N.-O., a un tableau d'autel par Diepenbeek, élève de Rubens. — Au Templerbend, près de la gare de Dûsseldorf, se trouve l'Ecole Technique {Technische Hochschule ; pi. B 2-3), qui compte maintenant 400 élèves. L'édifice, du style de la renaissance, a été construit de 1865 à 1870 sur les plans de Cremer; on en remarque surtout l'escalier et la salle principale (aula). — A côté, le laboratoire de chimie, bâti de 1877 à 1879, par Ewerbeck et Intze^ dans un beau style de la renaissance. — A l'angle S.-O. de la ville, Ve'glise St- Jacques (pi. 10, A4), du style roman, bâtie de 1877 à 1882, par Wiethase.
Les célèbres sources thermales sulfureuses d'Aix-la-Chapelle, connues déjà des Romains, jaillissent en partie dans la ville même, en partie près de là, à Borcette ou dans le voisinage; elles sortent de la pierre calcaire, et quelques-unes, qui sont ferrugineuses , du schiste psammitique. La plus importante, la source de l'Empereur
Curhaus. AIX-LA-CHAPELLE. VIII. R. 6d. 365
(Kaiserquelle , 44*^ R.), qui alimente les bains dits Kaiserbad, Neubad, la Reine de Hongrie (Kœnigin von Ungarn) et l'Elisenbrunnen, jaillit à' l'endroit nommé «Am-Bûcbel», le versant de l'éminence sur laquelle se trouve le Marché (pi. B3). La Quirinusquelle , au Quirinusbad, dans le voisinage de la précédente, rue «Am-Hof», est d'une température moins élevée (39°7R.). Cette source et celle de l'Empereur sont appelées les «sources supérieures» (obère Quellen). Les «sources inférieures» (untere), la. Eosenquelle et la Ôorneliusquelle [37^6, 36'^3 R.}, jaillissent au N.-E. delà, dans la Comphausbadstrasse. Le nombre des baigneurs s'élève annuellement à env. 8000.
L'Elisenbrunnen (C 3-4}, la source dont l'eau se boit, est sur la place Frédéric- Guillaume (Friedricb- Wilhelms-Platz). Le bâtiment, une colonnade d'ordre doriqiie, longue de 83 m., avec une rotonde au centre, de 14 m. de hauteur, a été construit sur les plans de Schinkel, de 1822 à 1824. Deux escaliers descendent à la trinkhalle, au-dessus de laquelle est placé un buste de la reine Elise, femme de Frédéric- Guillaume IV, par Tieck. Il y a un café-restaurant sous les arcades et dans les pavillons. Le jardin, VElisengarten, derrière le bâtiment, où il y a une seconde trinkhalle, sert de lieu de promenade aux heures où se prennent les eaux; il y a concert le matin, de 7 h. à 8 h. et de midi à 1 h. : entrée libre pour les abonnés des bains, 50 pf. pour les autres personnes. — Le jardin donne par derrière sur l'Ursulinerstr., que prolonge au N. l'E- DELSTKAssE, où sont plusieurs des grands établissements de bains mentionnés ci-dessus. On a découvert dans la cave du n° 1, Kœnigin von Ungarn (pi. 38, C 3), des restes de bains romains, qui s'étendaient jusqu'aux rues voisines et communiquaient avec une conduite d'eau venant de Borcette (p. 367). Des marques de la 6*^ légion («victrix»), qui était sur les bords du Rhin de 70 à 120 ap. J.-C, déterminent l'époque de la construction.
Des rues animées, bordées de brillants magasins, s'étendent de la place Frédéric - Guillaume , au N.-E., jusqu'à la Comphausbadstrasse , dans laquelle est le Curhaus (pi. D 3) , construit en 1782, vis-à-vis des établissements de bains de cette rue; c'est le rendez-vous des baigneurs. Il y a une grande et magnifique salle de bal et de concert, du style de la renaissance, un restaurant et un cabinet de lecture, ouvert seulement durant la saison , jusqu'à 10 h. du soir (les personnes non abonnées paient 50 pf. d'entrée), un petit musée, etc. Derrière le Curhaus, la façade tournée du côté du jardin (Curgarten) , le nouveau Cursaal, du style mauresque, achevé en 1863, sur les plans de l'architecte Wickop. Des concerts y ont lieu toutes les semaines.
Un peu au delà du Curhaus, dans la «Yieille Redoute», Comphausbadstr., 11, se trouve le *musée Suermondt (pi. D 3), musée municipal ainsi nommé en l'honneur de Barth. Suermondt, qui a donné à la ville, en 1882, env. 150 tableaux des écoles allemande,
366 VIII. B. 64. AIX-LA-CHAPELLE. Musée.
des Pays-Bas et espagnole, auxquels on a réuni d'autres collections. Entrée libre le dim. de 10 h. à 2 h,, 50 pf. les mardi, mercr. et jeudi de 11 h. à 2 h. et de 3 à 5, ou de 10 h. à midi du 1^"" cet. au 31 mars, 3 c/fl. pour 1 à 5 pers. en d'autres moments.
Eez-de-chaussÉe, à g. — P^s^lle, un large corridor: vieilles armes allemandes et orientales. — 11^ salle: riche collection, bien classée, de *dentelles allemandes, italiennes, belges et françaises, des xvi^-xviiie s. ; brocarts italiens et français des xive-xviiie s.; quelques e'cliantillons orientaux encore plus anciens. — Ilie salle: gemmes, monnaies d'Aix-la- Chapelle, vues de la ville, quelques vases antiques, quelques antiquite's romaines des environs et des plâtres , comme dans la IV^ salle , reproduisant des antiquités locales: tombeau de Charlemagne, devant d'autel d'Othon III et autres objets du trésor de la cathédrale.
Premier Étage. — Dans l'escalier, un tableau d'autel de Schadow, l'Assomption ; le portrait de ISTapoléon I^^ par Boucher et celui de Joséphine par Lefèbre , dons de l'empereur à la ville. — A g., deux salles contenant une belle collection de grès rhénans des xvie-xviii© s., des verres coulés romains, de petites antiquités égyptiennes, de vieux ustensiles de table, tels que couteaux, cuillers et fourchettes; de petits objets du culte et d'autres antiquités en or, émaillées , en ivoire, en bronze, etc. — De l'autre côté de l'escalier, la
Galerie de peinture. — ler cabinet: à dr., 199, Murillo , la Vierge et l'Enfant ; A. van Dijclc, esquisses; 197, Fr. Hais, Joyeux buveur; 208, Gér. Ter Borch (?), Intérieur d'église; 204, Rembrandt, St Jérôme (1630); 174, Lucas Cranach le F., Judith. — 11^ cabinet: 94, Ant. Mor , portrait de vieille femme («Marg. Halseber»j; 95, P. Moreelse, portrait d'un enfant (1624) ; 114, Ludger tom Ring (école de Westphalie), Dame du grand monde; 148, tableau d'autel de la vieille école de Cologne, peut être de maître Guillaume; 41, Gov. FliîicJc, Jeune dame; 42, Jér. Franck, Bal à Venise; 123, Bal. van Ruisdael, paysage (dunes; 1660); 67, 68, P. de Hooch, Château et Abbaye en ruines. — III® cabinet: 80, Th. de Keyser, portrait de dame; 89, 87 (plus loin), /. van der Meer van Haarlem, paysages de Hollande; 118, Ruhens, le Coq et la perle, avec paysage de /. Wildens ; 49, Fr. Hais, Tobie avec le poisson; 135, G. Ter Borch, la Toilette; 47, 48, /. van Goyen, paysages de Hollande; *156, Gerhr. van den Eeckhout on Rembrandt, Un rabbin; 16, Brekelenkatn , Marchande de poisson; *115, Rubens, études achevées des Damnés péeipités en enfer, tableau à Munich; 32, A. Cuyp, Intérieur d'église. — IV^ cabinet : 1, Guill. van Aelst , Poissons; 129, Fr. Snyders, Chasse aux oiseaux avec un hibou, paysage de /. Wildens; 12, F. Bol, l'Amiral de Ruyter; 58, Bart. van der Helst, Jeune femme; 160, Lîiis de Morales (école espagnole), Eece Homo; *145, Corn, de Vos, j'eune dame du grand monde; 17, Brekelenkam, la Proposition; 86, /. van der Meer van Delft, Vue de Delft; 91, P. Meyerheim, les Sauvages à la foire (1873). — Grande salle: à g., 100, Pedro Orrente (éc. esp.), St Jean-Baptiste; 14, Fr. Boucher, les Grâces; 97, Murillo , portrait d'un conseiller; 87, Th. de Keyser, portrait d'un jeune homme, étude; 151, Fr. de Zurbaran (éc. esp.), Ste Famille; 52, WiU. Kl. Heda, Déjeuner sur une table; 15, /. de Bray, l'Eloge du hareng saur; 132, J. Steen , portrait de l'artiste; 146, Paid de Vos, Chasse au sanglier; 64, 65, M. cV Hondecoeter , Grives, Engins; 66, Will. vaji Honthorst, Henriette-Louise d'Orange-lSTassau , qui épousa le Grand-Electeur de Brandebourg; 29, P. Claasz , Poj; à bière et hareng; 88, J. van der Meer van Haarlem, Entrée d'une forêt. Sur un chevalet: 161. P. Aertsen, Marché aux légumes; *168, Adr. Brouwer, Extirpation des cors au pied; école allemande, portrait d'homme. Ensuite: IQ^ Jordaens, Satyre avec un enfant; 121, J. van Ruisdael, Manoir dans un pays montueux; 122, Is. van Ruisdael, paysage de Hollande; 13, Ferd. Bol, Corneille de Witt et sa famille; 50, Dirk Hais, Société distinguée; 101, Adr. van Ostade, Intérieur de paysans hollandais; 175, Alb. Cuyp, paysage (dunes); 19, /. Brueghel, paysage de Flandre.
Il y a encore dans le bâtiment sur le derrière un musée d'histoire naturelle, surtout des collections de minéralogie et de paléontologie.
Lousherg. AIX-LA-CHAPELLE. VIII. E. 64. 367
Dans le voisinage du Curliaiis se trouvent V église Sf- Pierre (pL D2), de 1714, nouvellement restaurée, et la synagogue (pi. 32, D3), du style moresque, sur les plans de Wickop. — Plus au S., dans l'Adalbertstr. , rue qui part de la place Frédéric - Guillaume (p. 365), V église St-Adalbert (pL E3), fondée en 1001 par OthonlII, en l'honneur de St Adalbert, martyrisé en Prusse, souvent modifiée depuis et complètement restaurée de 1873 à 1876, par Wiethase. Près de cette église, sur une place, la belle fontaine de l'Empereur^ érigée en 1879 par M. G. Rehm, en mémoire des noces d'or de l'empereur et de l'impératrice d'Allemagne. — Plus loin, en deliors de la porte Adalbert, à dr., une construction en marbre, élevée en souvenir du congrès de 1818. A côté, la prison, bâtiment du style gotb., avec de nombreuses tours. — En face, le cimetière catholique, avec un monument à la mémoire des soldats allemands et français morts à Aix-la-Chapelle en 1870-71,
Au N. du Curhaus, dans l'allée de Monheim et au pied du Wingertsberg, Vhôpital de Mariahilf (pi. D 1-2), qui a un jardin ouvert au public , excepté de midi à 3 b. — Au N. - 0. de là , le Salvatorherg (pi. C 1), où il y a un pèlerinage.
Au N.-O. de la ville est le *Lousberg (262 m. d'altit. , pi. B 1 ; fiacres, v. p. 360), hauteur boise'e qui la domine de 60 m. Il y a des promenades, où l'on arrive en 40 min. du Marschier-Thor et en 15 min. du Pont-Thor. Dans le bas se trouvent plusieurs brasseries, dites Felsenhierkeller. Au sommet^ un obélisque ayant servi autrefois à des travaux de triangulation, et près de là le Belvédère, avec un restaurant. On a une vue charmante sur la ville industrielle d'Aix-la-Chapelle et ses environs, couverts de bois et de collines et coupés à l'E. ])ar le chemin de fer, ainsi que sur la vallée verdoyante dite Soersthal, parsemée de maisons de campagne et de cheminées de houillères.
Au S.-E. d'Aix-la-Chapelle, avec laquelle la relient des promenades et des rangées de constructions neuves , est située
"Bovcette, Qn &]\. Burtscheid (hot.: Carlshad ; Rosenbad ; Michaelsbad; Schwertbad, etc.), ville de 12144 hab., également célèbre par ses fabriques et ses bains. Les sources principales sont le Victoriabrunnen (48*^ II.), le Kochbrunnen (56"^) et une source à une température de 58° R., dont l'eau se boit. Ces sources fournissent une telle quantité d'eau chaude, qu'elles forment un ruisseau chaud, le Warme-Bach, à côté duquel coule, séparé par un sentier, un ruisseau froid. Au milieu de la ville, sur une colline, est Véglise St- Je an- Baptiste, fondée par l'empereur Henri II, en 1018; elle a été reconstruite au siècle dernier dans le style de l'époque. Sur la hauteur aussi, Véglise St-Michel, avec un clocher, achevée en 1751.
Le château de Frankenberg Cpl.F5), où passe un tramway, a remplacé un château de chasse de Charlemagne. L'édifice actuel est de 1642. Il y a une brasserie. Une belle légende se rattache à Tétang, qui était autrefois un grand lac. L'anneau magique de Fastrade (p. 194), troisième femme
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de Charlemagce, morte avant lui, ayant été jeté dans le lac, Tempereur demeura des jours entiers à cet endroit, comme retenu par un cliarme, regardant le lac et plongé dans la douleur.
Dans la même direction, 15 min. plus loin, se trouve un petit bois appelé Trimborn, qui renferme une pierre légionnaire romaine et un cercueil de géant. On a construit à rentrée du bois une ruine artilîcielle avec les matériaux d'une ancienne chapelle du temps de Cliarlemagne, qui se trouvait derrière le Wolfsbrunnen. Il y a un petit restaurant dans le bois. Voiture, 2 c4t. 50 à 3 dC.
La Carlshœhe, hauteur à 1/2 li- au S.-O. d'Aix-la-Chapelle et à I/4 d'h. de la station de Ronheide (chemin de fer de Verviers - Liège) , offre de charmants points de vue sur la ville, à différents endroits dans le bois qui s'y trouve et où Ton a établi des promenades. Voiture, 3 à 4 e-/^.
Du même côté ou au S.-O.^de la ville, à 2 h. de distance, est situé sur une montagne un vieux château, nommé encore TEmmabourg, d'oii l'on dit que Eginhard, secrétaire de Charlemagne, enleva Emma, fille de l'empereur. Pour s'y rendre, on peut prendre la ligne rhénane jusqu'à Hergenrath, la deuxième stat. après Aix-la-Chapelle dans la direction de Liège, non loin du grand viaduc de la Gueule, ou bien la ligne de Welkeuraedt jusqu'à Moresnet, aussi la deuxième station. Dans le voisinage sont les mines de calamine et les fonderies de zinc de la Vieille Montagne, établies sur le territoire neutre du village de Moresnet, qui appartient en commun à la Belgique et à la Prusse. — Au delà de Hergenrath viennent les stat. à.''Âstenet et de Herhesthal, celle-ci la dernière de Prusse. Il en part un embranch. menant à Eupen (hôt. : *Reinartz, Koch), ville de 15466 hab., ayant d'importantes manufactures de draps et autres tissus de laine.
D'Aix-la-Chapelle à Malmédy: 84 kil., chemin de fer, ligne du Hohe- Veen, en 3 h. 1/2- — 2 kil. Rothe-Erde (v. p. 359). — 8 kil. Braiid, qui a une église neuve. Dans le voisinage est le réservoir d'eau d'Aix-la-Cha-
Îelle, construit de 1873 à 1880: il peut contenir 5300 m. c. d'eau. — 2 kil. Cornelimiinster, endroit très fréquenté par les promeneurs à cause de son beau site dans la charmante vallée du Miinsterbach. On y remarque les beaux bâtiments d'une ancienne abbaye, du style ogival tertiaire, transformée en école normale catholique. — 16 kil. Walheim. — 21 kil. Raeren, célèbre aux xvi^ et xvii^ s. par sa poterie. — 30 kil. Roetgen. — 39 kil. Lammersdorf. — 44 kil. Conzen.
48 kil. Montjoie (hôt.: Richter ou de la Tour, Henibach), ville de 2110 hab., à plus de 2 kil. du chemin de fer, dans un site magnifique, sur les deux rives de la Roer, avec les ruines de deux châteaux et diverses fabriques. Elle doit son origine à un château fondé par Charlemagne sur l'emplacement d'une forteresse romaine (« Blons Jovis »} , et elle a fait partie du duché de Limbourg. Le traité de 1815 l'a donné à la Prusse avec le district de Malmédy, qui parle encore wallon.
On a ensuite une belle vue sur Montjoie , sur la vallée de la Roer, à une grande profondeur, et sur l'ancien couvent de Reichenstein. — 55 kil. Kalterherberg. — 62 kil. Sourbrodt (561 m.), au point culminant de la voie. — 69 kil. Biitgenbach. — 74 kil. Weismes, où se détache, à g., un embranch. inachevé allant sur St-Vith.
82 kil. Malmédy (hôt. du Cheval-Blanc), ville de 6074 hab., chef-lieu de cercle, dans un joli vallon arrosé par la Warche. Il y a aux environs beaucoup de sources d'eaux minérales qui s'exportent. — Voiture publique 2 fois par jour pour Stavelot, ville belge à 8 kil. : v. Belgique et Hollande, par Beedeker.